‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 47 sur 155 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La valeur totale du matériel naval français à Venise, inventorié par les soins de M. le contre-amiral Duperré, s'élevait à la somme de 6,4o6,a3i fV. 78 cent.

Le 20 avril 1 8 1 4 les forts et batteries furent occupés par les troupes autrichiennes.

Le 2 7 du même mois , M. le contre-amiral Duperré fit remise de larsenal et du matériel naval aux commissaires autrichiens , non sans avoir scrupuleusement observé toutes les formalités qui pouvaient sauvegarder les droits de la France sur ce matériel dont elle avait fait tous les frais.

Aux termes des articles de la convention relatifs à m. u eonirt-. févacuation, les marins devaient se rendre par terre de trtvemriuiie Venise à Toulon. M. le contre-amiral Duperré pouvait, ^«,ri*nT mais il ne le voulut pas, se séparer de ses compagnons *" ^""'*' d armes. Il se mit en marche à leur tête le 29 avril, traversa toute la Péninside en bon ordre, fut partout accueilli par les populations avec la plus vive sympathie, et ne se sépara de sa colonne que sur le sol de la France.

Dans un rapport daté de Paris 22 juin i8i4i il rendit compte au ministre de la marine de sa conduite à Venise; puis, le 25 du même mois, il réclama, avec les plus grands éloges, des récompenses pour MM. Ay* reau, capitaine de vaisseau, Mauffray et Daubigny, capitaines de frégate , et Meissonnier, lieutenant de vaisseau. {Annexes, n~ 16 à 24.)

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Dès son retour d'Italie, M. le contre-amiral Duperré avait exprimé au ministre de la marine le vif désir d*être promptement appelé à un service actif. Il réitéra ce vœu dans une lettre confidentielle datée du lo décembre 1 8 1 4 » lettre très-remarquable par les vues qu'il y développait sur le service des stations.

11 éprouvait le besoin, disait-il, d'acquérir encore de Texpérience et de rendre de nouveaux services. Le commandement des stations lui semblait devoir ctrc donné aux jeunes officiers généraux', afin de centraliser le service autour d'un chef revêtu d'un grade supérieur à celui de ses subordonnés et égal à celui des commandants des stations étrangères. S'il n'était pas possible de lui donner un commandement à la mer, qu au moins le ministre voulût bien l'employer dans le service des ports, service qui le rapprocherait de la mer, son élément, et qui l'entretiendrait dans la connaissance des hommes et des choses de la marine. {Annexes, n** 2 5.) ii»ico.pri. Au lieu de la destination qu'il souhaitait conune homme de mer, M. le contre-amiral Duperré fut compris dans l'arrêté ministériel du i4 mars i8i5, qui instituait une compagnie de gardes du roi pris dans U marine. Déjà, par une ordonnance du 5 juillet i8i4« il avait été nommé chevalier de l'ordre royal et mili-

* A cette époque, pliiMeuri slalion5 étaient comniandces par de» capitaines de vaisseau.

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