‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 133 sur 155 · G. V. DUPERRÉ · texte numérisé non relu

G. V. DUPERRÉ

Boulogne, 4* complém'* an xiii (21 septembre 1805).

A Son Excellence le ministre de la marine et des colonies.

Monseigneur, J'ai rhonneur de rappeler à V. E. la demande que le préfet Fiotuie maritime a bien voulu vous adresser pour moi pendant votre *** b»»*»^»»séjour à Boulogne , et qu'il vous a transmise d'après vos ordres à votre arrivée à Paris. La manière favorable dont vous aviez daigné l'accueillir d'abord m'avait armé d'espérances et m'enhardit à vous la soumettre de nouveau ; je sollicitais près de vous une destination qui pût utiliser mes services plus que dans le poste actuel que j'occupe, où je les regarde désormais conmie inutiles. Depm's vingt et un mois , je sers et dans l'étatmajor général de la flottille et dans celui particulier du préfet maritime; je débutais dans ce genre de service ; j'ai été assez heureux pour remplir avec quelque succès diverses missions qui m'ont été confiées et par l'amiral et par lui , et qui avaient pour but l'armement et la prompte réunion des bâtiments. Tous deux ont bien voulu m'honorer de quelques preuves d'estime , et même vous les transmettre; ils ont plus d'une fois appelé votre bienveillance en ma faveur, en mettant mes services sous vos yeux

Daignez m'excuser. Monseigneur, de profiter de cette circonstance pour rappeler à V. E. mes services sous les amiraux Villaret et Villeneuve et le compte qu^ils vous en ont rendu. J'ai le bonheur d'avoir aussi reçu de vous quelques témoignages de satisfaction dans les missions que vous m'avez confiées, soit avant, soit pendant votre ministère. C'est par un service actif à la mer que je brûle d'acquérir de nouveaux titres à votre bienveillance et de pouvoir en obtenir un jour la récompense. Vous avez daigné manifester l'intention de m'accorder le commandement de quelque corvette ou aviso; veuillez agréer la demande que j'ose encore vous en faire avec la plus vive instance. Quelque mission dont vous daigniez m'honorer, je tâcherai de vous prouver, par la volonté la mieux prononcée, le zèle le plus actif et le dévou^ ment le plus complet que je pouvais mériter cette faveur.

Agréez , Monseigneur, l'assurance de ma reconnaissance et de mon très-profond respect.

G. V. DUPERRE.

Paris, 3 octobre 1800.

A Son Excellence le ministre de la marine et des colonies.

Monseigneur,

Dfmaxi. Le préfet maritime de Brest ^ à qui j'ai fait part de la perte

dtcongi. ^^ ^^^ mère pendant la campagne que je viens de faire, convaincu de la nécessité dans laquelle je me trouvais de me rendre

* M. de CaffarelH, ancien lieutenant de vaisseau, choisi par rempereur pour diriger le plus important arsenal maritime de l'empire, rendit de grands services dans la dernière guerre et laissa dans la marine un nom universellement respecté.

prés de ma famille pour y régler mes affaires , a cédé à mes sollidtations et a bien voulu m accorder un congé, le soumettant toutefois à votre agrément. Je serais au désespoir que son extrême obligeance lui eut mérité quelques signes d'improbation de la part de V. E. Je la supplie de me permettre d^aller prendre ses ordres et lui offrir mes hommages respectueux.

J ai rhonneur d'être.

Monseigneur,

de Votre Excellence > le Irès-humble et obéissant serviteur,

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