ticularité comme peu naturelle
(3) EvangeL Thomœ , c. 6. seq.; (5) Voyex les preuves (p. ex. Hieros.
'dans Thilo, p f 988 seq.; et Evang, in* Taamth67 # 4) cUusWesteinetLiçlitfaot
sur ce passage.
CINQUIÈME CQÀP1TBE. $ XXXIX. 3}{»
tion , qe semble , fait tomber F admiration des docteurs s non pas sur les demandes , mais sur les réponses de Jésus * ahra- xpiaeiç. C'était là , en effet, que Jésus pouvait le mieux se montrer élève intelligent; cependant, Tholuck remarque avec raison , au sujet des demandes mêmes , <jue ce ne serait pas l'unique exemple où un élève d'un esprit indépendant * qui était âgé de douze ans , mais dont le développement égalait celui d'un enfant de quinze , aurait donné à songer à son maître. Et avec l'étroitesse et la superstition de plusieurs idées rabbiniques , on comprend facilement > ainsi que Hése le fait observer, que le sens droit de l'enfant ait, par de libres questions , mis les docteurs dans un embarras mêlé d'étoiH nement. Ce qui pourrait paraître plus difficile à admettre * c'est que le jeune Jésus ait été assis au milieu des maîtres, h (*i<7fe> tcov ^i&araàXtov ; car ce qui convenait à un élève, saint Paul nous l'apprend (A. Ap. 22, 3), c'était de s'in^ struire aux pieds des rabbins, rcapà toùç 7co£a$; ceux-ci étaient placés sur des sièges, les élèves étaient assis par terre (1), mais ils ne prenaient pas place au milieu des maîtres. A la vérité , on croit pouvoir expliquer l'expressioit au milieu, év piaco, tantôt en disant qu'elle signifie seukment , être assis entre les maîtres , qui étaient placés dans leurs chaires , et au milieu desquels Jésus était assis pat terre avec d'autres élèves (2), tantôt en disant qu'elle signifie en compagnie des maîtres , c'est-à-dire dans la synagogue (3). Mais , d'après le sens des mots , être assis au mi* lieu de gens , jcaÔéÇeffÔai ev [jâccù tivûv , paraît désigner * sinon, comme Scbœttgen le croit, in majorent Jesu glo* riam (4) , une place d'honneur , au moins une situation égale à celle qu'occupent les autres (5). Or, que l'on trouvé vraisemblable ou non, avec Tholuck, que les docteurs jiiifs
(1) Lightfoot, Ifone, p. 741. (4) ffone, 2, p. 886.
(a) Paulus, exeg. Handb., 1, a,S. (5) De Wettc, exeg, Bandb. 1, a*
(3) KuiimbI, h c, p. $53.
3l6 PREMIÈRE SECTION.
aient fait asseoir auprès d'eux l'enfant remarquable , on aurait ici , au plus , une expression exagérée , employée par le narrateur, laquelle ne prouverait rien contre la vérité intrinsèque de son récit.
- Ici le narrateur place le reproche que la mère de Jésus adressa à son fils retrouvé, en lui demandant pourquoi il n'a pas épargné à ses parents les mortelles inquiétudes de cette recherche ; à quoi il répond ( et cette réponse est , à vrai dire , le but de toute l'histoire) qu'ils auraient pu savoir qu'il ne fallait le chercher nulle part ailleurs que dans la maison de son père, dans le Temple ( V. 48, seq. ). Cette désignation de Dieu comme père , tou iraxpo; , pourrait être prise d'une mAiière indéterminée , et signifier que Dieu est le père de tous les hommes, et par conséquent le sien ; mais on ne peut l'entendre ainsi, car le mot de moi, [/.ou, empêche cette interprétation, puisqu'en ce sens on devrait attendre de nous , tq^wv , comme dans Matthieu , 6 ,9 ; et ce qui l'empêche surtout , c'est que les parents de Jésus ne comprennent pas ce discours (V. 5o) ; circonstance qui indique positivement que cette expression doit avoir un sens particulier. Or, ce sens ne peut être ici que le mystère de la messianité de Jésus, qui, en qualité de Messie, était fils de Dieu , uloç 0eoûf , dans une acception spéciale. Mais Jésus a-t-il commencé à avoir , dès sa douzième année , la conscience de sa qualité messianique ? Cela pourrait paraître douteux de notre point de vue, à nous qui, ayant démontré le caractère purement mythique de la naissance et de l'enfance , avons retranché toutes les causes externes, tant naturelles que surnaturelles, capables d'éveiller cette conscience dans l'enfant Jésus. On dira qu'une vocation particulière , comme , par exemple , celle d'un poète ou d'un artiste , dépendant uniquement de dispositions internes qui se font sentir de bonne heure, peut se manifester très précocement ; mais qu'une vocation qui s'applique aux affaires du monde , et dans laquelle la réa-
