CHAPITRE III
Boulogne, 16 fructidor an xiii( 3 septraabre 1805)
A Son Rxceiience le ministre de la marine et des colonies.
Monseigneur,
Fiottuu A mon retour en France de la station des iles du Vent . où Ti
d. Boaiogne. ^j^^| Yi||j|ret , sur la représenUtion des médedns, me força de quitter la corvette la Pélagie, que je comnundais depuis plus de trois ans , j*ai reçu Tordre de V. E. de me rendre dans ce porta la disposition du préfet maritime. Depuis cette époque, je nii cessé d'être employé près de lui. Je croyais toucher au moment de reprendre un service actif de mer dans la flottille; les circonstances me forcent de renoncer à ce projet, elles rendent mes services à peu près inutiles au préfet maritime et me paraissent favorables pour vous demander. Monseigneur, une des tination qui les utilise davantage.
Depuis vingt et un mois, je sers dans un état-major. Ce n*est point à moi à vous parier de mes services , des sacrifices auxqueb j'ai été forcé dans un emploi nouveau pour moi , et de ce que j'ai fait pour en remplir les devoirs. Le préfet maritime a daigné vous en rendre compte. Je n'aspire dans ce moment qu'à retour ner à mes anciennes habitudes, à reprendre la mer; ce serait, Mon.seigneur, mettre le comble aux bontés dont V. E. m'a sou-
vent honoré que de me confier le commandement de quelque corvette ou aviso. Cet arrondissement pourrait même vous offrir les moyens de m'accorder cette faveur. Je ferai tout pour vous prouver que je n*en étais point indigne ; vous devez compter sur moA entier dévouement.
Daignez, Monseigneur, agréer Thommage de mon profond respect.