‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 105 sur 155 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

sîons, notamment pour hâter révacualion dans le port d'Alger de tout Timmense matériel déposé à Sidi-Ferruch, afin de pouvoir en éloigner le plus tôt possible les bâtiments du convoi , qui restaient de plus en plus exposés sur cette rade ouverte.

Le roi avait chargé M. le contre-amiral de Rosamel Mu>ion d'une importante mission : il s'agissait d'amener le bey ' âm'rl?" " de Tripoli à s'engager à ne plus réduire des chrétiens «J* '*'**™'* en esclavage, à cesser d'armer des corsaires, enfin, à •tàTripou. donner réparation d'une insulte faite au mois de septembre 1839 au consul de France.

Après s'en être concerté avec le général commandant en chef et M. de Rosamel, M. le vice-amiral Duperré décida qu'une division navale se présenterait en même temps devant Bône pour amener le bey de Constantine à se soumettre à la France.

Cette division fut composée des bâtiments suivants:

Le Trident,

La Guerrière,

La Surveillante,

Le Vulcain ,

Le Vésuve,

L'Actéon ,

L'Iris ,

Le Superbe (vaisseau armé en flûte).

Le 2 6 juillet , au point du jour, cette division mit sous voiles après avoir embarqué une demi-brigade d'environ 3,5oo hommes, une compagnie d'artillerie, une du génie, quelques employés et ouvriers d'administration, et six pièces de campagne, le tout sous

le coniniaiulement Je M. le général Je Dainreniont.

L*opération Je Bône leniiinée. M. le coDlre-amiral Je Rosamel Jevait se renJrc Jevant Tripoli pour v agir conroraiément aux instructions qui lui avaient été spécialement aJressées par le gouvernement du roi.

Le général en chef, informé le 19 juillet qiiun soulèvement se préparait dans Algen sentit la nécessité d'éloigner de la ville une partie de la population turque, et M. le vice-amiral Duperré prit aussitôt des dispositions pour faire transporter à Smyme environ 2,000 hommes, femmes et enfants.

Profitant de l'irrésolution du bev d'Oran et des dissensions de la garnison. M. le Blanc, commandant le brick le Dni/fon. après avoir pris mouillage avec les kIcux autres bricks le Voltigeur et rEndymion. sous le tort Jo Meivel-Kebir. avail enlevé ce fort et v avait jeté une iTimison de 1 00 marins. I-e général en chef, satisfait do ce hanli coup de main, décida que 1 ,000 hommes seraient expédies siu* Oran. et M. le vice-amiral Duporre rx^unit sous le guidon de M. Massieu de Genal les frelates L: Sytne. rAmph^lrile et riphigénic pour oolSo exjHHlition.

Toi ctait rousemble dos mesures prises et Tetat des ohvxsos depuis la reddition d'Alger.

Ouins ce court intenalle, de graves événements s'etaiont accomplis en France. Le 1 1 août, le vice-amiral c\MumJindant en chef reçut le Monileur du 26 juillet au î août. A^oc fonlro de faire arborer le drapeau Iricoloiv ,1 r.iru><H' nav.ilo.

le commandement de M. le général de Damrémont.

L'opération de Bône terminée, M. le contre-amiral de Rosamcl devait se rendre devant Tripoli pour y agir conformément aux instructions qui lui avaient été spécialement adressées par le gouvernement du roi.

Le général en chef, informé le 29 juillet qu'un soulèvement se préparait dans Alger, sentit la nécessité d'éloigner de la ville une partie de la population turque, et M. le vice-amiral Duperré prit aussitôt des dispositions pour faire transporter & Smyme environ 2,000 hommes, femmes et enfants.

Profitant de l'irrésolution du bey d'Oran et des dissensions de la garnison, M. le Blanc, commandant le brick le Dragon, après avoir pris mouillage avec les deux autres bricks le Voltigeur et VEndymion, sous le fort de Mers-el-Kébir, avait enlevé ce fort et y avait jeté une garnison de 1 00 marins. Le général en chef, satisfait de ce hardi coup de main, décida que 1 ,5oo hommes seraient expédiés sur Oran , et M. le vice-amiral Duperré réunit sous le guidon de M. Massieu de Clerval les frégates la Syrène, VAmphytrile et Vlphigénie pour cette expédition.

Tel était Tenserable des mesures prises et l'état des choses depuis la reddition d'Alger.

Dans ce court intervalle, de graves événements s'étaient accomplis en France. Le 1 1 août, le vice-amiral dtjaiiitt commandant en chef reçut le Moniteur du 26 juillet au

parvient ^ •'

i l'amiral. 2 août, avcc l'ordre de faire arborer le drapeau tricolore à l'armée navale.

La Boairallt

de la r^ToInlion

CIIAPn Kt; IX. -223

Il (lut entrer en communication avec M. le comte Je Bourmonl, qui avait été promu h la dignité de mai*échal de France, afin que les deux armées, de teiTe et de mer, pussent agir de concert dans Tintérét de la France.

M. le vice-amiral Dupcrré reçut, bientôt après, le Moniteur du 4 août; il fit transcrire les actes contenus dans ce numéro du journal officiel, et ordonna qu ils fussent affichés sur chaque l^âtiment avec Tordre du jour suivant :

ORDRE DU JOUR

En vertu des onlres du Gouvernement, ([ui viennent d'élre notifiés par le directeur des porls chargé par intérim de Tadniinistration du département de la marine, le pavillon et la cocarde tricolores seront substitués au pavillon et à la cocarde blanche. Messieurs les commandanls et capitaines de rarméc navale se mettront en mesure d'assurer Icxécution de cette disposition. Des considérations que chacun appréciera et motivées sar la situation particulière de Tarmée sur une côte étrangère non entièrement soumise, sur celle des bâtiments à la mer et snr des antécédents en pareille circonstance, commandent d'agir avec prudence et circonspection. Uann'ral se croit assez sur de la confiance, dont tous les officiers et marins de Tarmée rhonorcnt, pour regarder Tordre du Gouvernement connue exécuté dès aujourd'hui, et attendre avec lui le moment opportun qu'il indiquera pour la substitution. Chaque capitaine fera confectionner les nouvelles couleurs avec les moyens du

bord.

Vaûseaa tA!^, 14 août 1830.

L'aniié« navale

Le I 7 août, à huit heures du matin, sur un signal «ao™ du vice-amiral conunandant en chef, le pavillon trico- tricolore.

d« U rrrolnlion

P«rvtrttl

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