‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 84 sur 135 · CHAPITRE VI 28t · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI 28t

modèle de tout le département. Il s'engagea, dans ce même but, à payer à la Ville une somme annuelle, pendant tout le temps qu'il serait Curé de Saint-Denis. Un comité de Dames pieuses, établi par lui et dont il présidait les réunions générales, contribue, par sa surveillance et ses offrandes , à la bonne tenue et à la prospérité d'un établissement si utile à Tenfance.

Les Pensionnats de jeunes filles établis sur une paroisse sont spécialement placés sous le patronage du Curé; et personne, mieux que lui, ne peut rendre témoignage au mérite des dignes maîtresses de ces établissements.

L'abbé Martin estimait trop une bonne instruction et une éducation chrétienne pour n'être pas reconnaissant aux personnes dont la vie est si utilement consacrée aux soins de la jeunesse. Il exprimait ainsi sa pensée en écrivant à M"' CM....:

« Je ne vous cacherai pas plus longtemps la peine que j'éprouve de vous voir céder votre Pensionnat. Il ne m'appartient point de combattre une détermination lentement mûrie et parfaitement arrêtée, mais je dois vous dire que , dans l'intérêt de ma Paroisse, je le regrette vivement. Voilà bientôt treize ans que je suis Curé de Saint-Denis et que je vous vois à l'œuvre. J'ai pu juger et apprécier votre zèle , vos talents, votre instruction, votre piété si modeste et si sûre, et tout ce que vous avez apporté d'application.

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de dévouement religieux, de remarquables aptitudes, dans Taccomplissement d^une si difficile et si délicate mission. J'ai suivi, de mon œil de pasteur, la plupart des jeunes personnes sorties de votre maison, et dont quelques-unes sont d'excellentes mères de famille, et j'ai constaté avec bonheur la supériorité de l'éducation reçue chez vous et l'heureuse influence exercée sur leur vie par votre douceur, vos vertus, votre direction. Laissez-moi donc vous remercier de tout le bien que vous avez fait dans ma Paroisse^»

Une des Œuvres les plus inspirées par la charité de l'abbé Martin fut l'Œuvre du Vestiaire. D la fonda, en 1853, avec le concours intelligent de M"' la baronne d'Albenas-Renouvier et de quelques autres femmes généreuses.

« Nul Patron ne convenait mieux à cette Œuvre que le grand Saint qui consentit à partager ses vêtements avec un pauvre. L'Œuvre prit donc le nom de Vestiaire de Saint-Martin. Elle a pour but de donner des vêtements aux pauvres reconnus pour tels et aux pauvres honteux. Cette Œuvre tend dpnc à pratiquer une des œuvres de miséricorde clairement indiquées par Notre Seigneur Jésusr-Christ et auxquelles il a promis la récompense du bonheur étemel. Outre ce but essentiel et premier, l'Œuvre du Vestiaire en a plusieurs autres fort importants ,

* Le 12 novembre 1856.

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