LXXIII
Des rlouzc considérés un i'i un. Des trois ou quatre disciples qui étaient le plus dans la familiarité de Jésus.
Nous avons dans le Nouveau Testament quatre listes des apôtres, une dans chacun des trois synoptiques, et la quatrième dans l'histoire des Apôtres (Matth., 10, 1-k; Marc, 3, 16-19; l.uc, 6, 1M6; Act. Ap., 1, 13). Chacune de ces quatre listes peut se partager en trois quaternaires : dans chacun de ces quaternaires, le premier membre est le même ; dans le dernier quaternaire, le dernier membre est
aussi le même, excepté pour la liste des Actes des Apôtres (1, 13), où ce quatrième membre manc|ue; mais les autres membres, dans l'intérieur de ces mêmes quaternaires, sont rangés différemment, et même dans le dernier quaternaire il se trouve une différence de nom ou de personne.
En tête du premier quaternaire et de la liste entière se trouve parloutSimon Pierre, fils de Jonas (^îatth., 16, 17"), de Bethsaida d'après le quatrième évangile (1, 45), établi à Capharnaiim d'après les synoptiques (lMatlh.,8, 14 et passages parallèles) (1). Dans la liste du premier évangile, Simon Pierre est porté avec l'addition de premier, TcôiTo;. Il faut reconnaître, dans les interprètes protestants, un écbo de la vieille polémique, quand on les entend attribuer cette position soit à un simple hasard, ce que contredit la concordance des quatre listes qui ne s'accordent plus pour ranger les autres, soit à la priorité de la vocation de Pierre (2), ce qui, d'après le quatrième évangile, ne serait même pas vrai. Pour avoir été ainsi placé généralement en tête des autres, Pierre a dû avoir une certaine prééminence parmi les douze, et c'est aussi ce qui se manifeste par le rôle qu'il joue dans l'histoire évangélique. D'un naturel plein de feu, il précède partout les autres, aussi bien quand il faut parler (Matth., 15, 15, 16j 16, 22; 17, II; 18, 21; 26, 33; Joh., 6, 68) que quand il faut agir (Matlh., ili, 28; 26, 58; Joh., 18, 16); et, quoiqu'il arrive non rarement qu'il parle et qu'il agisse à tort, et que le courage qu'il montre disparaisse avec rapidité, comme on le voit par son reniement, cependant il est, d'après la narration synoptique, le premier qui confesse avec décision la messianité de Jésus (Matth., 16, 16 et parallèles). Des louanges et des
(1) Si la ville d' André eL de Pierre, domiciliés, il y a une contradiction entre
rt 7:0/!; Av^oe'ou /.x; IIetoo-j, dans Joli., Jean et les synoptiques. 1 iô, signifie la même chose que la (2) Pour ces deux choses, comparez
'Ville propre , ■^ c^t'a ttoÀi;, dans Matth., Fritzsche, in Mattlu, p. 358, 9, 1, c'est-à-dire le lieu où ils étaient
ChNyUlÉME CHAPllUE. § LXXllI. 597
prérogatives qui lui furent accordées dans cette occasion, il ne lui reste en propre que celle qu'exprime son surnom; la qualification pour lier et délier, ^étiv et l-Jciv, c'est-à-dire de défendre et de permettre (1) dans le royaume messianique nouvellement fondé, est bientôt après (18, 18) élendue à tous les apôtres. Celle prééminence de Pierre entre les anciens apôtres se manifeste, comme on sait, d'une manière encore plus positive dans les Actes et dans les Lettres de Paul.
