‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 19 sur 155 · ESPÈCES · texte numérisé non relu

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Nous n'avons fait qu'indiquer les prodiges auxquels M. Duperré dut concourir dans une sphère inférieure, si Ton en juge par son grade, mais agrandie par sa valeur personnelle, ainsi que lattestent des témoignages que nous serons heureux de reproduire.

D'abord attaché à Fétat-major général de M. le viceamiral Bruix, commandant en chef de la llottille, il

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recueillît avidement les lumières de cet esprit supérieur au moment où elles allaient, hélas I s'éteindre prématurément dans la tombe.

Lorsque la maladie eut foixé M. Tamiral de Bruix J* à laisser le commandement en chef de la flottille à » BooiogM. M. le contre-amiral Lacrosse, M. Duperré lut appelé à servir dans Tétat-major de M. Bonnefoux, récemment nommé à la préfecture maritime du i^ arrondissement, dont Boulogne était le chef4îeu. Par Texposé et le tableau qui précèdent. Ion peut se faire une idée des nombreux et difficiles devoirs que la réunion et les opérations de la flottille imposaient au préfet maritime. M. Bonnefoux trouva le concours le plus infatigable, en même temps que le plus éclairé, en M. Duperré, qu'il s'empressa, dès le ii avril i8oii, de proposer pour le grade de capitaine de frégate, en se fondant sur la justice du ministre et le bien du service*

• Cet officier, écrivait M. Bonnefoux au ministre , a constamment servi à Boulogne avec la plus haute distinction. Il est d'ailleurs infiniment recommandable par ses anciens services, et surtout dans les colonies. Par ses connaissances et sa bonne éducation , il mérite , citoyen ministre, vos bontés et votre bienveillance. Je vous prie de lui en donner des preuves en lui accordant le grade de capitaine de frégate. Je vous en aurai une obligation particulière. «

Le 9 juillet i8oô, le préfet maritime renouvela sa demande avec les plus vives instances en faveur de M. Duperré. « Depuis près de deux ans , disait-il an

ministre, il fait son service près de moi, où il a déployé autant de zèle, d^activité et de fermeté que de talent dans toutes les parties, d'intelligence dans toutes les occasions. Son désintéressement égale son dévouement à Sa Majesté ; il est employé aux modiques appointements de 1 ,600 francs par an ; sa conduite et son éducation ne laissent rien à désirer. Voilà, monseigneur, quels sont ses titres à vos bontés. J'ai déjà sollicité poiu* lui , sans succès , la décoration de la Légion d'honneur. Je vous demande, comme une grflce personnelle, de vouloir bien accorder à M. Duperré le grade de capitaine de frégate , avec le commandement d'un bâtiment de guerre qui puisse le mettre en mesure de vous prouver qu'il mérite cette double faveur. Quelque mission qui lui soit confiée, monseigneur, je me rends garant du succès; je suis sûr d'avance qu'il remplira vos vues et que vous serez satisfait de son zèle, de ses moyens et de ses connaissances. >

Les mêmes demandes furent renouvelées, avec la plus vive insistance et les plus grands éloges, dans une lettre du 3 septembre 1 80 5, adressée par le préfet maritime au ministre de la marine.

A cette môme date, s'adressant directement au ministre , M. Duperré lui écrivait : « Je croyais toucher au moment de reprendre un service actif de mer dans la flottille ; les circonstances me forcent de renoncer à ce projet ; elles rendent mes services è peu près inutiles au préfet maritime et me paraissent favorables poiuvous demander, monseigneur, une destination qui les

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