‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 18 sur 155 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

les forces de Tennemi dans les parages lointains, ruiner ses établissements coloniaux, puis revenir soudain dans les mers d'Europe pour se combiner avec les flottes espagnoles et barrer Feutrée du détroit, au nombre d^environ soixante à soixante et dix vaisseaux de ligne, tandis que la flottille eflectuerait la descente sur un point de la côte d'An^eterre resté complètement ignoré.

-Que nous soyons maîtres du détroit six lieures, et nous serons maîtres du monde , > disait Tcmpereur dans ses instructions au vice-amiral Latouclie-lVéviUe, commandant en chef de Tescadre de Toulon.

Aussi rien ne fut épargné pour atteindre un but dont allaient dépendre les destins du monde , représentés à ce moment solennel par la France et l'Angleterre. De près ou de loin y Napoléon donnait les ordres et en suivait Texécution avec une incomparable ardeur. 11 suflit à la double tâche d'organiser et de concentrer simultanément les forces de terre et de mer, sans négliger un seul instant les autres grands intérêts de renipirc. Jamais, peut-être, le génie ne s'était imposé et n'avait plus glorieusement supporté une teUe responsabilité envers la patrie et la postérité.

Le tableau suivant, spécimen de ceux dressés pour l'empereur sur des cartes dont nous conservons la dimension, présente la situation générale de la flottiUe peu de temps avant les grands événements qui le décidèrent à renoncer momentanément kses projets contre l'Angleterre, pour entreprendre la merveilleuse campagne qui se termina par la journée r|'Au>terlitz.

ETATjaisant connaître le nombre de ckaqae espèce de bàimenls existants dams les ports de réamon om f tenmidùr «r ilit (20 juillet mS).

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