CHAPITRE IX
En atterrissant sur la côte d'Alger, la flottille y avait trouvé le temps mauvais, le vent à FE. grand frais, la houle forte et une brume qui ne permettait pas de découvrir la côte à trois lieues.
Le convoi fut rallié, se ravitailla jusqu'au 3o aux dépens des bâtiments de la réserve et eut ordre de se faire délivrer par la flottille, dès son arrivée, dix et même quinze jomrs de vivres.
Les malades du convoi , réimis sur la Dordogne, furent dirigés sur Fhôpital de Mahon.
Le 6 juin, le temps était encore plus mauvais que les jours précédents; les éclairs, la foudre et la pluie se succédaient sans relâche , et Fétat de la mer ne permit pas aux bâtiments de communiquer.
Le temps parut s'embellir le lendemain 7. M. le baron Duperré fit signal à M. le contre-amiral de Rosamei de conserver Farmée raUiée sur deux colonnes en vue de terre, puis il se dirigea sur la Provence, escorté de ses corvettes, dans la baie de Palme. Il s'assiu^a par lui-même de la situation des bâtiments raUiés de la flottille et prescrivit à M. le commandant Hugon de faire toute diligence pour les disposer à prendre la mer dès le lendemain, s'il était possible.
M. le vice-amiral Duperré adressa à M. le commandant du convoi et de la réserve, le 8 juin , ses instructions pour le départ. La flottiUe, placée sous Fescorte de la Bayonnaise, du Lynx et de tisis, devait prendre un poste intermédiaire entre Farmée et le convoi.
Le lendemain 9 juin, Farmée étant ralliée en vue.
la réserve, le convoi et la flottille, au nombre de plus (le cent quatre bateaux , appareillèrent par un vent variable presque calme.
La flotte et les bateaux de la flottile , déjà sous voiles dès le matin du i o , profitèrent vers midi d'un grain de TE. N. E. pour sortir de la baie sous la direction du vice-amiral commandant en chef, et pour rallier Tarmée, qui se tenait à douze milles dans TO.
Le vaisseau amiral, quittant dans la nuit le convoi (|u il avait jusque-là tenu bien raUié, aUa prendre sous le vent la tète de la première escadre, conservant la réser\e et le convoi à gauche de l'armée.
Le I I juin* le temps, très-beau au lever du soleil, no tanla pas à se gâter : les grains se succédaient; le vent devenait violent et le baromètre était tout à coup lombô do trois lignes. Cependant Farmée et le convoi so maintinrent bien ralliés, ainsi que les bateaux restés on arrièiv. A midi, la flotte s'estimait à 83 miUesdela v\'»to dVVlsjor, dans le N. - N. E. Le vent était à TE. S. E.
A uno heure de Taprès-midi, le vice-amiral comiikuidant on chef lit tenir le vent jusqu'au S. \ S. E. pour modoror la vitesse en maintenant la flotte et la iKniiHo ralIioo5, alin do profiter du moment où le temps Uu {'onnotlruit do se diriger siur le point d'attaque. A xi\ liouivs via soir, lo brick CAlerte fut expédié au coniîmtkUîu vIo U station a\oc Tordre de raUier l'année u^v- ' ( S. '11/ cl uno autro frelate. Le Dacoaêdic fut
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