CHAPITRE IV
dont la mâture et le gréement servirent à réparer les avariés de la division.
Le 1 8 juin, au lever du soleil, la division, en parfait l« divuion état, appareilla de la relâche de Saint-Augustin , où elle j| u*"ÛI, avait pu se ravitailler abondamment en eau et vivres ^. ^ .
A Saint -Âagiutin.
firais; mais la ration de pain dut être réduite à onze onces, et à seize pour les jeudis et dimanches, afin de pouvoir prolonger la croisière.
Après avoir doublé les dangers situés à Touest de Madagascar, la division fit route , le 2 1 juin, vers la côte de Mozambique. Là encore d utiles observations attestent la prudence avec laquelle M. Duperré naviguait, et sa sollicitude pour les progrès de Fart nautique.
Le 29 juin, gouvernant sur la citadelle avec le pa- Eiiemoaiii. villon anglais , la division alla jeter l'ancre sur la rade d.*Moi*iL,i^e. de Mozambique. .Ne voyant aucun motif pour diriger des hostilités contre un établissement inoflensif et déjà réduit à Tétat le plus misérable , M. le commandant Duperré crut devoir se borner à demander au gouverneur de lui livrer cinquante Cafires pour compléter ses équipages et de recevoir les prisonniers anglais et américains, qui augmentaient le nombre des rationnaires à bord de la division.
Cette demande agréée, il fit voile le 3o juin pour chaM« aller croiser sous les îles d'Anjouan et de Mayotte. deillir».u.'e.«.
Le 3 juillet, dans la matinée, le vent au S. E. et ^-''^-wi-
•f •ou* 1m îles
S. s. E., la division était en vue de ces deux îles, lors- «lAnjoiun c|u elle découvrit trois bâtiments dans le S. 0. Au signal de chasse générale fait par la Bellone, la Minerve et le
7a VIE DE L AMIRAL DUPERRE.
Victor virent de bord et forcent de voiles sur ces l>àliments, qui couraient à contre-bord à la distance de huit à dix nulles dans le vent. A huit heures, ils sont reconnus pour être trois vaisseaux de la compagnie. Signal de branie-bas de combat.
 neuf heures , la Bellonc , arrivée par le travers de Tennemi, fait virer de bord; la Minerve s'élève dans les eaux des bâtiments chassés, tandis que la Bellone serre le vent le plus possible par leur travers pour leur couper la retraite. A troisheures de Taprès-midi , la Minerve et le Victor se trouvaient à portée de canon, attendant la frégate commandante qui, en évoluant pour se ménager Tavanlage du vent, avait été retardée par une saute de vent du S. £. au S. S. E. et S. La Bellone fait signal de forcer de voiles et de combattre Tennemi de manière à le réduire.
A trois heures vingt minutes, la Minerve engage vigoureusement le serre-fde et supporte seule le feu de retraite des trois vaisseaux. Le Victor reçoit Tordre, à trois heures etdemie, de serrer Tennemi au feu; mais, pendant toute une heure, la Minerve continua à elle seule la lutte, combattant chacun des vaisseaux alternativement, en les prolongeant au vent et sous le vent, après les avoir doublés par l'avant.
Contrariée par le vent à la distance où elle se trouve, la Bellone se décide à virer de bord pour s'élever dans les eaux de l'ennemi et tâcher de s'en rapprocher. A cinq heures, elle revire et gouverne sur l'ennemi , tandis que la Minerve, après lavoir encore prolongé sous le vent, reste à son tour \\n peu de l'arrière et se croit dans