Dans la liste du premier et du troisième évangile, Pierre est suivi de son frère André; dans celles du second évangile et des Actes des Apôtres, de Jacques, et, après Jacques, de Jean. Le premier et le troisième évangile sont évidemment guidés par l'idée de réunir les couples de frères; le second évangile et les Actes des Apôtres, par l'idée de faire passer les deux apôtres qui après Pierre furent les plus distingués, avant André, qui était moins remarquable, et qu'en conséquence ils placent le dernier du premier quaternaire. Nous avons déjà examiné comment ces quatre personnages ont été, dans la légende chrétienne, l'objet d'un récit particulier de vocation. Ils sont ailleurs encore présentés, dans Marc, tous les quatre ensemble: d'abord 1, 29, oii Jésus, accompagné des deux fils de Zébédée, entre dans la maison de Pierre et d'André; mais comme les autres narrateurs ne parlent ici que de Pierre, il se pourrait que ce fût une addition du fait de Marc, qui a pensé que les quatre pêcheurs appelés peu auparavant par Jésus l'y auront accompagné, et qu'André possédait la maison en commun avec son frère Pierre, ce qui pourrait être vrai (2). Les quatre sont encore une fois ensemble dans Marc, 13, 3^ oii Jésus leur prédit eu particulier, xaT' i^iav, la destruction du Temple et sa venue. Mais les passages parallèles des autres évangiles ne disent
(1) Comparez Ligli'.fo.): sur c« pas- (2) Compare/. Saunier, Ueber die
âge. OaeUcn des Markus, S. 55 f.
598 DELXlÈMli SECTION.
rien de pareil; et, quand nous lisons dans ^lallhleu (2/i, 2>j: Les disciples s'approchèrent de Un en particulier, zfocr./.Oov aÙTco oï u.y.br-yl /.y-' ùiiav, nous vojons dès lors que Marc n'est arrivé que par une erreur à ra])porler ce qui vient d'être dit. L'expression, en particulier, y.y-' i(^iy.v, qu'il trouva, dans le récit mis en œuvre par lui, employée à séparer du peuple les douze, lui parut une formule d'introdiK.'lion, comme il s'en rencontre ailleurs (Mallh., 17, 1; Marc, 9, 2), à une conférence privée de Jésus avec Pierre, Jacques et Jean, aux(juels il joiiinit André à cause de la fraternité, ce semble. Au contraire, Luc (5, 10), dans le récit de la pèche miraculeuse et de la vocation, ometiVodré, que nomment les deux autres;, il l'omet, parce qu'André ne figure pas ordinairement dans le comité plus étroit pris parmi les douze; car, outre les mentions déjà rapportées, il n'est plus question de lui que chez Jean (6, 9; 12, 22), et sans importance particulière.
Les deux Hls de Zébédée sont les seuls qui figurent avec distinction à côté de Pierre; ils font preuve, comme lui, d'un zèle plein de feu; mais ce zèle a aussi besoin d'être modéré (Luc, 9, 5/i ; Jean est aussi nommé seul une fois dans JMarc, 9, 38, et Luc, 9, 49). C'est cette disposition qui leur valut sans doute de la part de Jésus le surnom de fils du tonnerre, 'Cii 'J3, uïol [icovT^; (Marc, 3, 17) (1); et ils occujiaient un rang si éle\é paimi les douze, qu'ils demandèrent (Marc, 10, 35 et seq.), ou que leur mère demanda pour eux (Matth., 20, 20 et seq.) les premières places dans le royaume de Jésus. Il est remarquable que, non seulement dans les quatre listes, mais encore partout où les deux frères sont nommés ensemble (comme dans Matthieu,/!. 21; 17, 1; Marc, 1,19, 29; 5, 37; 9, 2; 10,35; 13, 3; ik, 33; Luc, 5, 10; 9, 56, à l'e^.ception de Luc, 8, 51; 9, 28), Jacques est toujours nommé !e premier, et
(1] Comparer Dt \N elle sur ce j^as'a^'c.
ClNvUJlÈME CilAPMRt:. § LXXIII. 599
les ovangélistcs paraissent lui adjoindre volontiers Jean ïous le titre de son frère, 6 à^ô>v<po!; aù-roû. Cela ne peut indiquer une prééminente de Jacques sur Jean, puisqu'on ne sait rien de particulier sur Jacques, tandis que Jean est reconnu comme l'apôtre favori de Jésus. En conséquence, on explique ordinairement celte position en admettant que Jacques était peut-ôtre l'aîné (1). Mais cela même nous conduit à une différence entre les trois premiers évangiles et le quatrième, laquelle mérite d'être examinée de plus près.
