LIL
A b»rd il* U nimr^, néa Ab Btm.
khlMlnlvii I8tl.
A Son Excellence le tiiinistre de la marine el des eolofiies.
Im Ghm va «ans doute détanner. Deptiia Irob am j'ai doniMr tou» mm Soins h riostraclion de ftDn équipage. Il eal fonsÉ k ton les les habiltfflcs, k lott» le» ezerrteea niiltlafm» aniqneb » sofil radiemeiil plnyisles jeanea geo» qui le L-oai|}oaeiit lêmm^
coupage oe sera plus dispose li une ju^toiiirtiuia •? i int? wzskoisatioa militaires. Tous mes wm& ^m -*?« riiuntr» *'^r% '» jn?-. et je crob Tavoir atteint
Si Votre Excellence eat lou^oim -unii .".mi»niana ttî air» la essai dans ce genre,je crois Le ammiMir loor.nm *::#* -ïsma^^H-i moins de difficultés qa en tout «m:* *' /mr*!?* -naairat^ i Tif^ devoirs si je ne le lai avais «cnai«».
Il faudrait, dans ce ras. îii»n«nrir^ tml itîni«»îiu:r»!zxii!i* -»' réqnipage, soit parcon^eou aiHEv^iin :«iîtr.iuianfi -^^ i 3«:t:a:tf.' de son organisation pendant vt teumepieiir. tf^ ^ r::pirje -n* durera à peu près jusqu'à U da la nii w •>it*t«:''ii»^ '::na»s. «••r* pourraient être donnés par i#î rr.ro»^
XLHI
Monseigneur.
Lorsqu'en novembre lèi^ SftMij-îSîêi «diLnic rue rapp^ri^r à un service actif, dont i>ttt '^^ p^ii .Tr/^vait «ri'.lnie depuis quelques années, et ma confie le cocaniâiii*înieEit de la >yktion vU*> Antilles, j*ai dà faire p^>ar en'r*:r er. r^imparn-r 'ie jri::J> «tcrifices pécuniaires. Le mom^fi' nriai- p^î fa\' ratie : i- 'était oi'l'.u où la France venait de 4^ lîb»:r*rr crriv^rr^ les rtrangers.
Arrivé dans les Antilles. c<j j'^Uis ïtationnaire. parcon>eq«eiu résidant, je nai pas joui des avantages arcordes aux empioYts supérieurs dans les colonies, qui par une ordonnance du tvi étaient exempts de la retenue proportionnelle. Je Tai subio. même sur le traitement de table. Quelque insuilisaut qu'il iVii dans un pays ou le rapport de l'argent avec la France est dans beaucoup de cas celui de la gourde ou piastre au franc, il s est trouvé diminué par cette retenue, celle des invalides et la porte de à pour cent sur le change , d un tiers pour les six premiers
372 ME DE LAMmAL DUPERRE
mois» el d'un cinquîènii' pour tous les aulr^^. Lf tr ^ pour moi une perte denvimn 20,000 rraric:*. Mi^ rcliUon^ continuelles avec les gouverneurs, le» géoéraut et auiorilé» supérieures de louô les pays qtie je fréquentais, tfi*imposdeiit des obligations ruineuse». Les annrttix eQnph))A%dep«tô mot, seulement n'ont point éprouvé de semblable^ rettotiai, ont reçu, au contraire, une indemnité ponr entrée «a campi^^ et frais de déplacement*
Votre Eicellenfe m'excusera sans do«te d'oeer 1 eti mes intérêts personnels et pécuni:]tiys.StbienireiiIan< . ; m'en^gerà surmonter la répugnance que j'éproove à Im Uift la demande d'une indemnité pour les pertes qne jm éproutitL
J'ai rhonneur d*étre, Monseigneur, De Votre Excellence,
Li' très-obéi^san* serviteur, t^ Cantrr * Amiml »
■lu «rnquièm
ToQlMiJeSÛMidi IS^.
