CHAPITRE PREMIER
ConsidércUions générales. — Vie de l*abb6 Martin au Séminaire. — Témoignages de ses condisciples. —Lettre de M. Simon, son professeur. — Ses relations d'amitié avec l'abbé Vinas. — Ses vacances. ~ Son amour pour l'étude. — Son premier seocnon. — Sa modestie. — Le jeune diacre proche à Saint-Ëiienne d'Agde. ~ Il est nommé vicaire de cette paroisse.
La vie de Tabbé Martin a été consacrée à Pamour et à la défense de TEglise : c'est sous ce point de vue que nous Pavons considérée dans notre travail, et pour cette raison que nous en avons fait hommage à tous ceux qui étaient ses frères dans la hiérarchie sacrée et ses coopérateurs dans ce diocèse « si beau, si catholique, si dévoué à Rome » , comme il se plaisait à le dire. U était heureux de pouvoir invoquer en notre faveur les témoignages des prélats les plus
distingués de TÉglise de France. Il répétait souvent que M^' Pavy, évêque d'Alger, avait dit, à son passage dans notre ville, « qu'il ne connaissait pas un ensemble de prêtres plus dignes, plus estimables que ceux de notre diocèse » , et que l'évêque de Nîmes avait affirmé ^ qu'avec des hommes comme ceux de Montpellier, d'une foi si vive, d'un élan si généreux, si éclairés et si dévoués, on pourrait faire des merveilles. »
M. Martin n'avait pas hésité à faire publiquement l'éloge du clergé diocésain, dont il était l'interprète, au dernier synode *, en adressant de sincères félicitations à M*' Thibault : « Comptez sur nous, lui disait-il, comptez sur des prêtres qui viennent de se retremper, près de Vous, dans la méditation de leurs devoirs, et qui ont à cœur de faire respecter Votre autorité par leur obéissance, d'alléger Votre fardeau par leur dévouement. »
L'abbé Martin s'est toujours montré, avec une bienveillance incomparable, le sage conseiller et l'ami dévoué de ses confrères ; et jamais, de ce côté, il ne reçut que des preuves d'estime, d'affection et de confiance.
1817. — Au Séminaire, son ardeur pour l'étude et son intelligence d'élite le placèrent au premier
« En 1852.