Dans les synoptiques, Pierre, Jacques et Jean forment, parmi les douze, un cercle plus étroit, que Jésus appelle ù certaines scènes que les autres ne paraissaient pas capables de concevoir convenablement, telles que la transtiguration sur la montagne, l'angoisse de Gethsemane, et d'après Marc (5, o7) la résurrection de la fille de Jairus (2).
Dans le quatrième évangile nous ne trouvons rien d'un pareil triumvirat. Jacques n'y est même pas nommé : seulement, dans l'appendice (21, 2), les fils de Zébédée, oî to'j Zsêe^ato'j, sont mentionnés une fois ensemble. Tandis que plusieurs histoires de vocations sont racontées, et vraisemblablement celle de Jean aussi, il n'est pas question de Jacques, et nulle part un discours ne lui est attribué comme il en est attribué à plusieurs autres apôtres. Quant à Pierre, ses avantages, le surnom honorable que Jésus lui donna (1, 43), sa confession pleine de foi f6, 68 seq.), sont aussi peu omis dans le quatrième évangile, que ses faiblesses ne le sont dans les synoptiques, ainsi que les reproches qu'elles lui attirent de la part de Jésus (par exemple, 1(), 23); et dans les récits de la visite de Pierre et de Jean au tombeau de
(1) P.\r exnnpîo l'aul-is , Exeget. non ai)|iclce , et lîéffiidaiU la piiblica- Haiitlh., 1, ]), S. 556. tioii <ic l'évcueiticul, l'cvanijéliste vit ici
(2) Cela est encore , sans aucun nnc de ces mcjics socrctcs auxquelles doute, le résultat d'une simple routlu- Jésus i.'adraettail ordinairement o'ie ces sien de J.Sare. Jésus écartant la fmde trois disciples.
Jésus (20, 3 scq.), et de l'apparition de Jésus ressuscité sur les bords du lac de Galilée (21), loin de voir une prééminence d'un apôtre sur l'autre, on ne remarque qu'une égale appréciation de leurs mérites respectifs. En effet, dans le premier cas, «i Jean arrive au tombeau et est convaincu avant Pierre, Pierre, au contraire, avant Jean, ose descendre dans le tombeau. Dans le second cas, si c'est aussi Jean qui est le premier à reconnaître Jésus, c'est Pierre qui, pour arriver auprès de lui par la voie la plus courte, se jette dans le lac (1). Mais, dans quelques récits du quatrième évangile, une prééminence de Jean sur Pierre n'est pas méconnaissable. C'est Jean, d'après le quatrième évangile seul, qui, étant connu du grand-prétre, y^ioa-oq tw d^yi^otl, procure à Pierre la facilité d'entrer dans le palais lors de l'interrogatoire de Jésus (18, 15 scq.j, avantage qui n'est qu'extérieur, et qui ne suppose pas des relations plus intimes avec Jésus; de leur côté, les synoptiques attribuent à Pierre Feulement, et non à Jean aussi, le zèle qui l'excitait à suivre le maître captif. De même encore , le quatrième évangile place Jean sous la croix de Jésus; chez les synoptiques, au('un des apôtres n'y paraît. A ce moment, le quatrième évangile établit, entre Jean et la mère de Jésus, une relation dont les autres ne disent rien '19, 26 seq.Jj enfin, lors du dernier repas, Pierre est obligé, suivant le quatrième évangile, de prendre l'intermédiaire de Jean couché dans le sein de Jésus, èv tw /.oa-w toO ir.ooCf, pour savoir quel est le traître (2).
Tout cela est d'accord avec la désignation spéciale qui est généralement appliquée à Jean, dans l'évangile dénommé d'après lui, à savoir : le disciple bien-aimé, le disciple
(1) Compaicz à ce sujet J. îMuller, men clii premier Vdlumo de la seconde Theol. Stitùien u. KiUiktn, 1836, 3; édition du Coin?nentaue de Lucke sur Theile, 7.iir Diogr. J., S. 107 ff.; Tlio- Jean, dans Lit. Bl. z:ir a//g. Kirclienluck, GlaubwiirJigkeit , S. 295 ff. zeitung , Febr., 1834 , n" 18, S. 137 f. .
