‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 130 sur 188 · LIVRE IIIe. — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LIVRE IIIe. — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE

pas davantage les demandes qui manquaient, c'était le personnel.

Toutefois, huit nouvelles fondations dans le Nouveau-Monde se firent encore du vivant de la révérende mère Saint-Maurice. C'est ici le lieu de les noter.

Acton-Vale, au diocèse de Trois-Rivières, avec la nombreuse population ouvrière qu'y attirent ses mines de cuivre, offrait un champ magnifique au zèle de la Présentation. On s'y installa le 11 septembre 1864.

Saint- Alexandre, non loin de Saint-Georges, faisait aux sœurs le plus parfait accueil le 1 5 octobre 1866 et les mettait en possession d'un établissement qui perpétue le souvenir de la générosité de son curé, M. Désorcy.

En 1868, le 10 octobre, c'est à Saint-Ours que la Présentation vient planter une nouvelle tente. Tout y est modeste ; mais les consolations y abondent et les détails qu'en reçoit avec joie mère Saint-Maurice sont, dit-elle, «-bien propres à exciter le zèle d'une « âme vraiment religieuse et pénétrée de l'esprit de « sa vocation * .

Coalicook ouvrait ses portes le 3 octobre 1870. A l'heure où tout était à l'inquiétude en France, la-bas les espérances se faisaient jour. La petite localité,

dont il s'agit, ne comptait pas dix années d'existence. La population en était encore assez disséminée. C'était un terrain neuf à exploiter pour Dieu ; et le premier sillon en paraissait riche de promesses, car à l'ouverture des classes quarante-cinq élèves étaient présentes.

Trois ans plus tard, en 1873, la générosité de M. le curé Véronneau et de ses paroissiens établissent la maison de West-Farnham, tandis qu'aux Etats-Unis se fondait la mission de Glem-Falls.

Puis, le 15 septembre 1875, le zèle d'un autre pasteur établit sous le vocable de la Sainte-Famille, le couvent de Drummondville, au milieu d'une nombreuse population protestante.

Enfin, en septembre 1877, Saint-David clôture celle série de fondations.

Le lecteur nous pardonnera la façon hâtive dont nous venons d'esquisser la fécondité des œuvres du Canada après le départ de mère Saint-Maurice. Nous ne devons pas oublier que nous n'écrivons pas la belle histoire de ces missions, mais seulement la vie de leur première fondatrice.

Du reste, voici qu'avec celle-ci nous allons retourner en cet heureux pays.

La famille canadienne de la Présentation n'avait qu'un vœu depuis le jour où mère Saint-Maurice

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