‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 99 sur 155 · IV · texte numérisé non relu

IV

Bien ralliée, la flotte court environ trente milles sur terre, sans éprouver la plus petite déviation, la plus légère avarie.

Le 1 3 juin , au jour, les nîontagnes, puis la ville même d'Alger apparaissent, à i5 milles dans le S., aux yeux enchantés des soldats ou marins; dignes enfants de la France, tous ils se sentent attirés par Finstinct de la gloire et je ne sais quel pressentiment qui leur dit que cette terre sera bientôt une France nouvelle.

Le vent était frais, le ciel nuageux, mais le baromètre montait et le temps paraissait s'embellir.

La résolution de M. le vice-amiral Duperré est aussitôt prise : il donne Tordre de former la ligne de bataille et de faire route pour la baie située à FO. de Torre-Chica (Petite-Tour).

L'armée , suivie de la réserve et du convoi , défde l. flotte lentement en branle-bas de combat devant la ville d'Al- d,„„j ^Vr. ger et le long des forts; elle se trouve, à onze heures du matin, par le travers de Torre-Chica, et donne à onze heures et demie dans la baie de ce nom.

Sur l'ordre du vice-amiral commandant en chef, le L.ih«it«i« vaisseau le Breslaw prend poste par le travers d un fort «ont r^uit» de dix enibrasiu'es; les frégates la Didon et riphigénie

au liltnc*.

s'cmbossent parallèlement à la presquiie; le vaisseau amiral la Provence se place à poupe du Breslaw par huit brasses pour combatlre avec lui le fort, maisTarlillerle de ce fort avait été transportée sur les hauteurs (|ui commandent la plage de débarquement.

De ces hauteurs , Tennemi tire des coups de canon et lance des bombes.

Le bâtiment k vapeur le Nageur s'avance , canonne la batterie la plus rapprochée et fait taire le feu de rennenii. u A sept heures du soir, tous les bâtiments sont au

mouillage et toutes les dispositions sont prises pour opérer le débarquement dès le lendemain à la pointe du jour.

La Bayonnaise , VAcléon et la Badine, mouillés sous la presqu'île dans TE., ont ordre de prendre à revers les batteries ennemies, tandis que les bâtiments à vapeur le Sphinx et le Nageur les attaqueront de front pour protéger le débarquement.

L'^ruii^ Le 1 A , de quatre heures et demie du matin à midi,

..r;ja.o«na.w iQnjç Tarméc était débarquée ; les batteries éparses de l'ennemi avaient été canonnées; deux divisions se portaient en avant et ne tardaient pas, soutenues par le feu de la Bayonnaise, de ïAcléon et de la Badine^ postés dans l'O. de Torre-Chica, à enlever ces batteries et à occuper les hauteurs.

I^e débarquement du personnel avec les pièces de campagne à peine terminé, celui du matériel avait été elTectué dans la même journée du i k avec non moins d'ordre, d'activité et de bonheur.

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