CHAPITRE I
Guy-Victor Duperré naquit à la Rochelle, le 20 fe- waimnc. vner 1770, dans un hôtel acheté par son père et sa D.pm^. mère le 9 décembre 1769. Cet hôtel, qui dès avant la révolution cessa d^appartenir à la famille Duperré , se voit encore dans la rue Dauphine, où la vénération publique le désigne aux regards de Tétranger.
Le jour même de sa naissance, Guy Duperré fut tenu sur les fonts baptismaux de la paroisse Notre-Dame par M. de Chriseuil Duperré et par Marie Soulange Duperré , ses frère et sœur.
Ses premières années s'écoulèrent paisibles au sein ses pr«mièrM de sa nombreuse famille. Cependant , im grave accident , qui faiUit lui ôter la vie, révéla, dès Tâge de cinq ans, le précoce courage dont il était doué, et qui ne se démentit dans aucune circonstance de sa longue carrière : dans ses jeux avec ses frères, Fenfant reçut un coup de feu à la tête , et sa figure ne trahit pas la plus légère émotion sous le sang qui Tinondait.
Parvenu à l'âge de huit ans sans avoir reçu d'autre iie«ttnvoy^ enseignement que les initiations maternelles, Guy d'Tuiu"!* Duperré fut envoyé à la célèbre académie de Juilly, alors spécialement consacrée à l'éducation de la jeune noblesse.
Dévasté et fermé pendant la toiumente de 1793, cet étabhssement ne tarda pas à se reconstituer; il se distingue encore aujourd'hui par la solidité , la pureté et féclat de son enseignement.
ladicAiioM Deux vieux registres de compte, retrouvés au col- Tjdiit* ^^® ^^ Juilly après plus d'un demi-siècle de vicissitudes , donnent quelques indications sur Tadmission et le séjour du jeune élève devenu Tune de ses foires.
Nous reproduisons textuellement ces notes éparses, en réclamant Tindulgence du lecteur, s^il n'appréciait pas lauthenticité et le naïf intérêt qui leur donnent, à nos yeux, tant de prix.
« Guy du Perré, entré le 3o avril 1 788 ; — sorti en septembre 1787.
« A rinfimierie pendant six semaines, en mai et juin 1783.
• Petite fièvre, août 1 783,
« Apprend à écrire dès son arrivée.
« Petite fièvre, février 1 78^-
« Prend le violon, du 8 octobre 1 784.
• Maître de danse , du 19 janvier 1 785.
« Prend le dessin, du i*' octobre 1786. •
timà^. Moins heureux pour les études que nous ne Tavons
été pour les arts d'agrément, nous n'avons pu, malgré les plus bienveillantes recherches, retrouver les notes relatives aux diverses classes, à cette époque reculée, traversée par la ruine et la suppression du collège.
Cependant, par les Uvres qui lui étaient fournis, on voit que le jeune Duperré suivait toutes les facultés : français, latin, grec, histoire, géc^raphie.
Si aucune mention n*est faite des frais de thèses pour