‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 82 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La Thémù Rusid.

LaMédàe. DeMélay.

L'Antilope Gietnempren de kerdooman.

M. le vice-amiral Duperré fui témoin, sur tAmphi- u.u Irile^ qui portait sod pavillon, cTun accident non moins malheureux que celui qui Favait privé de M. le capi- ^ * taine Maufiray, sur la Gloire^ pendant sa précédente station. Le 3o janvier, M. le capitaine de vaisseau Drouault, commandant la finégaie^, dirigeait lui-même le changement du petit mât de hune qui venait de cra- ({uer. Atteint d^one pouhe i la tête, il tombe mort sous le coup. « Ce cmel événement, dit le journal de M. le vice-amiral Duperré, a jeté un instant de consternation générale. Il £dlait pourtant continuer les travaui. A la minute même, Jai ordonné à II. Desprez, jH^emier ^otenanl, de prendre le commandement provisoire de la frégate ; j^ai ordonné et surveillé les travaux ; avant la nuit, le mât était remplacé. >

Le lendemain, à huit heures du malin, le vice-ami- b«.i nd conunandaDt en chef annonça a TescaMlre la perle qu'elle venait de £ûre, et rendit les derniers devoirs à M. le capitaine Drouanh. Les bâtiments mirent aussitôt leur pavillon en berne. L^équipi^e était assemblé, b garde avait les armes sous le bns gauche, et le corps, accompa^é par les oflkriers, Famiral en tête, fut salué de neuf coups de canon.

Dans cette clouloarense circonstance. l'âme de M. le vice-amiral Duperré se révèle tout entière- U se contient d'abord pour terminer la diflBcile opération qui

la.

. venait d'être l'occasion d'un si grand malheur, et, aussitôt après les honneurs rendus à son ancien compagnon d'armes, sa pensée se reporte avec la plus active et tendre sollicitude vers sa veuve.

Il écrit au ministre de la marine pour lui recommander cette veuve d'un si digne officier, puis au ministre de la maison du roi pour réclamer un acte de ia munificence royale ; M. le contre-amiral baron de Mackau, directeur du personnel de la marine , est vivement prié d'assurer par son crédit le succès de cette seconde demande; M. le contre-amiral Watier, retiré à Boulogne, est chargé d'annoncer à madame Drouault son malheur avec tous les ménagements qui pourront en amortir l'excès ; M. le commandant de la marine à Brest est invité à tenir secrète la nouvelle, pour éviter qu'elle parvienne à Boulogne avant les paquets confiés aux soins particuliers de M. Tupinier, alors sous-directeur des ports ; enfin , dès son arrivée à la Martinique , M. le vice-amiral Duperré fait célébrer un service religieux, auquel les officiers et marins de l'escadre assistent avec le plus profond recueillement.

Autant pour faire apprécier le noble cœur de M. l'amiral Duperré que pour honorer la mémoire de M. le commandant Drouault, nous réunissons aux Annexes les divers documents qui se rattachent à la perte de cet officier supérieur, à jamais digne des regrets de la marine ;n*' <)5 et 6(>).

Page 1