CINQUIÈME CHAPITRE* § XXXIX. 3l7
lité actuelle joue le rôle essentiel, telle qu'est, par exemple, la vocation de l'homme d'État, du général, du réformateur religieux , et , par conséquent , aussi de Messie , peut difficilement s'être jamais fait sentir de si bonne heure chez l'homme même le plus heureusement né ; car elle exige la connaissance des circonstances contemporaines , connaissance qu'une observation prolongée et une expérience mûrie sont seules en état de donner. Cependant il faut ici faire une distinction: autre est la conscience de la vocation, conscience qui en embrasse, dans une claire réflexion, toutes les conditions, et qui ne peut être, en effet, que le fruit d'un âge plus avancé ; autre est le simple pressentiment immédiat qui dévoile ; par des signes caractéristiques , quelquefois de très bonne heure , le germe essentiel de la vocation future et la force qui un jour le développera. Or, ce que l'enfant Jésus nous fait entendre ici , n'est pas autre chose que ce simple prélude de l'âme ; encore loin de tout rapport plus précis avec la religion mosaïque , avec les prophètes , avec la hiérarchie, avec les sectes, avec les païens, etc. , le sentiment intime qu'il a Dieu pour père , et qu'il est avec lui dans une communication intérieure d'esprit et de cœur , est le germe le plus naturel d'où , plus tard et avec plus de développement , devait sortir , en Jésus , la conscience de sa position messianique (1).
Il est dit, immédiatement après (Y. ôo), des parents de Jésus, qu'ils ne comprirent pas cette expression. Dans toute autre manière que la nôtre de concevoir l'histoire des premières années de Jésus, cela doit paraître fort surprenant, car Fange annonciateur avait appris à Marie (Luc, 1, 3a, 35) que son fils serait appelé , au sens propre , fils de Dieu , utoç. 0eoij; et cette annonciation d'une part, de l'autre l'accueil brillant que l'enfant avait reçu lors de sa première présentation dans le Temple, pouvaient leur indiquer qu'il aurait quelque relation spéciale avec ce lieu sacré, Les parents de
(1) Compares fletnder, L. J, Cb,, $, 37 f.
3l8 P1EMIÂRB SECTÏOtf.
Jésus, OH du moins Marie , de laquelle il est dit , k diverses reprises, qu'elle avait conservé soigneusement dans son cœur les communications surnaturelles relatives k son fils, ne devait pasétreembarrasséeunseulmoment par le langage qu'il tenait alors. Mais aussi, dès la première présentation dans le Temple, l'évangéliste rapporte , V. 33 , que les parents de Jésus avaient été surpris du discours de Siméon , par conséquent qu'ils ne l'avaient pas bien compris. Et quand l'évangéliste consigné le témoignage de cette surprise, ce n'est pas à propos du passage du discours de Siméon, où il est dit que leur enfant Bera une cause non seulement d'élévation, etç âvaarao-iv, mais encore de chute, g£ç ittwsiv, et qu'un glaive, fo|/.<pata, perceja le cœur de sa mère ; rien ne leur ayant encore été révélé sur cette partie de la vocation et de la destinée de Jésus, il aurait été naturel qu'ils s'en étonnassent; mais c'est k propos des expressions de la joie du vieillard apercevant le Sauveur, qui servira k la glorification d'Israël et k l'illumination des gentils, 8ftvn. Siméon ne fait ses dernières révélations qu'après la surprise témoignée par les parents. Et, de nouveau, remarquons que leur surprise ne porte pas, non plus, sur les relations que Siméon annonce entre Jésus et les païens ; en effet, elle aurait été mal placée, car les relations du Messie avec les païens se trouvent déjà dans l'Ancien Testament. Il ne reste donc plus, comme cause de leur surprise , que la révélation, faite par Siméon, du caractère messianique de l'enfant ; or , cette qualité de Messie leur avait été annoncée depuis longtemps par des anges, et elle avait été reconnue par Marie dans son cantique. Donc, s'il est incompréhensible plus haut que le langage de Siméon les ait étonnés, il ne l'est pas moins ici, dans un passage qui suppose historiques les récits antécédents, que les paroles de Jésus neleur soient pas intelligibles, et nous devons dire : s'il s'était passé précédemment des événements aussi extraordinaires que ceux qui sont rapportés par Luc luimême, les parents de 3 ésus auraient compris les paroles deleur fils; or, ils ne les ont pas comprises, donc ces événements n'ont
