‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 84 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

d'établir des relations politiques et commerciales avec ces gouvernements, non encore officiellement reconnus par la France.

Cette manière de procéder, assez insolite en ellemême 9 tenait à une double cause. Le cabinet des Tuilerie voulait , d'une part, garder des ménagements envers l'Espagne, qui ne pouvait se décider à suivre l'exemple que la France lui avait donné en émancipant Saint-Domingue; d'autre part, on comptait avec raison sur l'ascendant personnel de M. le vice -amiral Duperré pour aplanir toutes les difficidtés qui pourraient s'élever.

Le 3 G mars 1826, il fit connaître ses pouvoirs à M. le consul général de France à la Havane , et terminait sa dépêche par ces mots : « Dans ma correspondance, dans mes rapports avec vous, un seul sentiment m'animera : l'intérêt de la France et le bien du service du roi. »

Dans le courant de mars et d'avril , MiVL Martin et Buchet-Martigny, agents supérieurs du commerce français délégués par l'amiral commandant en chef dans les mers des Antilles et du golfe du Mexique , furent portés, par les frégates la Nymphe et la Clorinde à la Vera-Ouz et à Carthagène, d'où ces deux agents se rendirent à Mexico et à Bogota, capitales des républiques du Mexique et de Colombie.

MM. les capitaines de vaisseau Cuvillier et Duvald'Ailly, commandant les deux frégates, étaient chargés de négocier l'admission de MM. Martin et Buchct-

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ITS VIE DE LWIBAL DUPEBRÉ.

MaTtigny. qui farent accueillis avec un caractère conGrlentiel, en rit.tendant qoe les circonstances |)emiisscnt f\'^ ks arrredifer diplomatiquement.

!>•* le moi» lie juin, la fièvre sévissait de ia manière U plus rnielle aux Antilles, surtout à la Guadeloupe : mais, par un bienfait du ciel et la constante sollicitude de l'amiral , Tescadre n* avait pas un seul malade.

Ses instructions lui prescrivaient de réunir en escadre d'évolutions, pendant Thivemage, tous les bâtiments de la station qui se trouveraient disponibles à cette époque.

pf^mi^f r^ni Kn conséquence, il donna des ordres pour que les rr...»!*\,.uv divers bâtiments en cours de mission se trouvassent réunis le '20 juillet 1826 dans la magnifique baie de Saniana, et il chai^ea M. le commandant de la subdivision de Saint-Domingue de prévenir le président de In république (rilaïti de Tobjet de cette réunion, dont noire ancienne possession n'aurait nullement à s'in- (juiéter.

I^ complication des événements sur le continent, depuis le Para jusqu'au Mexique, les relations multipliées avec les iles de rArcliipel, surtout Saint- Domingue, Porto-Uico et Cuba, occupèrent très-activement les Forées navales jusqu'aux approches de riiivernajîe.

\vant pris toutes les dispositions que réclamait le bien du seniee, le vice-amiral commandant en chef transmit le eonunandement de la station à M. le capitaine de >aisseau Ducrest de Villeneuve, capitaine de

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