‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 152 sur 188 · LIVRE IIIe. — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LIVRE IIIe. — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE

bien, vous et moi, que tout autant que nous travaillerons à nous faire saintes » .

Aussi y travaillait-elle, pour son compte, sérieusement et sans relâche. Chaque année elle retrempait son âme dans une retraite personnelle ; elle la iaisait habituellement loin de la maison-mère, afin d'éviter les distractions que les affaires n'eussent pas manqué de lui donner ; et elle l'accomplissait avec la ponctualité la plus rigoureuse et le recueillement le plus absolu. La préoccupation de s'amender sans cesse, de briser la nature, de monter vers Dieu : c'était son objectif quotidien. En voici un témoignage ; c'est une note écrite de sa main en 1874 :

« Cœur de Jésus, faites que je cherche en toute chose la joie de votre bon plaisir.

« Examen particulier •

« Marquer pour faute :

c< Ie Les recherches volontaires des petites satisfactions naturelles ;

« 2° Les joies non surnaturalisées ;

« 3° Les tristesses et les embarras non surnaturalisés, dès le premier mouvement qui sent le naturel.

« 4° M'exercer pendant deux mois sur ce point, après quoi, je m'exercerai à faire ce que je croirai être le plus parfait, ayant soin de prier le Saint-

Esprit et le Sacré-Cœur de m'aider et de me diriger en toutes choses. Il m'a été conseillé par le Père X de faire vœu, tous les matins, de ne point faire de péché véniel volontaire. Après une semaine, de faire ce même vœu tous les lundis, sous la direction du Saint-Esprit, jusqu'au vendredi matin; puis, tous les vendredis ; et enfin tous les premiers vendredis du mois, sous la protection du Sacré-Cœur de Jésus.

« 5° Faire ensuite, de la même manière, le vœu de faire toujours ce que je croirai être le plus parfait, ayant soin de prier le Saint-Esprit, le Sacré- Cœur et la très-sainte Vierge de m'aider et de me diriger en toute chose. Vu ma faiblesse, je rencontrerai souvent des obstacles ; mais dans les moments de trouble, je renouvellerai ma volonté de ne chercher en toutes choses que la joie du bon plaisir de Dieu et je lui offrirai les dispositions qu'il a daigné mettre dans mon âme, à ma confession du 26 septembre 1874.

« Pauvre instrument , reste petit et humble ; laisse faire le bon Maître ; il sait mieux que moi ce qui me convient ; il m'aime des millions de fois plus que je ne m'aime moi-même.

« Je m'étudierai à faire vivre Jésus-Christ dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions.

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