‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 113 sur 155 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

doit donuer Mm avis au ministre sur toutes les mesures qui ont rapport à la législation maritime et coloniale ; à Tadministration des colonies; à l'organisation des armées navales ; au mode d'approvisionnement ; aux travaux et constructions maritimes; à la direction et k remploi des forces navales en temps de paix et de guerre ; enfin, à toutes les questions qui se rattachent au service si vaste et si complexe de la marine et des colonies.

Du i'' octobre i83o au 22 novembre i834, M. lamiral Duperré fut appelé à présider le conseil dV mirante, de droit et de fait, en Tabsence du ministre.

Au zèle toujours assidu, à la grande activité qui le caractérisaient, il réunissait les lumières d'une expérience dont on a pu apprécier l'étendue par les cha* pitres qui précèdent.

K terre ou à la mer, en France ou aux colonies, pendant la guerre ou la paix, il avait vu fonctionner, il avait souvent dirigé l'ensemble des services militaires et administratifs de la marine.

Il contribua donc puissamment, comme vice-président du conseil d'amirauté, à la bonne élaboration des plus importantes mesures projetées ou adoptées par le département de la marine et des colonies pendant les premières années qui suivirent les grands changements politiques survenus en France depuis le mois de juillet i83o.

Il dirigeait les délibérations du conseil d'amirauté avec un sens toujours droit, ferme et sur, écoutant

■mil.

ili> VIJL de: LAMIKAL DUPERRE.

i^ttc b piikf âcmpoiev^e attcntiiMi Umles les opinions, -Hxrti^iit ct^e» qttU ne |mtigcail pas iTabord , afin de cherch«*r ^ le» ramener oa à 5*en rapprocher» selon Fiih tenît rvcoona Aa. sew%i€e^ inlérèt dont il faisait sa loi soprème.

IX» le i*' mar» tS3i. le roi, très-satisfait des non-

tp . L^«. veam termes de M. f amiral Duperré au sein du pre-

' '"""^ mier conçeti detibérant de la marine, Favait élevé, par

un temoî^noa^ spontané de bienveillance, k la dignité

de j^jandTcroix de f ordre royal de la Légion d*honneur.

n^tfmmtum Déjà, depuis phis de quatre ans, M. Tamiral Dut i«« rnk».». perré recueillait au sein de Famirauté de nouvelles et précieuses données sur Fensenible des services, lorsque, le 3 2 novembre i83^, le roi daigna Fappeler à siéger dans ses conseils, comme ministre secrétaire iFEtat chargé du portefeuille de la marine et des colonies.

ihsp^u^:m.. Après avoir accepté cet insigne honneiu* dont sa mo- ^^^Z* desùe s était vainement défendue, M. Famiral Duperré se rendit du palais des Tuileries au cabinet de M. le conseiller d*Etat Pouyer, directeur du personnel de la marine: « Je suis votre ministre, lui dit-il; et votre fils est mon aide de camp, si cela lui convient. • Cette simplicité presque familière avec laquelle il traitait ceux dont il connaissait le zèle et la réserve ajoutait singulièrement au contraste de sa manière dYtre à Fégard des autres.

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