A Son Excellence le ministre de la marine ei des colonies
Monseigneur,
En conséquence des ordres de Votre Excellence, je suis irrhré en ce port le 17. Je me suis occupé de suite delà mœioti doat vous ^vei daigné (n'bonorer. Mon in^pectioti s*e^t étcndoe sor tous les détails du port. Au personnel, j'ai tit»uvé tous les officieri, les administrateurs et les divers etnpbjés de la mariAf animés d*uQ seul et même esprit, celui de «rvir le roi «vecxdt et dévouement. Au matériel, on s'est créé dans les foiiçali ém
moyens propres à faire beaucoup de choses ; plusieurs établissements s'élèvent, tels que des hangars au bois au Mourillon, le magasin général, un hôpital à Saint-Mandrier et une cale couverte. Partout on a voulu remplacer économiquement les charpentes par des voûtes en briques creuses, fabriquées par les forçats; mais partout les murs ont eu de Técartement et ont souffert. Il a fallu , au magasin général , employer pour liaison une grande quantité de fer, élever en ceinture au tour de Fhopital de Saint-Mandrier un second tour formant galerie, pour supporter les voûtes , et afin d'éviter sans doute les accidents. On parait avoir forcé les dimensions des piliers de la cale couverte. Je ne suis point apte à déterminer les causes; mais je crois de mon devoir de signaler les faits à Votre Excellence , que cependant elle ne doit point ignorer, et je les crois de nature à fixer toute l'attention de M. l'inspecteur général des travaux maritimes.
J'ai passé l'inspection des marins des quartiers de Toulon et de la Seyne. Messieurs les commissaires méritent des éloges, et . surtout M. Imbert, à Toulon, pour leur exactitude dans celte partie du service.
Demain je pars pour continuer ma mission dans TEsl.
J'ai l'honneur d'être. Monseigneur,
De Votre Excellence,
Le très -obéissant serviteur, Le Contre • Amiral , DUPERRÉ.
ifraDttuMmriil iuArJtJin».
A Son Excellence le minislie de la marine et des colomes.
Monseigneur,
J*ai en l'honneur d'adr^ser à Votre EiceUence, soiis le Ûinbn Direction des ports, ie rapport de mon inspection dn matériel do port de Toulon. Le personnel des officiert de vaisseau prAaenb et employés à lerre est pen nombreux » sortoat cdtii de* ofTitieit supérieurs. Il a été depuis augmenté par la promotion du i y Èùéï dernier.
Les capitaines de vaisseau étaient au nombre de huit , dtnit quatre en congé ;
Les capîtaïnes de frégate, boit, dont quatre en d i
Les lieuteuauts de vaisseau , irenteH:iuatre, dont six *:n t^
Les enseignes de vaisseau, quarante*neuf * dont douxe eft congé*
Tous les élèves sont embarqués.
J'ai paisé la revue à bord du vaisseau amiral, i .n les officiers animés du meilleur esprit pour le scm« . i
J'ai vu sous les armes les deux Imtaillons dVrtîîItrîc de U marine. L'effectif du troisième est de quatre cent an bominc»* dont deux cent un présents au corps et deyx cents emt«rC{iifi. aux hôpitaux et en congé. L'effectif du septième est de quille cent sobante-quatre t dont trois cent vingt^quitre présents itt corps et cent quarante embarqués t aux hôpitaux el en oiogi Leur tournure militaire est parfaite , Tc^iprit «il eicdlcBt.
Le vaisseau VAnnihaL armé sur la rade pour servir de dépôi aux marins de levée, est une instilutton bien prcfcrahle am cayennes. La police y est celle d'un bàtimeat de giicrtt Mrmit oo ny voit pbis, comme jadi». lagsbonder les hommes,
Les tableaux explicatifs de mon inspection des classes dans les quartiers, que j*ai Thonneur de mettre sous les yeux de Votre Excellence, lui feront connaître la situation déplorable de Tinscription maritime , rinsuflisance de ce mode pour la formation de Tarmée navale , et Turgent besoin d'y suppléer.
Tous les quartiers du cinquième arrondissement sont administrés par des sujets capables. Ils ont eu beaucoup à faire pour régulariser un service négligé pendant la dernière guerre ; ils méritent des éloges. Un seul peut-être, par raifaiblissement de SCS facultés mentales , fait un peu souffrir son service : c'est celui de la Ciotat; mais il sera incessamment secondé par un excellent syndic, M. Romieux, lieutenant de vaisseau en retraite, qui tiendra la besogne au courant. Il n en est pas de même dans la plupart des autres quartiers et des syndicats. Presque partout ce sont de vieux marins à peu près incapables. Mais cet inconvénient est inséparable de la législation actuelle : comment trouver un homme capable aux modiques appointements de 1 2 fr. par mois.^ On est tenu à des écritures, à des déplacements, à une correspondance , et des syndicats sont à de très-grandes distances des quartiers: Castelnaudary, par exemple, est à vingldnq lieues de Narbonne; Saint-Laurent est à quatorze lieues de CoUioure.