CINQUIÈME CHAP1TM. § XXXIX. 3ig
pas eu lien. De notre point de vue, on conçoit «ans peine que lesparentsn'aientpas entendu le sens de l'expression employée par leur fils , puisque la réponse qu'il leur fit était la première manifestation précise de sa nature supérieure. Mais on ne doit pas moins se demander si le témoignage de la surprise des parents est un trait véritablement historique, ou s'il n'a été ajouté par le narrateur évangélique que dans l'intérêt de éon récitmerveilleux ; car c'est le propre de pareils récits d'en laisser les personnages dans une continuelle disposition à l'étennement, de telle sorte qu'ils expriment leur surprise et déclarent ne pas comprendre non seulement à la première apparition de la merveille, mais encore à la seconde, k là troisième, k la dixième, tandis qu'ils devraient y être familiarisés depuig long-temps ; et naturellement cette impossibilité prolongée de comprendre a pour but de donner d'autant plus de grandeur k la communication divine. Plus loin, nous avons encore à faire une observation semblable ; sans doute on croira facilement que la mère de Jésus ait gravé dans son esprit la scène du Temple , et que, le corps de l'enfant croissant heureusement, la croissance de son esprit n'ait été pas moins prospère; c'est, en effet, ce que portent deux remarques finales de l'évangéliste, l'une où il est dit que la mère de Jésus renferma 4ans son cœur toutes ces paroles, V. 5i , et l'autre où il est dit que l'enfant continua k croître en âge et en sagesse, V. 02. Malgré l'apparence naturelle de ces remarques, on peut se demander si elles sont, chçz Févangéliste, le fruit de ses renseignements historiques et de ses réflexions , ou plutôt si elles n'ont pas été formées sur. le type de la légende héroïque des Hébreux, type auquel ces formules de conclusion et de transition appartenaient comme nous l'avons vu plus haut ( i ).
(i) Voyez plus haut, p. 1 3g et p. 298. Luc a, 5a : Kotc Iyjo-oÇç ttposxonxt
Comparez encore particulièrement : 1 aoqpt'at xa\ ^Xixi? , xcù xapw **pk %*jf Sam. $ a , *6 (lxx) : K*l *• iraiJqjptov xa\ àvGpwiroiç,
XotfAOVtA Inopf&txo jAiyatovofievov , xeà Comparez encore oe que Joseph**
AtUiq % 2, 9, 6, dit de la çrâce <«/#ji{ûi# de Moïse, xocpic irou&xij. ^
icyaffbi xaî prr& Kvpcov xal /ut& àvGpw
Ainsi, d'après ce qui précède, le récit de la première.apparition de Jésus dans le Temple ne contient aucun trait historiquement invraisemblable ; au plus présente-t-il quelques coups de pinceau que le narrateur y a ajoutés de son chef. Il n'est pas non plus, comme quelques uns des récits précédents , dans un rapport d'exclusion réciproque avec une autre narration. Si donc il n'est pas en contradiction avec un renseignement positivement historique dont il sera question plus tard, et dont nous ne pouvons encore nous occuper ici, il ne porte aucun signe qui le frappe d'un caractère non historique, excepté peut-être la circonstance de ne se trouver que dans un seul évangile, et de se trouver dans un chapitre ou l'introduction d'éléments non historiques a été facile, et dont les portions considérées jusqu'ici sont en réalité purement mythiques. Mais cela est trop peu précis pour compromettre le caractère de notre récit. Exempt d'indices négatifs qui y trahissent un caractère non historique , il ne peut être ébranlé, quand même on montrerait positivement un puissant intérêt dogmatique et poétique qui aurait été capable d'inspirer l'invention d'une pareille scène.
