‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 88 sur 135 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

Restauration des études ecclésiastiques en France. — L'abbé Martin écrit la Vie de saint Jean Chrysostome, — Divers historiens de ce Père de l'Église. — But et analyse du livre de l'abbé Martin. — Vie monastique : M. de Montalembert. -^ Influence de la femme chrétienne. — Siècles aniérieurs à Chrysostome. —Actualité de Vœuvre de l'abbé Martin : cause de la Papauté ; liberté de l'Église ; question religieuse d'Orient; retour du schisme grec à l'unité; économie sociale et politique de Chrysostome. — Objection contre l'auteur.

— Son style. — Témoignages: LeR. P. Lacordaire ; Nosseigneurs Ginoulhiac, PlanUer, de Bonald et Dupanloup. — Approbation de Mgr Debelay, archevêque d'Avignon. — Bref de Sa Sainteté Pie IX.

— L'abbé Martin est nommé membre de l'Académie de la Religion catholique de Rome. — Traduction française des œuvres de saint Jean Chysostome. - L'abbé Sabatier, professeur d'éloquence sacrée & Bordeaux. — Polémique avec M. Amédée Thierry. — Travaux Inachevés de l'abbé Martin.

Nous allons examiner, sous un autre aspect, la vie de l'abbé Martin, Un journal* dévoué au clergé disait, le 17 août 1861 : « C'est une vraie et profonde jouissance pour nous de voir paraître des travaux qui attestent, au sein de l'Eglise de France , le goût et la pratique des études sérieuses : nous y trouvons la preuve que le clergé comprend la nécessité d'une complète restauration de la science éminente ; qu'il commence à se compter, et qu'après

^ LMmt de la Religion.

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avoir consacré un demi-siècle à Taction etÀ la prière au milieu des populations abandonnées, il estime que le temps est venu de reprendre ses livres, ses méditations savantes, ses grands travaux d'autrefois. L'apostolat de la science n'est pas moins dans la mission du prêtre que celui de la prière et de l'administration des Sacrements. Sans être jamais plus divin, cet apostolat est aujourd'hui aussi nécessaire et n'exige pas moins d'abnégation et de sacrifices. La science sacrée a, parmi nous, ses périls et ses épreuves; elle n'a pas, comme la science profane, ses encouragements et ses compensations.

» Aussi le prêtre qui s'engage dans la voie des études théologiques ne déploie pas, à nos yeux, moins de zèle et de courage que le missionnaire qui va porter le bienfait de l'Evangile aux peuples infidèles. Le premier, comme le second, n'a guère à espérer, au temps où nous vivons, pour récompense de ses labeurs et des périls qu'il affronte, que celle que Dieu promet aux âmes aJBFamées et altérées de vérité et de justice. N'ayant pas le pouvoir de rien changer à cet état de choses, nous voulons au moins, en signalant à l'attention du clergé les travaux importants accomplis par quelques-uns de ses membres, donner à leurs auteurs le seul encouragement dont nous puissions disposer. C'est à ce titre que nous venons parler aujourd'hui d'une étude biographique récemment publiée par un ecclésiastique savant et laborieux, M. l'abbé E. Martin^ du diocèse

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