‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 114 sur 155 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Rarement un ministre de la marine et des colonies s'est trouvé plus heureusement préparé à Faccomplissement de la grande tâche qui lui est dévolue. Cependant, bien que sur de ses intentions, bien que résolu de ne s'épai^er en rien pour essayer de suffire à une tâche dont il pressentait les difficultés, il était plein d'anxiété, et plus d'une fois il dut être encouragé par l'estime et la confiance qu'il était si jaloux de justifier.

M. Famiral Duperré touchait à sa soixantième année lorsqu'il prit, poiur la première fois, le portefeuille de la marine et des colonies; mais, grâce à ime vigueur decomplexion peu commune, il semblait n'avoir vu s'amonceler les années sur sa tête que pour en recueiUir l'expérience au profit du pays et de la marine , qu'il confondait dans un même dévouement.

C'était le moment le plus difficile pour les ministres, celui où s'élaborent le budget et les travaux pour la session législative.

Les efiForts réitérés et infi:uctueux de ses prédéccs- Bujg»i seurs poiur obtenir des Chambres une dotation suffi- eidet"îrn1« santé poiu* le département ne lui permettaient pas d'es- ^^i^è^I'mTT pérer que le moment fût enfin venu de proposer un budget d'avenir poiu* la marine et les colonies. Il dut donc se résigner à rester à peu près dans la limite des crédits précédemment votés , mais en s'attachant à en faire le meilleur emploi possible.

Il poiu'vut aux deux intérêts les plus urgents du moment : l'extension des armements ; les améliorations réclamées par le personnel.

i42 VIE DE LAMIRAL DUPERRE.

Le crêtlit de 63, i3ot4oo firancs demandé poui fexercice i836, bien qu^inférieur de 6oi,44i francs a celui voté pour i835, n^en fut pas moins réduit à 62^181,609 francs.

Cétait un avertissement dont le ministre dut profiter pour établir les prévisions de 1 837, afin, du moins, de bien combiner les ressources et les besoins, sans sexposer a voir compromettre Teiact équilibre du service par des réductions soudaines.

EIn adoptant, pour 1837, ^^bsolument le même chififre voté pour Texercice i836 , M. 1 amiral Duperré ne se dissimulait pas FinsuflBsance de ce crédit. D en avertit fidèlement la couronne et les Chambres. • Ces limites, disait-il, sont fort resserrées; contraint, sans les franchir, de pourvoir à des augmentations dans quelques parties de la dépense , Jai dû rechercher les moyens ify faire face par des économies sur d'autres objets ; toutefois, il fallait combiner ces économies diverses de manière à les pouvoir opérer sans laisser en souffrance aucun des services. Cest vers ce but que mes efforts ont été dirigés, et je m'estimerai heureux si, aux veux du roi, je paraissais m'en être rapproche autant que cela était possible. • (Rapport au roi sur lo budget de 1887, p. 649.) [»u. KtM Nous résumerons ici, dans Tordre chronol<^que. les principaux actes de la première administration de M. Tamiral Duperré.

Des secours furent accordés aux marins naufragés, rimilairo «In 3 derembn^ i^3^l.'

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