AIT
Toutes les dettes contraclées par les diverM» adttiiJiistratMi^ civiles ôu militaires pour objet de senîti* publie mni décUftef^ dettes du gouvernenieiil autrichîeti qui va iKrap<!r Venise, el 3 sera en conséquence dressé nn i^tal exact avec les pièces jitsiifi* eativcs de l'objet de ces dettes.
Des coinniissaîres respeclifii des defii amnéM^ n!^len*iit Ir mode d'évacuation dtîs bopîUtii *or les cor|»de> amures jirthii françaises ou italiennes, les Mittit» k donner a 11% 1 * ^i#
pourraient être évacués, et leur pntnipi '»'i^^nr respectiTs après leur guérison.
Touà militaires, ou adiuînistrati^tir» et etiiployét fmnrJitf <m italiens qui, pour cause de maladie ou de service dVdiii' tion. ne ptiurraienl suivre înimédiateoient U li
garniuiti, jierrml irailè^ *'* «i^ntent de leur d4.|™.
moyens de transport que pour les vivres, fourrages et logemeiils, de la même manière qu'ils Tauraient été s'ils avaient pu partir avec la garnison. Il leur sera donné des feuilles de route ou passe-ports pour assurer leur retour aux armées de France ou d'Italie.
ART. lO.
En cas de difficulté pour Texécution d'un article quelconque de la présente convention , rinterprétatîon en sera faite en faveur de la garnison et pour la plus grande facilité de l'évacuation.
Nota. Il est bien entendu que le sort du personnel de la marine, odiders et marins de tous grades, sera en tout et pour tout assimilé à celui de la garnison ; chaque équipage de haut bord sera regardé comme un régiment, et les officiers généraux et supérieurs ainsi que l'intendant de lescadre chaîné en chef de l'administration, seront traités dans leur marche comme les officiers des grades correspondants dans l'armée de terre. Celte troupe , composée des 53*^, 66* et du dépôt du 6 1^ équipage de haut bord, formera une colonne qui passera parle col de Tende et se rendra à Toulon.
Aussitôt après la ratification de la présente convention par les généraux respectifs commandant le blocus et la place de Venise, la liberté des communications sera rétablie tant avec la mer qu'avec la terre ferme, et le Gouvernement autrichien sera mis en possession des droits de finance et d'administration , tant civile que militaire.
Fait double à Venise, le 24 avril i8i4.
IjC Commissaire chargé des pleins pou- Le Commissaire chargé des pleitis pouvoirs par M. le Lieutenant général voirs par M. le Général de division Marchel, Commandant de division , comte Seras, Commandant supérieur.
Signé DE BoNOMO. Signé Rolland,
n ml'j • t- , L jj i Colonel du içéiiie.
Hidihé par mot» Licutetiant général , , , -
commandant de division , Hatifiépar nous Génénd de division.
Signe Mahchel. Signé Comte Seras
3'r2 ME Dli L'AMIRAL DIPEIIUK.
Paris ^ôjuiu ISI4.
A Sou Excellence le ministre de la marine et des culouie$.
Monseigneur, R^ompcnse» J ai cu llionneuF dans mon rapport de rendre compte à Votre dcmande<i. Excelleuce , des services distingués des ofllciers sous mes ordres
•ur sn olliciei». ^
pendant le siège de Venise. Je crois de mon de\*oir deu provoquer la juste réconipeuse, en vous priant de solliciter de Sa Majesté {>our les plus niéritanU, et par leurs services, y compris le» derniers rendus, la décoration de la Légion d'honneur.
Ces officiers sont :
M. Ayreau , capitaine de vaisseau. — Un service actif loin de» ports de France Ta privé jusqua ce jour de cette récompense, méritée par des combats, des services distingués el son grade actuel.
MM. -Mauflray et Daubigny, capitaines de frégate. — Ces deux ofticiers ont servi pendant le siège de la manière la plus distin guée. Ils ont pris part à diverses actions.
M. Meissonnier, lieutenanl de vaisseau du 53*. — Cet oiliciei. p<*ndant mon conunandenient. a vctyi deux blessures graves: une dans la I)riliante défense du vaisseau le lUvoIi, et une secoiuli* Irès-grave à la tète de sa compagnie dans une sortie.
J\)se réclamer, Monseigneur, toute votre bienveillance cu it- \eur de ces estimables oiliciers.
Vni rhonneur detre avec respect.
Monseigneur,
de Votre Excellence,
Le très-humble et o]3èissant serviteui.
f> Contre- Amiral.