(2) Comparez Pauliis , dan? ïcn csa- et L. J., l,a, S. 167 f.
CINQUIÈME CHAPITRE. § LXXllI. 601
chéri de Jésus, ô iJ.y.(}r~h(; ov -nyy-y. ou ioilzi ô ir.GoO; (13, 23; 19, 26; 20, 2. 21, 7. 20). Cette désignation et la désignr.tion encore plus indécise, Vautre, 6 aÀAo;, ou un autre disciple, allô; im'htTr,; (10, 15 seq.; 20, 3. II. 8), laquelle, ainsi qu'on le voit par 20, 2 seq. , se rapporte à la même personne que la première, appartiennent-elles à l'apôtre Jean? C'est ce qu'on ne peut prouver, il est vrai, d'une manière convaincante, par le quatrième évangile, soit examiné intrinsèquement, soit comparé aux autres; car, d'un côté, cette désignation, nulle part, ne prend la place du nom de l'apôtre; et, de l'autre côté, dans le quatrième évangile, il n'est rien raconté du disciple favori qui soit attribué à Jean dans les trois synoptiques; car, de ce que les fils de Zébédée, ov toù Tjtoz^y.ivj, sont cités, 21, 2, parmi les assistants, il ne s'ensuit pas que le disciple bienaimé de Jésus, [7.aOv]-r,; ov -/iyaTTa ô î'/i^ou;, mentionné plus bas, verset 7, soit Jean nécessairement; ce pourrait être aussi bien Jacques ou un des deux autres disciples, yXXv. iy, twv lj.ccbr,-ôiv ^'Jo, mentionnés verset 2. Cependant c'est avec raison, ce semble, que la tradition de l'Église a reconnu de tout temps que le disciple ainsi désigné était Jean ; car, dans la localité grecque où naquit le quatrième évangile, aucun autre des apôtres qui y sont nommés ne pouvait être assez connu pour que cette désignation suffit, excepté Jean, dont le séjour à Éphèse ne saurait guère être rayé comme une vaine légende.
Une question qui peut paraître plus douteuse, c'est de savoir si, par ces formules, l'auteur se désigne lui-même, et par conséquent se donne pour l'apôtre Jean. Dans la conclusion du vingt et unième chapitre, il est dit, il est vrai , verset 24, que le disciple bien-aimé fut témoin de ces choses et les écrivit, y.açT-jçwv -sol to'jtojv /.al yca^La; ~cf.\j-y. ; mais on peut considérer comme reconnu que cela est une addition d'une main étrangère. Dans le contexte authentique de l'é-
aO'l DEUXIÈME SECTION.
vangiie(19, o5), l'auteur dit en parlant du résultat du coup de lance porté à Jésus sur la croix : Celui qui le vit l'a témoigné, o dojcax.ôj; asy.aiTJy/y.s • il ne peut être question ici que du disciple bicn-aimé, puisque, parmi les apôtres, qui étaient les seuls dont le témoignage put être in\oqué ici convenablement, il n'y a que lui que l'on suppose avoir été présent au pied de la croix. La troisième personne dont l'auteur se sert n'erapéche pas, non plus, de croire qu'il se soit désigné lui-même par là; c'est plutôt le prétérit qui pourrait susciter des doutes, et faire penser que l'auteur invoque le témoignage de Jean, personne différente de lui, mais que d'après le mot il sait, oîocv, on supposerait vivant encore (1). Cependant cette manière de s'exprimer se comprend, même si l'on suppose que l'auteur parlait de lui (2), et en disant nous avons vu, i^iy.c'hj.zhy., nous avons pris, èXaêoy.sv (1, l/j. 16), l'auteur paraît se donner comme témoin oculaire de l'histoire qu'il raconte.