Tous les commissaires des classes ne m*ontpas paru rétribués suivant Timportance de leur quartier : c'est surtout Cette et Narbonne qui ont fixé particulièrement mon attention. Le port de Cette, par sa situation au milieu du golfe du Lion , est des plus fréquentés, pendant Tbiver surtout. Les mouvements y ont à peu près l'importance de ceux de Marseille , où se trouve une administration montée. Il faut donc à Cette au moins un commis pour les armements et les désarmements , et autres mouvements. L'intendant, pénétré de cette nécessité, a alloué à cet effet au commissaire une somme de 5oo francs. Mais dans une ville de commerce, et offrant autant de ressources, comment se
procurer un commis aux app&inleitieEiU minimet de Si>o buo? Il faut que le port de Toulon en fcanusee un . ou qu il aUoue 1«» appointements d un coiutuis que le Gouvpr&ement paye i ,3oo fr Le cûînmi&iâire de Narbonne e»t le $ctil qui n ait pas un tous les autres en ont un de première classe* Set frais de , — , iont de 45o fnmcs , taudU qu'ailleois Us^m de G ei 600 Trajic»; et cependant il ne pourrait suffire k lui ^ul êu% écriloret et d«^ tiiïts de sou quartier : il est otvitgé d'eniployér itii coniitiU k jwsi frais, li eut indt^peuaahte f(u il soit «îilé par un ^t^ndîc tic pur luière cias&e. Ses frais de bureau. msuQLsanls lUoa unenusa grande viile que Narbonoe, doivent être augmeatê^. Je joins id, pour Oier Son Eiceileoce sur le personne) de ce quartier, le rapport de M. le commissaire EÀinénard.
Les frais de bureau a Cannes de i5o franc» « el à Sêtol-Tn>pez, qui est un quartier, de 200 francs, sont en vérité ainlesacMia i des besoins , même pour le loyer.
La population maritime est dans la plus affireuse misère. Tons les vieui marins privés de retraite sont dajDs Vindlgeace. U leur est presque inipo&slble de réunir les oondtiiotis rig^ureujc» prescrites par la loi de 1791 , auxquelles ont et*'
des conditions plus rigoureuses encore, telles i^^- .^ . ...
ans d'âge, les inliruiités et Tétat dludigence. On doit sentir U besoin de modiCer cette législation et de la rapprocher de Turdonnance du roî du a 7 août 181 4i sur les relrailes. ' " devoir faire base pour larmee navale comme p>ur Tari
Le marin ne peut avoir droit aiii invalider qi roi»
cents mois révolus de navigation. L'ordonnance adnust sur la uicme !igup le service coniitie rrlui du romr« ' * '
delà pécht;. Le premier ixpendant, en i|u. „..^ .,
si digue d'une Juste préfcTence, ne pourrait-il pas donner droit. comme aux oÛiciers admis à la retraite qui oompteni leurs voyages du commerce, à comptrr de la liai '
On ntijectera peut être que !♦' innî!^ * t, ,
ir- enta
Vas
«ilfe ^■'Trt*» "«TET fi? ITT
L*^ tnan— Fijije TzrT? 'i--* -ir ; - - -^- ^ ^
panezueir t*^ is rȔT^
Ja: imnv* q-: x-t-^-^*? = "'»-'-"=-^-- -.: —
de hû ftniriiH'iîr»- i "-?i« «rit- :^=' Tr-' s * :> . •-• -^
Tai uvt ci* ^^ci* iîirii.îft i - -: ^i r». .;— -. :• . .: - x ^ seulemeDl diir* -•** rta-rrrr- •-- T'î> ■ rv . ^•.-x , .x .,v . lions. eD xrts-z^irr ii»r:r' ^«i- *. •- . :■. vvv.\ v . * Votre ExcelieiK* -^ û -^ :> : F- -• .v ? v. x n lement Tallente i-i r^-r :r.i >:: --. v : .x ,x;s. ^ .^.x . , roiK^ues.
DirrEUu:
pom U ptoiMT
dition au-dessus de leurs moyeus pécuniaires et impossible k remplir. Ce serait pour eux un acte de grande bienveillance de les exempter de cette formalité ou, du moins, d'une grande partie des frais qu'elle comporte.