Signr Drrtr.iik.
Ae sUititfii
Paris, 10 décembre 1814.
A Son Excellence le ministre de ]a marine et des colonies.
Monseigneur, Au retour de mon commandement des forces navales françaises pua et italiennes dans TAdriatique, et dans le rapport de mes opérations à votre prédécesseur, je manifestai le vif désir d'être promptement rendu à un service actif. Je croîs devoir en renouveler aujourd'hui la demande à Votre Excellence. Une habitude constante delà mer de vingt et quelques années, mes goûts, mon âge, le besoin d'acquérir encore de l'expérience et de rendre de nouveaux services, tout semble diriger mes désirs vers un commandement à la mer ; ils me paraissent d'ailleurs conformes aux intérêts du roi. C'est en entretenant l'activité des jeunes officiers généraux de sa marine, en leur donnant les moyens d'acquérir de l'expérience, que Sa Majesté pourra un jour retirer quelque avantage de leurs services. Ce motif avait déterminé, à la petite paix d'Amiens, l'emploi d'officiers généraux dans les stations; citait au contraire pour rajeunir la tête de la marine, et se créer une pépinière de jeunes officiers généraux , qu'après la paix de 1 783, des capitaines de vaisseau furent employés à ces commandements ; mais aujourdliui la marine possède ces jeunes officiers généraux, c'est là qu'ils peuvent être utilement employés, c'est autour d'un chef d'un grade supérieur que pourront se réunir les officiers pour le bien commun , et que se centralisera le service. I>es Anglais dans toutes leurs stations ont des officiers généraux, dans les Indes orientales, à Madras, dans les Indes occidentales, à la Jamaïque, la Barbade et les Bermudes, dans la Méditerranée, à Malte et autres lieux. Les intérêts mariliines de l'Etat semblent exiger que, dans nos relations avoc eux, ils
VIE DE I/VMIRAL DlI'EriHE,
tmes ioalena» fiar des ofrieierÂ>i)u lutek! niafir* mm ne pà% têitv âvec désavantage.
La rqime de possession de S%inl-Doiiitiigiir^ si ellr a tien , doit fournir eooore lès moyens d*^ m%r une sUlion et d'utiliser des oiËders géoériUJt Quelque mesure que le Gouvifrnmnefil adopte, celle d un blocus serré de lotis les ports et bavrc» de lllt w?ra &ans doute h premiènc, pour pmer de loulcs resMoroef eàtérieurei^ ioît les deux partis qui y coniliâttenl «injourd^lid . soit le parti opposé à la Fraore« m on pârvienl à en attacher qo à ses intérêts. Il faudra fournir à C€ dârûier tous les seooofi en iiiunkioQs de guerre et de bouche, favorîwr ses opérations, lui douuer en un iiicit lous les moyen» dYizraser sor ' '^,
tout en s'ankiblissant lui-mêuie et san* y prendre o re
part. Cest par une cK^drîlle de petits l^tititenU nuunti^utu en rroisîère active, pour explorer le» Imies, les ports el toutes lo côtes, que Ton pariîendra k défendre rîntnKinction Jaucan secours du parti rnneini, par conséquent a rafTaiblir, puisa lanéantir. L'île étant déclarée en état de blocus, tout batitticiil ne pourra s'y introduire qu*eii contrebande et en conUravcaticm aux lais de la guerre. La croisière pourra donc tmuvcr une par* tie des nioyens de mû entf<etien dans ses propres résultab, et lieaucoup d'olficiers y trouveront des moyens d'inslniclioii.
Malgré le vif désir tjue je témoigne à Votre Excellence pour un sei vice de mer, je ne puis avoir, etsurtaui à mon ig«, d*aiitrr convenance que le service du roi* Aussi trouverai«je encaore dam un emploi dans les ports, tel que celui de préfet iiiaritiaic. ibef aiilitaire un tout autre, les moyens de lui proavrr ma fi* délité et mon dévoucrtient, et de nie rendre digne de sa laflfi^ liance. Cet cniplui. du moins» nipproclie davantage riiommê tfé n*er de seshaltitudcs. le tient en rapports riiUstants avec hdu métier, rentrettent dans la connaissance deshommci eiiles choses, et ne peut que le disposer davantage à liiul ser^ior êM de meft au*i>iliil qui! te ruî dtitaiïcn I v n|qH*ler.
Je supplie Votre Excellence d'avoir égard aux observations que j ai Thonneurde lui soumettre.
J*ai rhoDueur, etc.
DurBRRB.