‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 17 sur 135 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

sions, on exorde et une péroraison. Bon Dieu! quel ouvrage va sortir de là?

» Caylus est décidément confiné chez lui; il doit enfanter quelque chef--d'œuvre dans le silence de sa retraite. »

Ces dernières réflexions sur la chaire chrétienne, qui sont une critique de la méthode moderne, employée, il est vrai, avec succès par Bourdaloue et Massillon, leurs chefe illustres, ne font-elles pas pressentir déjà Torateur qui, se délivrant de ses entraves, devait prêcher, plus tard, à la manière de saint Chrysostôme et des Pères de l'Église?

Dans cette même lettre, Tabbé Martin témoignait un grand étonnement de ce que M. Bastet, supérieur du Séminaire, comptât sur lui pour professer la philosophie à la rentrée des classes, et, confus d'une telle désignation, qui le rendait professeur de ses condisciples, il parvint, à force d'instances, à changer la volonté de son supérieur.

L'abbé Martin n'avait pas attendu d'être revêtu du sacerdoce pour faire ses essais de prédication. Il n'était que diacre, en 1821, lorsqu'il monta, le jour de la Toussaint de cette même année, sur la chaire antique de l'église d'Agde, d'où plus de soixantedix évêques avaient annoncé la parole de Dieu.

Ordonné prêtre, en mars 1823, par M^ Foumier, il fut immédiatement nommé vicaire à la cathédrale d'Agde, son pays natal.

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