J'ai Thonneur de joindre à mon rapport les états des infinnes de chaque quartier qui , d'après les ordres de Son Excellence et la visite de roflicier de santé qui m'était adjoint, ont été déclarés et portés hors de service; j'y joins également l'analyse de chaque quartier.
nMAPITKH \ 11.-1823
Le Contre-Amîial baron Dtiperr^» cominaiidaiit eu cl les forces navales de Sa Majesté tlevunt Cadii , A Son Altesse Rojale oionseîgneur le doc dMiigoutémr.
Moïiseîgneur,
Le coïitre-amiral des Ro tours à eu tliûtifieor d^ufortner V« Altesse, par son adjudant, de la prise du fort de Sânti-Pelri^ il m'adresse aujourd'hui son rapport, que JdîrhoDiieurdevoui transmettre. Cetheureui début dansie comttiaudeRietitdeifofGcf n^kvales que S, M, m'a confiées est concluant pour le blocus de Cadix et pour toutes les opérations que Votre Altesse petit xtmloir tenter cootre lllc de Léon; il a fait la plus profoode împreê^ ston sur lancien commaodant du Trocadéro* qui est prbimnier à bord de la Thémis; sa. première pensée s est portée sur TUe de Léon, et il a demandé t • Llle est- elle prî^e?»
Dans le rapport du contre-amiral des Kolours. Vt»lrt Allttfe royale verra quelles difljcultés,qut*ls olj^tades la division a eoi 11 vaincre pour aborder le potiil d attaque, quelle a élc cnstittr an l'eu la conduite dt*s braves sous ses ordres. U en ctti! pioiiisri que Votre Alteiise jugera peul^lre dignes de rtMiompefises. Cest surtout sur MM. Trotel , lieutenant de %'atsseao» et Pùnée* cqn* laiuc de vai^iseau i qop je- pri'ndi^i la lit- ♦!&
de Vntriî jVlt*»$î^c; le ^wi'cte est d6 aui îu».^ . ,.,.c^ par j
eux. J*oserai réclamer le grade de capitaine de frégate pour le premier, et le grade dofHcier de la Légion d'honneur pour le second. Je crois devoir, à titre de récompense et d'encouragement, réclamer de Votre Altesse la croix de la Légion d'honneur pour If. le capitaine de frégate Tétiot , commandant la battene du vaisseau et le débarquement; pour M. Lemaitre, lieutenant de vaisseau, officier de manœuvre; pour le sieur Simon, maître d^équipage, et les canonniers Aûot, Perdrix et Messager, qui, quoique blessés , n'ont pas voulu quitter leur poste. Ces grâces auront les plus heureux effets pour le succès des opérations que nous avons à entreprendre.
Tai vu hier la flottille à San-Lucar avec le major général. Je compte être rallié aujourd'hui par quelques bombardes et canonnières. Si le temps se soutient beau , peut-être dans les vingtquatre heures pourrai-je, suivant les intentions de Votre Altesse, faire jeter une centaine de bombes dans Cadix.
P. 5. Monseigneur, il me parait de la plus haute importance de mettre de suite le fort de Santi-Petri à l'abri de toute attaque des forts de File de Léon , en le défendant à la gorge de ce côté ; il faut aussi le mettre à l'abri des tentatives des canonnières, qui pourraient, en descendant la rivière, le canonner, vouloir l'escalader ou le surprendre. Il faut que l'artillerie soit bien servie; il faut donc des artilleurs.
XLvn.
Devant Cadix, le 21 septembre 1823.
A Son Excellence le ministre de la marine et des colonies.
Monseigneur, Je suis heureux d'avoir à adresser à Votre Excellence, pour CampagM premier rapport de mes opérations devant Cadix , celui du contre- ^*^^r^-
amiral des Retours sur la prise du fort de Santi-Petri. Cette opération , qui demandait de Thabileté et de la précision dans les mouvements pour vaincre tous les obstacles qa*offi-aient les éléments et les localités, complète le blocus de Cadix; mais il est surtout concluant pour les mouvements k entreprendre de ce côté contre Tilc de Léon. VoUà donc la première de vos intentions remplie , et j*ai déjà pris mes dispositions pour TexécutioD de la deuxième. Je m*en suis entretenu avec le major gêné* rai ; je vais soumettre mes moyens d exécution à S. A., el nous agirons.
J'ai moi-méme hier, après avoir vu le Prince, pressé à San- Lucar 1 armement de la flottille. Je serai , j'espère , aujonrdlini rallié par quelques bombardes, et si le temps, qui est constamment mauvais , devient beau , je pourrai peut^tre, dans les vingt* quatre heures , faire jeter une centaine de bombes dans Cadix.
