‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 11 sur 155 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

devant et prend chasse sous les amures et la voilure les plus favorables à sa marche renommée. Malgré toute Fhabileté de la pratique la plus consommée, le capitaine Beiçeret, se voyant dans Timpossibihté de prolonger davantage une chasse qui compromettait de plus en plus son gréement, se prépare à soutenir dignement un combat aussi inévitable quMnégal.

Le 1 7, à minuit et demi, le combat s'engage, par un £»•«>««>•* magnifique clair de lune, à demi-portee de canon, puis .'enrau à portée de pistolet, entre la Virginie et un grand bâti- ctn^rrêlld ment portant le guidon de commandement. La lutte se ?"*

' O Mas M canon

prolonge pendant une heure et demie , presque tou- ^^ «««»• jours bord à bord. Par Thabileté et la rapidité de sa «ngUiM. manœuvre, par la précision de son tir, dirigé surtout contre le gréement de Fennemi , dont le feu décime son équipage, la Virginie parvient enfin à se faire abandonner de son formidable antagoniste.

Mais, hors d'état de gouverner, la Virginie sevoiihien" lot entourée de cinq frégates , dont l'une , prenant poste à sa hanche de tribord, lui hèle d'amener. -t-« Combien êtes- vous? » demande le capitaine Bergeret.-r— « Cinq, >• répond une voix partie de la frégate ennemie. Après avoir renouvelé par trois fois la question et reçu la même réponse : — c Vous êtes cinq contre im, j'amène, » s'écrie enfin le valeureux commandant de la Virginie.

Il était trois heures. Criblée dans sa coque et son gréement, la frégate fi:ançaise avait onze hommes tués; vingt-cinq autres gisaient, grièvement blessés , sur le pont et dans les batteries.

T^flMûgnâg. La Virginie venait de combattre le vaisseau rasé T/n- «Idtt ' defaligable, monté par le conmiodore sir Edvvard Pel* ^^^r"'" *®^' ^^J^ ^'"" ^®« officiers les plus distingués de la &i.kriu.nt« marine andaise, et devenu depuis le bombardement à. la virrjuu. d'Alger, en 1 8 1 6, célèbre sous le nom de lord Exmouth. Dans son rapport, adressé le 23 avril 1 796 aux lords commissaises de Famirauté, le commodore Pellew s'honora lui-même en rendant le plus éclatant hommage à rhabile et valeiu*euse défense de la Virginie. r.rt M. Duperré avait pris part à cette défense conune

'"•.aitpriT^ officier de manœuvre du capitaine, dont il fut aussi i«ttt«dér«DM. attentif à recevoir qu'à faire exécuter les ordres. Il se multipliait pour se trouver partout, et, dès ce premier combat, sa présence d'esprit fut au niveau de la plus ferme intrépidité, d'après le témoignage de son ancien commandant, aujoiurd'hui vice-amiral.

Il «t no»». En récompense de sa conduite pendant la brillante dHII^o lutte de la Virginie, M. Duperré fut promu au grade tifbir». d'enseigne titidaire, le 21 mars 1796. Mais, détenu dans les prisons de l'Angleterre, il désespérait de l'avenir, lorsqu'im cartel d'échange le rendit à sa patrie et à la marine.

A peine de retour en France, en novembre 1 797, il obtint l'autorisation de se rendre à la Rochelle, puis à Paris, où il trouva sa sœur, madame de Laclos, femme de l'officier général dont le nom se rattache à une importante découverte dans l'arme de l'artillerie. Il ••«•urqnt Après avoir profité de son séjour à terre pour s'initier ""''"'"' au service des ports , il s'embarqua , le 6 novembre 1 799,

d« la corv«lU la Pilagie,

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