CHAPITRE Vm
Le Chapitre de la Cathédrale voulut présider à ses funérailles, pour honorer dans le curé de Sain1>-Denis la mémoire de l'ancien chanoine titulaire et vicaire général. Plus de deux cents prêtres de Montpellier et du diocèse, le personnel des diverses Œuvres religieuses et charitables de la ville, les Petites Sœurs des pauvres et leurs vieillards, les orphelines, les élèves et les Sœurs de la Providence, les Frères de la doctrine chrétienne, les Pénitents bleus , les Congrégations de la paroisse, les Dames de l'Œuvre de la Compassion, la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, l'Académie des sciences et lettres, les membres de la Cour, du Barreau, de la Faculté de médecine, de la Faculté des sciences et de la Faculté des lettres, accompagnèrent l'illustre défunt jusqu'à sa dernière demeure.
Le deuil fiit conduit par M. le général de division Maissiat; M. Gamier, préfet de l'Hérault; M. J. Pagézy, député et maire de Montpellier, et M. Galles, procureur général *.
* On lisait dans le Messager du Midi, samedi 9 mai 1868 : « Les obsèques de M. le Curé de Saint-Denis ont. eu lieu avec une grande solennité, au milieu d'une foule respectueusement empressée, dont Tattitude exprimait éloquemment combien est ressentie par notre population la perte douloureuse qu'elle vient défaire. ....
» Après avoir parcouru les principales rues de la paroisse, le cortège a suivi la ligne des boulevards ; et, après une station à la Cathédrale, où l'absoute a été faite par M. de Chauliac, vicaire général, il s*est dirigé vers le cimetière Saint-Lazare, dans
La présence de ces hommes d'élite, marchant à la tête de toutes les notabilités Montpelliéraines, autour du cercueil d'un simple prêtre, ne s'explique pas seulement par son titre de Curé d'une des principales paroisses de la ville et du diocèse : la douceur de Tabbé Martin, l'urbanité de ses habitudes, la modération de son esprit, la distinction de ses manières, et plus encore son exquise charité, lui avaient mérité dans tous les temps les sympathies des premiers représentants des autorités militaires, civiles et judi-
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Aussi un Magistrat éminent, admis aujourd'hui au conseil de S. M. l'Empereur, et dont la sage administration a laissé à Montpellier des souvenirs ineflFaçables, M. J. Piétri, préfet de Police, nous écrivait-il quelques jours après sa mort :
c< Paris, le 14 mai 1868.
» Monsieur et cher Abbé , » C'est une grande perte pour l'Hérault, et j'allais
la chapelle duquel M. Tabbé Vinas, doyen des curés de Montpellier, a fait une dernière absoute ; le corps a été enfin déposé dans un caveau provisoire.» — Voir la relation complète des obsèques et de l'inhumation de Tabbé Martin, dans le « registre des délibérations du Conseil de fabrique de la paroisse Saint- Denis, commencé le 11 avril 1847. »
* La Cour impériale de Montpellier suspendit ses séances le jour des funérailles de Pabbé Martin.