CHAPITRE VI
reliques aagnstes du Seigneur, celle Croix imbibée de son sang , qui avait reçu bon dernier soupir, qui semblait redire encore ses dernièrcb paroles ; ce bùpulcre, berceau d'une nouvelle humanité, qui avait gardé trois jours le Cadavre divin, rançon de notre salul * 5» •
Une troisième dévotion, la dévotion du Purgatoire, était chère à Tabbé Martin. L'Église a approuvé et aMtonséV Association du Saint-Suffrage. Cette pieuse pratique, qui consiste à oflrir, pour le soulagement de fidèles défunts, toutes les œuvres méritoires et tous les suffrages dont on peut disposer, prit naissance dans le dernier siècle, sous le pontificat de Benoit XTTT, qui Tenrichit d'indulgences. On est redevable au père Gaspard Oliden, Théatiii, sinon de son établissement, au moins de sa propagation. Pie VI confirma ces indulgences le 12 décembre 1 783, sur la demande des Théatins. N. S. P. le Pape Pie IX les a de nouveau confirmées, sous la date du 30 septembre 1852.
L'abbé Martin érigea cette Association dans sa paroisse, et lui imprima en peu de temps l'impulsion qu'il savait donner à toutes ses œuvres. Les Associés se réunissaient plusieurs fois la semaine , pour assister au saint sacrifice offert pour les défunts.
11 prêchait, tons les ans, l'Octave de la Commémo-
' 5. Chrys.t tom. I, chap. m, p. 98.
raison des trépassés; il aimait, dans cette occasion solennelle, à développer sous ses différents aspects le dogme de la Communion des Saints , pour lequel il semblait avoir une prédilection spéciale ; et, voulant perpétuer, autant qu'il dépendait de lui, le succès de Y Association , il a établi , dans une note explicative de ses volontés dernières, une fondation à perpétuité pour les âmes du Purgatoire.
L'abbé Martin ne regardait pas les paroisses comme des domaines privés, sur le territoire desquels nul autre que le pasteur n'a le droit de vivre en faisant le bien. Large dans ses idées, à l'abri de toute susceptibilité jalouse, il ne se préoccupait que d'une chose : c'est que le nom de Jésus-Christ fût évangélisé.
Les Ordres religieux, les Congrégations vouées à l'enseignement ou à la prière, les Confréries furent donc l'objet de ses sympathies les plus vives.
n y eut toujours une entente parfaite entre le Curé de Saint-Denis et les Pères Jésuites de la résidence de Montpellier, établis sur sa paroisse *; et, s'il aimait à exalter, dans toutes les circonstances^ les immenses services rendus par les nobles fils de Loyola, ceuxci , de leur côté, ne cessèrent pas de rendre hommage à l'esprit d'aménité et de paix qui distinguait l'éminent pasteur.
< Depuis 1858.