Je fais placer un stationnaire dans la rivière de Sanii-Petri, sous le fort, pour surprendre et arrêter à Tentrée tout ce qui se présentera. La division sous voile continue à y croiser. Les premiers embarras de mon commandement et le temps qui me presse ne me permettent pas d'entrer dans de grandes explicitions avec Votre Excellence, mais j'agis et j'agirai sans cesse.
Le Contrr-Amiral commandant m ckff, DrPERRR.
Rapport du contre-amiral des Retours.
A bord du Centaure^ devant Santi-Pclri, le 20 septembre 1823 (Il heures du soir).
Général,
J*ai eu rbonneur de vous annoncer il y a quelques heures BomUniemeot la reddition du fort Santi-Pctri; mais les conditions auxquelles *\^ J^**° elle devait avoir lieu ne m^étant point encore connue^, j'ai deSanti-p«tri. attendu son occupation par nos troupes avant dé vous donner les détails de cette affaire.
Ce malin, au point du jour, les vents étant à TE. joli frais, belle mer, j*ai donné ordre aux vaisseaux le Centaure et le Trident et à la frégate la Guerrière d'appareiller, mon dessein étant d'attaquer le fort que je viens de nonuner.
A sept heures la division était sous voiles, courant bâbord amures, le Centaure en tête, suivi du Trident, la Guerrière en serre-file. A huit heures, j'ai changé d'amures: mon dessein était de passer à terre du banc de rochers nommé le Jean Buella, mais je m'aperçus bientôt que je ne devais pas compter sur les pilotes espagnols. En conséquence, je donnai ordre à la corvette VIsis, commandée par M. Boniface, capitaine de vaisseau, que vous m'aviez envoyée dans la nuit et que j'avais retenue, de prendre la côte de la ligne et de sonder devant elle, à distance de pouvoir me signaler le brassiage , et de virer toutes les fois qu'il serait au-dessous de dix brasses. Cet ordre fut très-bien exécuté et la division s'approcha ainsi de la terre au N. de Santi- Pétri , en louvoyant sous les huniers.
A midi, je fus rallié par la goélette le Sanio-Christo, commandée par M. Trotel, lieutenant de vaisseau, à qui je donnai ordre d'aller sonder dans le vent, aussi près que possible du récif qui borde la côte, et de me signaler le fond, afin que je portasse
VIE D£ LAAIIRAL DLFBttUE.
bords plus au N., moti projet éÎMni dVnibùsser U dmsi«iu hibûtd imnres à qiuitri cents toises du fort, si les v^jils, la oa^ lure dy fond el le^ courâiits, dûul la mlence était ua obstacle | de pJm, me le permettaiefi t A une lieure un quart , je li^ bmer le s%oai doot jtïMs aioveou avec nos batteries pour qu elles axmmeiiçassexit leur feu, ce qui fut Tait avec une extrême vi* gueur. Panenu à la distance à laquelle je voulais être, et reie-l vaut le fart de Santi-Petri dajis le & E*, je donnai ordre à] M. Ponée* caauiiaadant h Ctniamre, de prendre position à cel point el de s'embosser, ce qui fut exécuté avec habileté, maigre ' la foftre du vent« qui frmithîssait en ce moment, el celle dei GOUianis« qui prenaient le vaisaieati par la hanclie de b&bonl* Les voiles serrées avec autant d^ordre que de célérité Je Cs «gmt de coniinenoer le feu . atiquel le fort répondit par le petit nombre de pièces qu'il avait dans cette partie. Pendant ce temps , k Tri- 1 dmf s^avançail; il de\ait mouiller à une demi-encablure derrièfe ' le Craftf&/e, maïs le vent était%ariable de TE. S. E* an S. E,;il ne pat le faire qu a une encablure et commença le fen anssi*l6< qu'il fut embossé, recevant avec le Ccn/aorr celui d'nne bailerir de Tile de Léon et celui de Santt-Petrî, qui timent ègaksneot sur la goélette le Saniû-Chritla , qui n*cn était qu'à on quart de portée. La Gtumèrt eu serre*filc allait sVmbosser en arriéie do Tnient^ mais je lui G& signal de pn-ndie la tête de la %ne« et soit que les vents lui aient manqué, on que les ciounints la mai* trisasscnt, elle ne put gagner son poste et sembos^a à une encablure et demie sotis le ^^ent du Centmne, presqiie fiar mm travers. Dans cette position, elle commença sou feu; mata 0iV| t>ercevant qu*il n atteignait pas a beaucoup près le fort« et que h» iKmlets du Thdent ne le dépassaient pas a»ei, jwvoyai un de ' mes adjudants. M. Thibault» lieulenjint de vaisseau, portée ordre à ces deux liàtiments d'appareiller pour reprendre po»fc. U Triitni à poupe du Cmtaure et Iû ^ ' lut. Hj