On sait en effet que, pour de grands hommes qui se sont distingués dans l'âge mûr par leur supériorité , on s'est complu à recueillir les premiers mouvements , les premiers préludes de leur intelligence, et là où l'histoire n'apprenait rien, on a imaginé des détails d'après la vraisemblance (i). On trouve, en particulier, beaucoup de preuves de cette tendance dans l'histoire et dans la légende hébraïques. Ainsi il est dit de Samuel ,.. dans l'Ancien Testament, que dès son enfance il avait eu une révélation divine et le don de la prophétie (i, Sam. , 3). Quant à Moïse, sur l'enfance duquel se tait l'Ancien Testament, la tradition postérieure que suivent Josèphe et Philon, savait raconter des témoignages frappants de son développement précoce. Si dans le
(1) Comparez Tholuck, S. 209.
récit évangélique F enfant Jésus montre une intelligence au- . dessus de son âge , Josèphe , d'après la légende , en rapporte autant de Moïse ( i ). Si Jésus s'écarte du vain tumulte de la ville mise en mouvement par la fête, et s'il trouve, dans le Temple, auprès des docteurs, l'entretien qui lui convient le mieux, de même l'enfant Moïse était attiré, non par les jeux de l'enfance, mais seulement par des occupations sérieuses, et de bonne heure il fallut lui donner des maîtres auxquels il se montra bientôt supérieur , comme Jésus âgé de douze ans (2).
D'après la constitution spéciale des hommes dans l'Orient et d'après la coutume juive, la douzième année formait un point du développement auquel on aimait à rattacher des manifestations particulières du génie qui s'éveille. Dès cet âge en effet, comme chez nous dès l'âge de quatorze ans environ , le jeune garçon était considéré comme sorti de la période de l'enfance (3). En conséquence, la tradition admit, au sujet de Moïse, qu'à l'âge de douze ans il avait quitté la maison paternelle pour devenir un organe indépendant des révélations divines (4). Samuel, pour lequel l'Ancien Tes- - tament ne précise pas à quel âge le don de prophétie lui fut communiqué , avait, suivant la tradition postérieure , pro-
(1) Josèphe, Antiq. a, 9, 6 : Il avait une intelligence au-dessus de son âge , avveutç ê\ ou xarâc tyjv ^Xtxc'av itpvero avrâ), x. t. X.
(a) Pbilo de vita Mosis, Opp. de Mangey, vol, a, p. 83 seq : Il ne se complaisait pas comme un autre enfant aux jeux, aux ris et aux bouffonneries; mais, -Taisant preuve de pudeur et de gravité , il s'appliquait à écouter et à voir ce qui devait être utile à son âme. Des maîtres de différents lieux vinrent auprès de lui; mais en peu de temps il surpassa leurs sciences, devançant renseignement par le fait de son heureuse nature» ovg oToc xofiifâ vv»i«oç iftîcTQ r»0«o*u,9?ç xai
ydwcri xa< iracôtiouç... itXk' alêS xal fftp.voryjTOc Trapatpoct'vûjv, àxov avocat x<x\ Gcap.aa'.v, a ttjv i|/vj(Y JV tfxtXktv a^pcXijcrecv, «poorct^e. Ato-aaxocXot ê'tvBvç oUXagoOcv aMpç 1 irapvîaav.... eov «v ou jxaxpca Xpovw toc; JvvafUtç vtrtpé]3aXey , evuotpea tpvvtaç yOavwv raç vynyinvtiç.
(3) Chagiga , dans Wetstein , sur ee passage : a xii anno filius censetur maturus. De même Joma f. 8a, 1. Berachoth f. a4« 1 ; au contraire Bereschith Rabba , 63 (dans Wetstein) iudique la treizième année comme année décisive.
(4) Schemoth R. dans Wetstein :
Dixit R. Chama : Moses duodenorius avulsus est a domo patris sui, etc.
