CHAPITRE II
Appréciation de ses confrères. — Il se livre avec ardeur à toutes les œuvres paroissiales. — Son zèle pour la maison de Dieu. — Ses prédications multipliées. — Succès de son ministère. — Lettres d*un ami à son ami : il refuse une chaire de philosophie ; sa théorie sur Tart d'écrire ; vœux de bonne année ; il perd un frère et son père, sa douleur profonde, sa résignation chrétienne.
Tout rempli de l'esprit de sa vocation , l'abbé Martin trouva dans son vicariat un vaste champ, où les dons précieux qu'il avait reçus de la nature et de la grâce produisirent, en s'épanouissant avec toute l'ardeur de la jeunesse sacerdotale, des fruits surprenants et multipliés.
Laissons à M. Pomarèdes, alors vicaire d'Agde, aujourd'hui chanoine titulaire de la cathédrale de Montpellier, le soin de raconter lui-même les merveilles du zèle, du talent et des vertus de notre jeune prêtre. Quelle aimable sincérité brille dans ce récit ! Ne dirait-on pas qu'une même gloire convient à celui qui est loué et à celui qui loue ?
tf Pendant les trois ans de notre vicariat dans l'ancienne cathédrale d'Agde, tout ce qui venait de la part de mon regrettable confrère me paraissait on ne peut plus intéressant; mais, à la distance de quarante-cinq années, ma pauvre mémoire n'aperçoit