était trois heures: h Crnmfirt combatym vfi|^ui? tmi. u^^aiv ml
quart, le fort de Santi-Petri ne ripostait plus qua de longs intervalles. Je jugeai que le moment d*en tenter Tassaut était venu. Je fis signal à la division d'embarquer les troupes dans les chaloupes et de les diriger sur le Centaure, Ce mouvement se fit avec toute la célérité que je pouvais désirer, et je n'attendais plus que le moment où le Trident et la Guerrière eussent pris leur poste et commencé leur feu pour ordonner le débarquement, quand à trois heures et demie le fort arbora un pavil- • Ion blanc, qui fut à Tinstant salué de mille cris de Vive le Roi! Je fis pousser sur-le-champ les chaloupes au large , ayant à bord quatre cent vingt hommes des 12* et 24* de ligne et un détachement de grenadiers de Tartillerie de marine. Arrivé au pied du rocher sur lequel le fort est construit, M. Tétiot, capitaine de frégate, commandant le débarquement, m'expédia un parlementaire, officier espagnol, qui me proposa pour capitulation que la garnison du fort fût libre de se retirer dans Tile de Léon sous ses drapeaux respectifs, pour continuer d'y servir contre Tannée française. Je ne voulus pas souscrire à cette condition ; et, ne pouvant amener le parlementaire à reconnaître la régence, je lui donnai pour ultimatum que la garnison aurait les honneurs de la guerre, mais qu'elle prendrait rengagement de ne pas servir contre la France pendant toute cette guerre. Ces conditions, consenties par le commandant du fort, allaient être remplies; mais j'obtins mieux encore par la crainte que les Espagnols avaient de rentrer dans l'ile de Léon. En conséquence, ils se sont constitués prisonniers de guerre, et nos troupes ont pris à l'instant possession du fort sous le commandement de M. Louftaud, chef de bataillon dans le 12*. Les Espagnols y avaient vingt'Sept pièces de canon de 2 à en bronze, cent quatre-vingts hommes de garnison, des munitions nombreuses et deux mois de vivres; ils ont eu treize hommes tués ou blessés.
Je connaissais trop l'importance de la position de Santi-Petri pour ne pas profiter à l'heure même du succès que je venais d'obier»
3â6 VIE DE L'AMIRAL DIPERBE.
tenir. Jai iût anner anatitôt db caBot par bâtiment povr înfercepter i«s bateau qui entrent par la mière de ce nom et ravi- Uiiient coatinneilemeot Cadix • malgré la sorveîllanre la plua actiTe de ncs rroiseors. et déjà /entends le canon dn fort tirer sur eux S«:a ien. joint à celai de la batterie que nous avons en £ice. Ole saiK retour ce moyen de ravitaillement à peu près unique.
Je ce terminerai pas ce rapport. Général , sans payer ao CealaaLiv le tribnt d'eloçes qu'il a si bien mérités : état-major, nuleiots. soldats, tons ont montré an enthousiasme que rien ne peut exprimer.
Parmi les officiers qui se sont distingués, après avoir frit mention de M. Ponée, dont la brillante manonivre a en tant de succès, je citerai M. Laine, capitaine de fr^te: M. le Maitre, lieutenant de vaisseau , officier de manœuvre; M. kerdrain, lieutenant de vaisseau, mon premier adjudant, et M. Thibault, le second.
Les batteries étaient commandées, la première par M. Tétiot, capitaine de i're^ate . M. llervieux. lieutenant de vaissesu. et M. Tht:\enai\l. capitaine d'artillerie; la seconde, par M. Clément. lieutenant de \ai<5eau , M. Coulom, enseigne, et M. Fenoui , souslieutenant dans l'infanterie de marine.
