CHAPITRE Vm
•nx capitaine.
Ainsi que nous Tavons dit, le commandement de M. le vice-amiral Duperré s'étendait sur toute la mer des Antilles, et depuis la limite française de la Guyane jusqu'au golfe du Mexique.
Il entretint dans ces divers parages des subdivisions ou des bâtiments isolés , combinant toujours les forces en raison des circonstances et des besoins du service.
Pénétré du principe du droit des gens en général et lottroctions du droit maritime de la France, attentif à discerner les intérêts politiques et commerciaux dont la protection lui était confiée, M. le vice-amiral Duperré remit aux capitaines des bâtiments de la station les instructions les plus mesurées en même temps que les plus catégoriques.
Ces instructions, que nous reproduisons en partie aux Annexes (n^ 67), sont remarquables par les principes, les vues et la ferme précision du style.
En secondant de tout leur pouvoir MM. les consuls généraux ou consuls du roi à l'étranger, MM. les officiers des bâtiments de S. M. ne doivent jamais perdre de vue qu'ils sont placés sous l'autorité immédiate de Tofficier général chargé du commandement en chef des forces navales françaises.
Conformément à la loi du 1 o avril 1 8aÔ , tout bâtiment si^s expédition régulière et sans commission d'aucun gouvernement, doit être considéré et traité comme pirate.
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Lvb r-i-^jr-b i liD'. slD'l*- Deutj-alite seront obsenées •- 'ji.'c j^-^ i-\r:'b paviUikn*- elrpriirei*. mais toute avanie ^ir.r ?Tj pav^iic.L» fraDr:ïLi*' doh ^tre réparée ou vengée.
Eij f iiijs^Ti': e def traites» qni le rendraient obligatoire « ia Fitij'.r: i'jn licber de faire prei-aloir le principe tutrrlajf v TJ^ le pa* iUon cou^Te la marchandise, principe \n<jf:\'^ju*T pfeT le France dans rintérét des neutres, et dont 'rlje îj*a jamsiis dérobe cpie par représailles.
Le dioit de vÎMte n"e*it admissible que dans le seul but d*; ^' assurer de la nationalité du bâtiment; aucune autre recherche a bord . aucun enlèvement d^objets quelconques ne serait toléré.
Leb lois, ordonnances et traités contre Todieux trafic des noirs doivent être ponctuellement, efficacement exécutés.
FJes saluts de simple courtoisie peuvent être faits Y'Av les bâtiments du roi qui aborderaient dans les nouveaux Etats dont Tindépendance n'est pas encore ofllciellenient reconnue. S'il n'était pas répondu à ces saints, M\f. les capitaines s'en plaindraient seulement roiiune d'une offense personnelle, mais sans engager le |h'ivillon, et l'on s'abstiendrait à l'avenir de toute prév(*nance st'Uihlahle.
Les halinicnls du roi n'hésiteraient pas à rendre le salut (|U(* l(*ur feraient les bâtiments de guerre des nouveaux Klals de rAmcri(|ue méridionale.
IVapnVs SCS pouvoirs et ses instructions, M. le viceannral Duperré était seul chargé d'accréditer des agents prés drs n«Miveaux Ktats de l'Amérique espagnole, et