CHAPITRE II
barque, dans toute Facccption qiie Fironie pouvait attacher à ce terme de dédain encore usité dans la marine. Mais, sous la main de son jeune et vigoureux capi* taine, la barque n allait pas tarder à se réhabiliter dans la mer des Antilles.
Après s'être pour ainsi dire multiplié poiu* suffire scnk. aux fréquentes communications des possessions Iran- {«.l^ne, çaises dans cet archipel, M. Duperré fut chargé d'une '"«î*^ mission qu'il sut rendre politique par la manière dont il s'en acquitta.
M. le vice-amiral Villaret-Joveuse, capitaine général »«»«»
. ^ à I» CùU-Fcrmr.
de la Martinique et dépendances, avait envoyé son frère, général de brigade, sur le continent de l'Amérique espagnole, pour en observer la situation et tâ« cher de nouer des relations entre la France et ces nouveaux marchés que l'Angleterre aspirait à ravir à l'Espagne.
La Pélagie, chargée de porter des dépêches à M. 1q général Villaret-Joyeuse, toucha d'abord et prit langue à nie de la Mai^erite, célèbre par la beauté de se? perles. Après avoir recueilli des renseignements utiles à sa mission, elle se dirigea sur Cumana, situé dans le golfe de Cariaco, non loin de l'embouchure de TOré-ï noque , puis à la Guayra, port le plus rapproché de 1^ ville de Caracas, capitale de la province de Venezuela^
M. Duperré, en ayant obtenu la permission du gou-t vemeur, se rendit de la Guayra à Caracas , où il remit à M. Villaret-Joyeuse les dépèches dont il était porteu<\ et il ramena cet officier général à la Martinique.
il m'a promis de vous déduire les motifs qui donnaient lieu à mon retour et vous rendre compte de ma conduite pendant ma station. Je désire maintenant être employé; veuillez vous rappeler, général, qu'ayant eu rhonneur de servir sous vos ordres, vous m avez accordé parfois des preuves de confiance et de bienveillance dans remploi réitéré que vous avez fait de mes services. Daignez me mettre à même d'en acquérir de nouvelles, en me conférant le commandement de quelque corvette susceptible d'un service actif. C'est d'après votre permission même, et confiant dans la bonté que vous m'avez montrée, que j'ose vous faire cette demande; pour prix de mes faibles services, vous devez attendre de moi un dévouement respectueux. •
Certes, le zèle incessant qu'il venait de déployer d'une manière si remarquable disait assez ce qu'il entendait par ces mots : « quelque corvette susceptible d'un service actif. • C'était un commandement de guerre qu'il brûlait d'obtenir !
Il est triste d'ajouter que , malgré ses titres si honorablement attestés par M. le vice-amiral Villaret-Joyeuse , malgré la bienveillance personnelle dont le ministre semblait l'honorer, M. Duperré ne put obtenir le commandement objet de tous ses vœux.
M. D.pcm II reçut, le i o décembre 1 8o3 , Tordre de se rendre à Boulogne, centre où devait se réunir la flottille destinée à opérer une descente en Angleterre sous la protection d'une armée navale encore disséminée dans les ports de l'Océan et de la Méditerranée ou sur les mers.
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