‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 106 sur 155 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Il du! entrer en communication avec M. le comte de Bounnont, qui avait été promu h la dignité de maréchal de France, afin que les deux armées, de terre et de mer, pussent agir de concert dans Tintérêt de la France.

M. le vice-amiral Duperré reçut, bientôt après, le Moniteur du 4 août; il fit transcrire les actes contenus dans ce numéro du journal officiel, et ordonna quils fussent affichés sur chaqiic bâtiment avec Tordre du jour suivant :

ORDRE DU JOUR

En vertu des ordres du Gouvernement, ([ui viennent d'être notiGés par le directeur des ports chaîné par intérim de l'administration du département de la marine, le pavillon et la cocarde tricolores seront substitués au pavillon et à la cocarde blanche. Messieurs les commandants et capitaines de Tarmée navale se mettront en mesure d'assurer l'exécution de cette disposition. Des considérations que chacun appréciera et motivées sur la situation particulière de l'armée sur une côte étrangère non entièrement soumise, sur celle des bâtiments à la mer et sur des antécédents en pareille circonstance, commandent d'agir avec prudence et circonspection. Uamiral se croit assez sur de la conGance, dont tous les officiers et marins de l'armée l'honorent, pour regarder l'ordre du Gouvernement comme exécuté dès aujourd'hui, et attendre avec lui le moment opportun qu'il indiquera pour la substitution. Chaque capitaine fera confectionner les nouvelles couleurs avec les moyens du

bord.

Vaîaseaa tAlger, 14 août 1830.

L'amié« navale

Le 1 7 août, à huit heures du matin, sur un signal ■rbo« du vice-amiral commandant en chef, le pavillon trico- irLLrr

lore fui arboré par tous les bâtimenls de larmée navale. Le lendemain 1 8 , dans Taprès-midi , la frégate FArihémise arrive sur la rade en arborant le pavillon carré au grand mât, le salue de quinze coups de canon et iV mène. Bientôt le capitaine de cette frégate, M. Cosmao- Dumanoir, se rend à bord de la Provence, et remet les dépêches dont il était porteur pour le vice-amiral commandant en chef.

M. le baron M. Ic lieutcnant général comte Sébastiani, ministre "e^"' de la marine et des colonies, informait M. le baron nomm^ «m.rj D^pç^j^^ ^q Tavénemcnt au trône de S. A. R. monseip.iraeFrancf. gncur Ic duc d'Orléans depuis le 9 août, et lui annonçait en même temps que, par deux ordonnances royales du i3 du même mois, Sa Majesté ayant créé trois places d'amiraux, l'avait daigné nommer à celte haute dignité ainsi qu'à la pairie.

Nous nous plaisons à reproduire la lettre de M. le comte de Sébastiani, aussi honorable pour le ministre lui-même que flatteuse pour l'amiral.

Paris, le 14 aoât 1S30.

Monsieur TAniiral,

Le ministère dont le roi a daigné me confier la direction commence pour moi sous d'agréables auspices, puisque mes premiers rapports avec vous me permettent de joindre à l'expression de mes sentiments et de mon hommage personnels celle de la satisfaction et de la reconnaissance xlu roi.

La France entière a applaudi avec transport au brillant succès do vos opérations; clic s'enorgueillit de la gloire de notre marine; mais nul Français ne s'en est montré plus fier que le prince magnanime que les vœux de la nation viennent de placer sur le

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