‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 34 sur 155 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

7 décembre, M. le commandant Duperré expédia ce navire pour Tlnde britannique avec 96 Anglais et 207 Portugais dont il proposait Féchange.

Il conserva i3i étrangers, dont 1 1 6 Portugais» pour armer les bâtiments sous ses ordres.

D'après sa liste de répartition , les équipages de ces bâtiments se composaient ainsi qu il suit :

La Bellone. . . 37g hommes.

La Minerve. . . 1 60 dont 93 Ffançais.

Le Victor, . , 64 dont 3i Lascars.

Le 2 2 décembre , à cinq heiu*es du soir, la Bellone découvrit trois voiles courant dans le S. S. 0. Pour n'éveiller aucun soupçon, elle fit la même route; mais, la nuit tombée, M. le comnmndant Duperré donna Tordre à sa division de gouverner au S. S. E. , afin de pouvoir le lendemain se rapprocher ou s'éloigner au besoin des bâtiments aperçus.

Le lendemain, au point du jour, aucune voile n'apparaissant à l'horizon, il se mit à la recherche des trois bâtiments, qu'il découvrit dans l'O- N. 0. vers midi. A l'instant, la division se couvre de toile pour atteindre ces bâtiments , qui paraissent prendre chasse sous totites voiles dans l'O. S. 0. La Bellone fait ses dispositions de combat et annonce à la division l'intention d'attaquer la nuit à toute portée de pistolet. A cinq heures et demie, il parut que les bâtiments étaient deux grands vaisseaux de la compagnie placés sous l'escorte d'une fi*égate du rang de la Bellone. La chasse se prolongent jusqu'au lendemain 2/1, dans la matinécN

Division RUf pacte.

Malgré réloignement de la Minerve, resiée i plus de douze milles en arrière, malgré rinanité du secours qu il pouvait attendre d'un bâtiment du faible échantillon du Victor, M. le conunandant Duperré, résolu de combattre, prépare son équipage à Tattaque par quelques tours d'exercice des deux bords, exercice dont il était Finventeur. Mais, Tœil toujours sur les bâtiments supposés ennemis, il croit reconnaître pour fiançais les signaux qu'ils échangent. Aussitôt la Bellone arbore ses couleurs, appuyées d'un coup de canon; et, chacun â son poste de combat, elle laisse arriver sur la fi'égate, qui hisse aussi le pavillon fiançais.

C'était la Manche, conunandée par M. le capitaine de vaisseau Domal de Guy, fiûsant route pour l'Ile-de- France avec deux riches prises faites à la pointe d'Achem.

Fxtmpu Moins ancien de grade, M. Duperré se rangea sous

"^ .r*"'' le guidon de M. le commandant Domal de Guy^ et ne roMundcmeot. |^j^ p^^ jj^^ ^ç^ç situatiou, à donner un exemple de

son obéissance dans le service.

Le 27 décembre, la Minerve n'exécutant pas l'ordre de la Manche de donner la remorque au Kingdom, Tune de ses prises, M. le capitaine Duperré laisse arriver sur sa firégate et lui enjoint d'exécuter sur-le-champ le commandement.

tuaui. Le 2 janvier 1810, les deux divisions réunies, éclai-

rées par la Bellone depuis les atterrages, donna dans le port Napoléon par une bonne brise du large. U était onze heures du matin; à trois heures, un vaisseau et

« rilc-dc-Fraucc.

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