‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 61 sur 155 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

En même temps qu^Il se monlnil si pilernel i Tégard de ceux de ses subordonnés qui serraient arec dérouement, il maintenait très-fennement la discipline dans tous les rangs.

Ainsi « deux élèves ayant manqué d'yards pour leur commandant, M. le contre-amiral Duperré les fit embarquer pour Brest, en priant le ministre de iaire parvenir ses ordres à M. le commandant de la marine en ce port.

« Cest à regret, écrivait-il à ce sujet, le 1 2 janvier 1820, que je suis forcé de dire i V. E. que depuis mon retour dans un port, depuis T^poque où j^ai repris à la mer un service actif, Jai remarqué, i mon grand étonnement, un éloignement bien prononcé parmi les élèves pour se soumettre envers les oflBciers à cette obéissance rigoureuse que notre service exige plus que tout autre. Cest un vice qui s^est introduit depuis peu et qui pouirait amener les plus funestes conséquences. Je crois en avoir découvert le principe dans Torganisation actuelle, ou plutôt dans le choix du personnel des ports. On cherdie à persuader aux élèves qu^ils sont appelés à recréer un jour le grand corps de la marine, en remplaçant au (îir et à mesure des vacances les officiers actuels qm ne sont que des auxiliaires, dont il Cmt cependant user les derniers services. Ud pareil equrit d^ruit tout sentiment d'yards, de respect, et, par conséquent, de subordination. Cette vérité, monseigneur, n est peut-être pas encore parvenue jusqu'à vous. Il m^est pénible de vous la dire: mais mon

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devoir, Tamour de mon métier, n*ont jamais écouté aucune considération. »

Dès son retour à la Martinique , M. le contre-amiral Duperré reprit la direction du service de la station avec la plus grande activité. Les bâtiments « prescpie constamment sous voiles, montraient le pavillon dans Tarchipel des Antilles, sur le continent de TAmérique méridionale , depuis la Guyane jusqu'à Tisthme de Panama, et même jusqu'aux Etats-Unis de TAmérique du Nord.

M. le contre-amiral Duperré ne tarda pas à reprendre lui-même fa mer avec une nouvelle division, composée des frégates la Gloire, la Dachesse-de^Beny et fAréthuse, ainsi que des bricks le Railleur et FEuryale. Évoiatioiu. Partie de la Martinique le 18 mars i8ao« cette di-

vision s'exerça aux évolutions que permettait son petit nombre de bâtiments ; elle explora avec succès les divers canaux formés par les iles de Tarchipel pour en reconnaître les dangers nautiques et en chasser les pirates ; enfin, elle se montra sur les nombreux points où des intérêts français réclamaient sa présence.

Du plus loin que la division était aperçue, et sans même qu'elle s'arrêtât, elle était saluée spontanément par un hommage rendu au pavillon et un acte de courtoisie personnelle pour l'officier général qui le représentait si dignement.

I^e 9 avril 1820, dans la matinée, la frégate et la

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