iNIaintenant, l'auteur du quatrième évangile, qui vraisemblablement veut faire entendre quil est l'apôtre Jean, est-il réellement cet apôtre? C'est une autre question sur laquelle, au reste, nous ne pouvons nous prononcer ici que dans la mesure de ce que nous avons étudié jusqu'à présent. Or, si révangéiiste, en rapportant les relations de Jésus avec Jean-Baptiste, y a mêlé des traits non historiques; si nous avons trouvé, dans les dialogues de Jésus a\ecses premiers disciples et la Samaritaine, quelque chose d'écourté ou un coloris qui appartient à l'auteur, non à Jésus, tout cela peut s'expliquer par la manière de l'apôtre de tout concevoir plutôt a\ec l'intimité du cœur qu'avec la précision rigoureuse de la réllexion et de l'entendement, et par le changement qui s'onéra en lui durant le long temps
(1) V.i)(/. Puiiliis , (l.iii. V£x«.nea S. 138. Comj.arez De VVeîlc sur te pai- <les Prohaùdia tic Brettclmcider. tiao* sage. H*idell.erge, iahrbùnherH, 1821, R" 9, («) Lakf, t. c . S. ÇCi.
LINtjHÈMli CHAI'llliE. § L\XI1I. OOo
écoulé depuis sa jeunesse jusqu'à sa vieillesse, occupe qu'il était à remuer dans son ûme les souvenirs qui v étaient restés. La prééminence que Jean a, dans cet évangile, à quelques égards, sur Pierre, peut avoir été réelle, seulement avoir disparu de la tradition synoptique. Les autres évangélistes rapportent que Jacques, frère de Jean, l'ut préféré par Jésus; dans le quatrième évangile, il n'est pas question de cette préférence : or Jean aurait-il manqué à rendre justice à son propre frère? C'est une difficulté réelle et qui ne peut se lever avec autant de fiicililé qu'on le croit ordinairement. Dira-t-on, pour sortir d'embarras, qu'il faut sacrifier le récit des synoptiques au récit de Jean? il semble, au premier abord, qu'on peut, en faveur de cetle opinion, présenter l'argument suivant : Comme, après la mort et la résurrection de Jésus, un Jacques, un Pierre, un Jean, furent les colonnes^ c-t-jaoi, de la communauté (Gai., '2, 9) (1), la légende supposa que ces trois personnages avaient été, dès le vivant de Jésus, dans une position particulièrement honorable, bien qu'en réalité Pierre et Jean seuls en eussent joui. Mais cet argument est loin d'êlre concluant. Le Jacques qui se distingua dans la première église de Jérusalem fut, non le fils de Zébédée mis à mort de bonne heure f Act. Ap., 1^, 2), mais le frère du Seigneur (Gai,, 1, 19), qui eut lu prépondérance dans le premier concile des apôtres; le frère de Jean se {rou^T donc, dès le commencement, placé en arrière de ce frère du Seigneur et de Pierre, et il ne reste plus aucun motif qui eût pu déterminer la légende à glorifier ce Jacques, à moins qu'on ne veuille dire que la légende voulût seulement un troisième personnage pour jdacer auprès du Messie, comme jadis auprès de Moïse (2Mos,, 2/j, 1. 9), trois compagnons (idèles; analogies
(1) Daus la ])Ius ain-icnue Kfjliso on ])oiir être Crausiniïe iriv^téi'icuseiuçnt. croyait que Jésus avait «•ouiiiiiiuiquc a A'oyci daui Cicscler, K4 Ci d, S. 234- CCS trois persouaages la Gnae , y/ùjj::,
60/i DEUXIÈME SECIIUN.
dont cependant on ne peut pas se servir, attendu que !c groupe des trois compagnons autour de Moïse est bien moins constant que celui des trois disciples autour de Jésus, Puisque donc le récit des trois synoptiques doit subsister, la divergence frappante que celui de Jean présente en cela , sans être une preuve décisive contre l'authenticité de cet évangile, doit cependant ôlre remarquée comme un point qui mérite d'entrer en considération dans la question de cette authenticité.