‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 12 sur 155 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

sur le vaisseau le Watlignics, qui fut désarmé le 2 1 juillet 1800. Ce court embarquement sur un vaisseau , en le mettant en contact avec un nombreux équipage, dut lui être très-profitable , si nous en jugeons par le merveilleux aplomb avec lequel il prit le commandement de la corvette la Pélagie, commandement qui lui fut confié par M. Forfait, habile ingénieur des constructions navales, devenu ministre de la marine et des colonies.

Un premier commandement révèle presque toujours 11 rr«iMi la poitée d'un honrnie de mer aux yeux de l'observateur attentif. Quelle que soit l'uniformité des règles, la manière dont un bâtiment est installé, tenu et dirigé, met en refief Findividualité du capitaine , qui se plait à s'iden* tifier avec ce corps dont il devient Tâme, et dont le salut dépend de sa seule volonté. Selon que le bâtiment sera plus ou moins isolé, plus ou moins éprouvé par les chances de la navigation ou de la guerre, avec la responsabifité s'élèvent la dilEcidté et l'honneur du commandement.

La Pélagie, qui figure alternativement dans les matricules comme brick ou corvette, avait été construite en 1 790 à Saint-Malo , et radoubée en 1 800 , à la suite d'un naufrage. D'abord jugé propre à servir d'aviso, ce bâtiment avait beaucoup perdu de sa marche, et n'avait rien de bien séduisant dans ses façons, pas plus que dans son installation et dans son gréement.

Son jeune capitaine ne s'en éprit pas moins. D est

vrai que la Pélagie avait pour principal attrait à ses yeux huit bonnes pièces du calibre de 4; et, modèle de la subordination, il se sentait déjà fait pour le commandement.

Autant qu'il dépendit de M. Duperré , il transforma son bâtiment, lui donna la physionomie la plus guerrière et fut bientôt prêt à prendre la mer. uriusu II reçut pour mission de diriger les convois entre Brest et Nantes, parages tellement observés par Tennemi, attentif à entraver Tapprovisionnement de notre premier arsenal maritime, qu'un canal intérieur dut être plus tard ouvert pour assurer des communications d'une si haute importance ^

En s'acquittant de cette difficile mission avec la vigilance, l'expérience et l'activité qui déjà le distinguaient, il mérita de fixer l'attention de M. le contre -amiral Decrès, alors pourvu d'un commandement à Lorient.

Ecrivant le 1 8 août 1 8o i à M. le général de Laclos, M. le contre-amiral Decrès lui disait : OpiûoaiaiiMM «Le citoyen Duperré, votre beau-frère, mon cher général, a été sous mes ordres à Lorient pendant plu-

Im convoif

M. I« contre.

uÙMtl Dtcrèt.

' Ce canal , commencé en i8o6 , est aujourd'hui terminé. Il met en communication les bassins de la Loire, de la Vilaine, du Blavet, et débouche, par la rivière d* Aulne, dans la rade de Brest.

En i846, le mouvement de la navigation, dans les deux sens, a dopné les résultats suivants :

3,627 bateaux ou 6o,a65 tonneaux;

a, 836 bateaux vides.

Les principaux objets de transport sont les matériaux de construction.

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