Dans Tequipa^e, je citerai le maitre nommé Simon ; relui de timonerie, Beyot. et celui delà \oiIerie: le maitre canonnier et le$ canonnière .\not et Perdrix, qui, quoique blessés, sont reste:» au l'eu , et Messager , qui , ayant perdu deux doigts , n'a pas \oulu quitter sa picce.
Lt' Centaare n a pas a regretter la perte d'un seul homme. Les buulets de l'ennemi ont porte presque tous dans le gréement. et n'y unt t'ait que peu de mal.
M. Bonil'ace a très-bien manœuvre dans le poste que je lui avais assigne.
J'ai dkja nommé M. TroteK lieutenant de vaisseau, comman-
dAQt: le SwtO'Cti^Utù. Je lui ai fiât signal de satûifaction sous le feu que les batteries dirigeaient sur lui • sentant sans doute toute rimportance de ses manœuvres pour le succès de la division. J'ajouterai que, depuis trois mois, cet ofHcier ne cesse de rendre au blocus les plus grands et les plus utiles services.
M. Braud, lieutenant de vaisseau à bord de la Cjrbèle, qui avait été employé à la reconnaissance du fort de Santi-Petri, m'a été fort utile. Cest un officier d*un mérite distingué.
Si la division a acquis quelque honneur dans ce combat, dont tous h^ marina sauront apprécier les difficultés, elle le partage avec les braves qui ont servi les batteries qui combattaient avec elle sur l'autre rive du Rio Santi-Petri. Je me plais à rendre hommage à la vivacité et k la bonne direction de leur feu.
Poar copte conforme :
£f Conirt'À mhral comimmdant en chef les forces tutoales êê Sm Mi^estédnmikî CadJm,
DCPBRRB.
Devant Cadix, le %% aepteiplire 1823.
A Son Excellence le ministre de la marine. Monseigneur,
La flottille de bombardemen t , composée , pour le moment , de piotuiu quinze canonnières, dix bombardes et cinq obusiers, m'a rallié hier. Aujourd'hui, si le temps le permet, ou au premier moment favorable» Tescadre va faire le mouvement préparatoire prescrit par mon ordre ci-joint, et demain Tattaque aura lieu.
Hier un paquebot anglais s'est présenté pour déposer un consul à Cadix : l'entrée lui a été défendue.
Tout ici. Monseigneur, change de face. L'escadre ^ animée
bomlMirdeiiMB
sm VÏ8 DE i;a«iral dipeu r
tenir. Xai £itt jirmer ttMÎtit a» canot f^ n ** cepler left baleftui qui tiilr^i pf là le j l&tllenl coniîtliidleiaefit CâcHi^ir Dupcii
mAtm de ne» Cît)ÎMiira, iK d^è iiir eax* Soû fca . foinl Ji a^ ~ tàmi Aie 9^UÀ lA iiiur ce f Q nique.
Je ne iemiinemipr ^^^^ j^^ „ septembre 181 3 (aunp le tribu l d'élr tebU, «oltiatâ, * ^Ik IVxéciittoti de rordre daniK^menl drsfmpeut fiipriiner ^^es pri*cédemtiieiil drrC'lées p<»ur le bombarde*
Paraii If mentioa ' '^'^'^^ yoïii^ au signal de iamiral; elle se i
lucce». I liage du plateau de Saîiii-Sébislfcn. Le^i ail
lieuO jumiletOBi en ligne à deux milles dans le N. O. de Ta ten .f ^^ "<^^ distance de trois encablures les tiiu des auttts V m^S^^^^ '^ Gaeniùre et /û IVatu stur le* ailês, à imis m 4|urcs ^o terre : la preauère par le b«>^*»îr dr tribord d«
^*^tmre, vaisseau de tête; la deuxième frtgaie par b btncèip 1 Je iriboi-d du Triéent, \ats£eau de queue, en se fonnaot sur Jr Coloue^ vaisseau du centie. Le» auïre» ^ '" . * -^ iiu? '
seconde ligne h quatre encablures et ■! ^ , i
en se roiiuaiit mr la frégate I*v4n^îjfonf . au centre*
La flottille se formera en ligne avancée à irois etirabiiinîs i terre de la ligue en terre des vaisseaux, 1* * * iHiçAÏses et espagpgles au centre, la premiên . . tt*
nonnières, iur la droite^ vers Saint-SébastieD; la deuiîèuie, et | neuf, sur la gaucbe, vers les Cmhinm, Elle se lietidni prêle ê 1^ porter en avant et dari2v ip méiue ordre au pnîul d attaque »q«i est fixé h uiille toises de la place,
LVscadrilIe« sous les ordres de M. Bellauferr, est compeii^ des divisions de canonnières et des deux diiîsioos dif l)ardess
dvs L^leaui à raaies de rescatlrc, couitaândés
'^irîer, est sous les ordiigs supérieurs du capi*
ULville, cbar^ eu chef de ropératioa du
Pour copie coDrûirnf :
Lr CùtiUê-Àmiral ctfmnrnnàxmt tn çkfj
h bord du Cohsêf^ devaot Cadis, lé 23 sepiemibrÊ J8Î3, A 4 bfurt» 4u rotlîn
L*Sôn Excellence le ministre de la niariiie et de^ colonies.
