‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 62 sur 155 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

corvette américaines la Conslellation et le John Adams vinrent mouîUer sur la rade de Saint-Thomas, d'où M. le contre-amiral Duperré allait appareiller. Par convenance, il différa lappareillage. A cinq heures du soir, le capitaine de pavillcna de la frégate se rendit à hord de h Gloire, à titre d'ancienne connaissance de Tamiral, et lui dit que le conunodore Morris attendait, pour se présenter en personne, Tenvoi d'un officier. « Le pavillon de commandement flottant i mon bord m avait empêché, estr-il dit dans le journal de lamiral, de (aire cette démarche. Renvoyai de suite un officier témoigner au omunodore Morris mes regrets de ce que des prétentions mal définies de part et d'autre me privaient de faire sa connaissance et d'établir avec lui des relations amicales. J'ai mis en même temps sous voiles, et l'officier m'a rapporté les excuses du commodore. »

Le i3 avril i8ao, la Gloire opéra son retour à la Martinique.

Dans une troisième tournée, d'après l'ordre de M. le vEuryau contre*amîral Duperré, M. de Villaret, commandant le a* d«TpVrI!«.. brick fEwyale, s'empara de deux pirates nommés le Coroni et r Equivalente, qui s'étaient réfugiés à l'abri du Fourchu, rocher isolé situé entre les îles Saint- Barthélémy et Saint-Martin.

Ces deux bâtiments, conduits au Fort-Royal, y furent jugés et condamnés comme ayant notoirement exercé la piraterie.

La Martinique se trouvant dans un état d'agitation, le contre-amind commandant la station se détermina k

U2 %I£ DE LAMUIL DrPERRE.

ne pfts «kÂgner les httiiMfiiis pcadart rhiTem^. 11 Irar fil preodre mouillage ao fond de h baie do Fort- Rcml. et mit sens ¥mlcs pour hGo^vie frmcaiseaTec le seul brick If iknUesr.

'^■-'" Des dbseriatiofistiés-smnesfiireBt Eûtes sm'F^^ é^ibQmymm. dûs oooniits et im pbénooM&e des pfais coneiix s^'offiit aux yeox enchantes des éqnqiages aox approdies des atterrages.

• Pendant toute la journée du 7 août, dit le journal de M. le contre-amiral Dapené^ la sur&ce de la mer était couverte d^une coucbe d*un gris terne de petits atomes qui, vus avec une loupe, ont été supposés être des œufs de poissons. Cette coucbe nous préparait pour le soir un spectacle extraordinaire dont personne n avait eu ridée. Vers les huit heures du soir, la mer est devenue phosphorique. La surface était aigentée et ressemblait à une glace vue sur la partie étamée. Un grain trèsH[ioîr couvrait alors cette surface. Au moment où il s est résolu en pluie, chaque grain formait sur la mer rétoile la plus brillante. L'horizon était bordé d'im cercle étoile ressemblant à une illiunination. Tout objet jeté du bord dans la mer y formait un cercle lumineux dont tous les artifices ne pouvaient égaler Fédat. La voilure entière de la frégate était éclairée ^ >

Après avoir reconnu le cap d'Orange, la Gloire et le Railleur arrivèrent le 19 août 1820 au mouillage de Tîle du Père. Passant aussitôt sur le brick , M. le contre-

* L*autcur fui témoin, près des bouches de TOrénoquc, du même phénomène, attribué à la môme cause.

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