CHAPITRE IV
du Windham à M. Darod , et celui du Ceylon à M. MouUac, enseignes de vaisseau sur la Bellonc et la Minerve,
L'équipage de chacun de ces vaisseaux fut composé de 92 hommes, savoir :
Français 5o J
Lascars 3a > ga
Noirs '• . . 10 )
D'Anjouan, la division « ralliée à Tordre de convoi, u e«te on^nuu dirigea de nouveau sa croisière sur la côte orientale t»^^!^' d'Afrique dont elle explora les divers dangers avec tout le soin possible. La position et les abords de Mozambique , de l'île Mafemale et du rocher de l'Europe , récif dangereux, furent successivement déterminés dans l'intérêt de la navigation.
Le 29 juillet, la division chassait à des routes différentes pour tâcher de découvrir ce récif dont l'indication, donnée par Daprès et le capitaine Hoddart, présentait quelque différence. Vers minuit, la Bellone fit signal que la route était dangereuse à tenir, et réitéra à coups de canon l'ordre de la rallier. Cette fois encore l'instinct de M. le commandant Duperré l'avait merveilleusement servi , car le 3o , au jour, il aperçut les récifs à dix milles devant la Bellone et à quatre seidement des vaisseaux de tête. Il prescrivit l'ordre de marche sur ime seule ligne , la Bellone en tête , et fit route pour aller reconnaître le danger. D prolongea le rocher à trois et quatre milles de distance sans trouver fond, et en détermina la position, ainsi qu'on le peut voir à la fin des Annexes.
pour alt«fTir I rilr-d* -France ,
Il ne doutait pas de Texistence très-contesiée d^an autre danger situé à vingt-cinq lieues environ dans TE., nommé par les navigateurs français h Bosselai/ et par les Anglais la Bosse de Vlnde. Il supposait que ce second récif devait ôtre situé par 22** 20' de latitude et 38** de longitude.
Le 1 5 août, consacré par Napoléon pour sa fête, la division, ralliée, arbora ses couleurs au lever du soleil, et les équipages sous les armes saluèrent ces glorieuses couleurs de trois cris de vive T Empereur! suivis de vingt et un coups de canon.
on)r« M. le commandant Duperré réunit ses dignes capi-
taines pour célébrer la fête du grand honune qui dirigeait les destinées de la France, et aussi pour recevoir des ordres sur la manière d'atterrir à TIle-de-France en présence de Tennemi, qui en resserrait de plus en phis le blocus.
DispotitioM. Les succès nfiémes que venait d'obtenir M. le coaimandant Duperré ne lui permettaient guère de douter qu'il ne trouvât l'ennemi en force et résolu de lui ravir d'un coup le fruit de sa croisière.
11 fallait donc aborder l'Ile-de-France avec autant de prudence que de décision , afin de se trouver en mesure, quelles que fussent les éventualités.
Le 1 9 août, la Bellone fit signal à la division d^éta* linguer les câbles, de marcher sur deux colonnes à une simple encablure de distance, la route au N. N. E.
du Grand-Pot t.