Uommgaeur,
J ji rfaoïtnrnr d^inronucr Votre Eicdlence que la flottille, tïîtip(i5ée de dix Ijornltardes et dix-neuf canoonières, mouillée [>ti5 Cadix et sou» In protection de Tescadre, n'attend que le aur paitr se porter de deux à trois cents toises en avant p<îur ^tutiieaccr le bamltardement. Il sera pou&^é avec toute la vi-
icor qoc nous permettront ces faibles moyens, Xai eu hâte de emplir les intentions de Son AUesse Royale.
La Magicierme t arrivant de la Corogne, vient de me rallier frilè onil Elle a sous son escorte un bâtiment chargé d'un iBa*
riel d*irtillerie de «îége pris sur la place de la Corogne.
Lt Cùnîrr-'A mirai fommnndttnî rft ch^f tfMiuirf tirvani Ladùt ,
DiiF£na£«
il* aUgm.
VIE DE L'AMIItAL DLir'LUHb..
BomlHHFdfiiirnl
A Son Excellence le niinislrc de la marine et des colonies^
J'ai i'hooneur de rendre nompte à Votre I^celleEice qoe k matin j'ai Tait bombarder Cadix par la flottille de bombardemeiil, composée de sept bombarde» frati^aises, trois e^pagaoki et doq obusières. Je Tai fait établir en dedans de b portée du caoou, à liuit ceoU ioi&es etivîroa de la place. Je u*«j dotioé 1 ordre de cesser le feu que lar&que, Ie£ oiuirilions épuisées, k veDt qui frakbissait du S. O, et la mer qui à élevait nous met* Uieot dâos nmpos&ibîlité de conLiuuer* Je présuioe qfi*eci%lniB deux ceuU booibeA el quelque!» obus ont été lanrés sur h pUoe depuis buît heuresjusquà dix heorej* et demie*
L attaque a élé faîle avec ardeur. Tous les forts et batteriet de Cadix, appuyés d'une divistoti de vingt gniide» ctoonlïfères euoemies, y out répondu. Les lioulet», en grtttde piiik, déptâsaleQt de plus de tent toiees notre ligne,
Uae bombarde a élé coûtée par le ten de refitiemi. f^riae point lut lattôer ci' léger ttt>phée en %iie, je Tai fait rM»ori|uey jusque »ur ta tète de la Catalina. Cette manoeovrê à été tiaMIé* ment exécutée par M, le Heiitenârft de %9tm(' ^' ' "!f, cvwiâ. mandant le brîck le Lynx,mmmé pai M d* iM$*,H
réquipage de sa chaloupe. L*n CJinol de té vat«Mitt; cotnmanAé par M. le lieuienanl de Vaisseau Beviiiét?» a été p^ftà par im lioulet qui lui a (ué deuk liomines ao uniment cfu, afirés tm^ tion, il remorquait une buuiliarde hofi^de la ligne.
Votre Exeeliencé jugera» dajis le rapport soccinci él du capitaine de frégate Luogueville^ chargé en dbti dé tUfétê tiou , de sa conduite et de cf^lle de» officiers , ui nîer^ de Teftc^adre. La ll^>ttj)îp a faîl ruatc àv
Lucar pour ce ravitailler et se mettre à Tabri du vent de S. O. ,
qui souffle assez frais* Je n*ai donc pu encore recueillir tous les
traits de courage auxquels ce &it d^armes a donné lieu. J'aurai
rhonneur de les signaler à Votre Excellence.
Tàî pris la liberté d'appeler les grâces de Son Altesse Royale
sur MM. Longueville, Beau^ée, Bellanger, et divers marins qui
•e font signalés dans cette attaque.
Xai rhonneur, etc.
Dup£ivax.
de GmI'is.