3qs première section.
phétisé dès sa douzième année ( 1 ). La traditiou voulut encore que les sages jugements rendus par Salomop et par Daniel ( 1 . Reg. 3, ^3 seq. ; Suzan. , 45 seq. ) l'eussent été dès la douzième année de ces personnages (2). 11 serait bien possible que dans la première communauté chrétienne on eût fait le raisonnement suivant : Si , dans ces grands hommes de l'Ancien Testament , l'esprit qui les animait a donné des preuves d'activité dès la douzième année, il ne peut pas être demeuré caché plus long-temps dans Jésus ; et si , dès cet âge, Samuel, Daniel et Salomon se sont montrés, les deux premiers, prophètes inspirés de Dieu, et le dernier, roi sage, ce qu'ils furent plus tard, Jésus doit également s'être manifesté dès lors dans le rôle de fils de Dieu et d'instructeur de J'humanité, rôle qui lui appartint dans la suite. En effet Luc, cela est visible, n'omet aucune phase des premiers temps de la vie de Jésus sans la parer d'un éclat divin et de signes caractéristique qui annonçaient l'avenir : c'est dans ce styje qu'il traite sa naissance; c'est d'une manière au moins significative qu'il nomme la circoncision ; mais c'est surtout au sujet de la présentation dans le Temple qu'il sedonne carrière; et Ton pourrait dire qu'il a voulu entourer aussi d'ornements « convenables la dernière phase de développement que lui présentait encore la jeunesse de Jésus d'après la coutume juive (3).
(1) Josèphe, Antiq. 5, 10, 4 : Samuel, £v?£pp}vcvTov ln\ raXç yvvai$ xpfoiv
ayaut atteint douze ans , prophétisa , îvexaxiïv icœ.àtwv iitouncr<xTo AowcJjX
2*uovrikoç$t'rvt'K\-/)ptûX<o<;eTQç$àr)ê<û3i- o cro<poç ^«^exaeryjç yt'yovt learo^oç xS
xatov, irpoeyyjTCve. Otc'w wvevpaTc, xcti tovç {/.ar/jy rr,v «©-
(2) Ignat. Ep. (interpol) ad Magnes. hccv tpépovraç <n-peo£uTaç crvxo^avTocç xcti c. 5 : Mais Salomon... étant sur le trône f7rt6vp.-y)TÔrç aUorpiov xaXXovç àtrnlty^t, à l'âge de douze ans, fit ce redoutable Ce détail se trouve, à la vérité, dans tut et difficile jugement entre les femmes au récit chrétien; mais, en le comparant avec sujet des enfants... Daniel, le sage, âgé les données précédentes, on peut croire de douze ans, fut saisi de l'esprit divin, qu'il a été puisé dans une légende juive et il convainquit ces vieillards syco- plus ancienne.
pliantes qui convoitaient la beauté (3) C'est ainsi que s'exprime Kaiser,
d'une femme et portaient en vain des bibl. Tlieol., 1, a34> Gabier laisse tub-
cheveux blancs, ZoXopuv &-.. dWcxotf- sister plus d'histoire dans n. tlieol.
trjç 'Saai).cvaa$, t}jv yoGtpkv Ixct'yyp xotc ' Journal, 3, i , S. 39.
CINQUIEME GHAPIT1E* $ XL. 3tô
D'un autre cèté cependant , bien que la légejidç ou la poésie ait souvent orné la jeunesse des grands hommes da semblables preuves d'un esprit précoce, il n'en est pas moins vrai qu'en certains cas ces preuves ont été réellement données ; car naturellement un bomme de génie se développe plus tôt qu'un bomme ordinaire. Les exemples pris <fcps l'^istoir^ de la jeunesse de nos grands esprits , poëtes , généraux savants, sont connus (1). Et presque dans le même temps et fUus le même lieu , on trouve un exemple de cette précocité, qui est très semblable au récit évangélique, et qui, appartenant à la vie de Josèpbe , bomme d'un talent assez infèrieip (2), sert, à l'égard de Jésus, d'argijment à nfinori ad ma ju$. La constitution morale et la position intellectuelle de Jésus ont été telles dans son âge vira, que l'on peut soutenir avec raison qu'elles furent le résultat, non d'une explosion tardive et soudaine , mais d'un développement successif et constant ; or, dans le cours d'une pareille vie, notre récit s'encadre si convenablement , que la critique n'a pas le droit d'en contester la valeur historique.