‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 20 sur 135 · CHAPITRE n \(fj · texte numérisé non relu

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chant les besoins de la paroisse et la matière des iastructions. J'ai toujours remarqué que sa mémoire était très-étendue ; aucun souvenir ne lui faisait défaut; et, pour traduire sa pensée, l'expression la plus facile et la plus heureuse était toujours à son commandement.

» Je me souviens aussi que nous parlions souvent de Rome et du Saint-Père, comme on n'en parlerait pas mieux, ce semble, au Vatican.

» C'est pour cela, sans doute, que Dieu a voulu qu'à la dernière heure de notre ami, une bénédiction suprême tombât sur lui de ce haut lieu.

» Je ne puis oublier qu'ayant été, en janvier 1826, nommé curé de la paroisse ^Saint-Sevère, j'avais souvent recours à l'abbé Martin, qui voulait bien tenir à ma disposition les bons services de sa parole, et là, comme à Saint-Étienne, des victoires sur les âmes indifférentes et rebelles prouvaient de plus en plus que, lorsque Dieu le veut, on peut, par sa grâce, être prophète y même dans son pays... Beau prélude! gage magnifique des succès qui devaient le suivre partout où il porterait ses pas et former le tissu de sa carrière sacerdotale ! »

PoMARÈDES, chanoine.

Château d'Alco, 25 juUlet 1868.

Nous savons qu'il ne nous est pas facile de raconter, aussi bien que ses contemporains, les travaux

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et les succès àe la jeunesse sacerdotale de Tabbé Martin ; mais nous ae saurions taire le cri de notre admiration devant ce tribut de louanges, rendu par des collègues, au plus distingué et au plus aimé d'entre eux, témoignage digne d'envie,qui est comme une couronne de gloire déposée sur sa tombe par la main de l'amitié.

Nos deux amis du Séminaire, Martin et Vinas, conservèrent leurs bonnes relations, en entretenant une correspondance que nos lecteurs regretteraient de ne pas connaître. Aussi nous empressons-nous de mettre sous leurs yeux tout ce que nous avons pn recueillir de ces confidences si intéressantes.

Le 21 septembre 1824, l'abbé Martin écrivait à

« n est temps enfin que je revienne à toi ! Je me trompe, je ne me suis jamais écarté; et notre amitié n'est pas de celles qui s'évanouissent, parce qu'on est forcé, par la multiplicité de ses travaux, de garder le silence. J'ai en ce moment une double fonction à remplir' . Tu es plus libre; pourquoi ne pas me procurer le plaisir de te lire, en dédommagement du chagrin que j'éprouve de ne pas causer avec toi î

» On m'a écrit plusieurs lettres pour m'attirer au collège royal de Marseille, où l'on me réservait la

Il était chargé de professer les mathématiques au coliége

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