CHAPITRE VI
Porto-Rico, où le pavillon français reçut les honneurs les plus empressés, non-«eulement de la part des autorités locales, mais aussi des bâtiments anglais et américains présents sur la rade.
Arrivés le a 5 novembre devant la ville du Cap, la AniY^dmat Gloire et la Cléopâtre se tinrent en panne pour attendre **J?*^^3"
une embarcation envoyée à terre avec des dépêches de Famiral adressées au général Boyer, président d'Haïti, ^y«rpour réclamer la délivrance des Français prisonniers de Christophe.
Ces premières conununications ayant été favorablement accueillies, M. le capitaine Mallet fut chargé de porter au président les remerciments de Tamiral et de lui donner la loyale assurance des bonnes dispositions de la France.
La Gloire fit route de Saint-Domingue pour File de Cuba, et la Cléopâtre pour la Jamdque, où cette frégate avait à remplir la mission dont le motif vient d'être exposé à la page ci-contre.
Accueilli à la Havane avec les plus grands honneurs AeeMii par les autorités locales et par les pavillons étrangers, ^\,H.v.a^ M. le contre-amiral Duperré réclama et obtint, en faveur de ses nationaux, toutes les garanties de protection désirables. U trouva vingt-huit navires français réunis sur la rade, et un grand nombre de colons de Saint- Domingue réfugiés dans Tile. Quelles que fussent les favorables dispositions des autorités pour le pavillon et les sujets de la France , il insista vivement dans sa correspondance , pour qu'un agent accrédité et un b&ti-
ment de guerre offrisseni une protection permanente à tous les intérêts français engagés à Tile de Cuba.
La Gloire appareilla le 5 décembre de la Havane et fut rejointe le !2o du même mois, sur la rade de Saint- Pierre-Martinique, par le brick le Railleur, capitaine Amous.
AiuqM Pendant une croisière dans File Saint-Bartbélemy,
r M con^. le Raillear avait été attaqué par le corsaire le Bolivar, de i4 canons, portant le pavillon vénézuélien. Les volées du brick avaient fait prompte justice de cette audacieuse attaque , que le corsaire aurait encore plus cruellement expiée , s'il n'eût profité de la profonde obscurité de la nuit pour prendre la fuite. (Annexes, n^Sy.)
Le 3 1 décembre , la division fut témoin d'une scène à la fois touchante et imposante. « En vertu des ordres du ministre et du grand cbancelier de la Légion d'honneur, dit M. le contre-amiral Duperré dans son journal, j'ai reçu chevalier de l'ordre , en lui reipettant la croix, M. Olivier Sargines, commis aux revues du Railleur, (|ui , à Tàge de onze ans, a eu la cuisse emportée par un houlct de canon, sur la frégate la Minerve, capitaine Bouvet, faisant partie d'une division sous mes ordres, dans les combats que j'ai livrés à l'De-de-France, en i8io. Cette cérémonie a eu lieu à une grande revue, on présoncc de l'équipage sous les armes , des capitaines ot odiciors de la division et aux cris répétés de viw le Roi I • *
IVndant une de ros tournées fréquentes et imprévues qu il faisait pour oxoixer les bâtiments et montrer le