CHAPITRE Vin S
deor eut promulgaè, du haut de la chaire, les décrets du Concile, il prononça «n magnifique discours sur l'Église, son organisation et son autorité, et il termina par les acclamations accoatumées à N. S. P. le Pape, à l'Évêque, au Clei^é du Diocèse, à la ville de Montpellier et à la France, fille aînée de ■ l'Eglise. L'orateur fut plus heureusement inspiré que jamais dans cette éloc[uente improvisation; et l'on vît le cœur de tous les assistants, prêtres et fidèles, vibrer et rester ému sous l'influence de cette parole chaleureuse.
L'année suivante, un autre Synode fut célébré pour la publication de nouveaux Statuts diocésains. Le changement des temps et des circonstances exigeait que les anciens règlements disciplinaires fassent modifiés en certaines de leurs dispositions et plus étendus dans quelques-uns de leurs points ' . Le droit de ces modifications et de ces développements appartenait exclusivement à l'Évêque. Mais M*' Thibault, dans sa condescendance paternelle, avait voulu soumettre à l'examen des Conférences les Ordonnances nouvelles qui devaient fixer désormais la discipUne ecclésiastique du Diocèse. Chaque Conférence avait choisi, parmi les Desservants, les Aumôniers et même
' « InSynodo legantur StatutaSynodalia, qiiœ pro ten opportunitate et ratione vel augeantur, vel minuantur, vel i tentur, pfout Prœsuli vrdebitor. « ( Décréta Conc. Aven., U
su l'abbé MARTIN
les Vicaires, an délégué spécial pour la représenter aa Synode.
Cette nonvelle réunion se tint le 31 août et le 1" septembre 1852*. Plus de cent trente Prêtres étaient présents. La discussion fut longue. Monseigneur rÉvêque désira connaître l'avis de chacun; il accueillit tontes les observations et modifia quelques articles du projet primitif. On eût dit que, dans sa pensée, la loi qu'il allait proposer à ses Prêtres, en vertu de son autorité, devait être déjà acceptée par eux avant sa promulgation et trouver dans-leur acquiescement volontaire la sanction la plus efficace. Aussi, à la clôture du Synode, le Clergé, comprenant que c'était un devoir pour lui de témoigner au Prélat sa reconnîiissance, confla-t-il encore à l'abbé Martin la mission de parler au nom de tous. Quelques instants suffirent pour la préparation de sa harangue ; il n'eut qu'à s'inspirer de l'esprit sacerdotal qui l'animait. Dès que le chant du Te Deum eut cessé, l'abbé Martin prit la parole en ces termes :
« Je suis l'interprète d'un sentiment unanime ici, en vous remerciant d'avoir convoqué et tenu ce Sy-
ciens Statuts avaient perdu leur autorité;
orique du Synode diocésain célébré par Mf Thibault, intpellier, les 31 août et j<^ septembre 1852.