‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 46 sur 135 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

de voir briller autour d'eux des hommes supérieurs; ils stimulaient leurs efforts; ils applaudissaient à leurs succès ; ils utilisaient leurs talents aussi bien que leur zèle pour le bien général du diocèse. Ces nobles encouragements ne pouvaient demeurer stériles: le diocèse de Montpellier voyait surgir, à cette époque, sous cette paternelle influence, une génération sacerdotale animée de la double passion du vrai et du bien. Le culte des études sérieuses était en honneur; les sciences théologiques et philosophiques n'avaient pas le privilège exclusif d'absorber un certain nombre d'intelligences d'élite ; les sciences naturelles, physiques et mathématiques, comptaient de nobles représentants*; l'enseignement des deux Séminaires de Montpellier était dirigé par d'habiles professeurs*, tous recrutés dans les rangs du clei^ diocésain; et, quand W^ Thibault voulut donner au

* La chaire de physique était alors occupée avec distinction par l'abbé Peytal, dont la science a regretté la perte précoce; celle de mathématiques, par l'abbé Aoust, devenu plus tard professeur à la Faculté des sciences de Strasbourg et à celle de Marseille. L'abbé Osmont obtenait, à la même époque, le diplôme de licencié es sciences, qu'il a utilisé depuis parla création d'une Institution préparatoire aux écoles du gouvernement.

* Mp' Thibault, afin de se convaincre que les études faites dans ses Séminaires n'étaient pas inférieures à celles des Collèges universitaires, voulut envoyer à l'examen du baccalauréat de la Faculté de Montpellier quatre de ses jeunes étudiants . MM. Anglade, Bousquet, Roôet et Jourdes. obtinrent le premier rang sur 52 candidats.

Petit Séminaire de Saint^Pons une impulsion en harmonie avec les besoins modernes, il trouva sous sa main, comme nous le verrons dans le chapitre suivant, tous les éléments de cette œuvre si éminemment sacerdotale.

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