‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 171 sur 188 · LIVRE IIIe — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LIVRE IIIe — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE

« Paris, 7 avril 1878.

« Ma chère Soeur,

« Je suis affligé autant, que surpris de la triste nouvelle que vous m'annoncez. Votre excellente mère supérieure était jeune encore et d'une bonne santé ; je croyais que Dieu la conserverait longtemps au gouvernement de votre Congrégation.

« Dieu Ta trouvée mûre pour la récompense et II Ta appelée à Lui. Il faut adorer ses desseins et nous soumettre à sa sainte volonté.

« En recevant votre lettre, j'ai prié pour celte âme pure et sainte et je continuerai à prier tous les jours pour elle au saint sacrifice de la messe.

« Dites à votre Communauté toute la part que je prends à la douleur de votre famille religieuse, et demandons tous ensemble au Seigneur qu'il vous donne une nouvelle supérieure qui ressemble à celle que vous avez perdue et qui sache maintenir dans la Congrégation l'esprit de régularité et de sainteté de la vénérable fondatrice.

« Je vous bénis toutes et me recommande à vos bonnes prières.

« f J. Hirr. card. GUIBERT,

« Archevêque de Paris. »

Deux autres témoignages ont ici leur place. Ils viennent de deux anciens vicaires généraux de Viviers : Mgr Dabert, évêque de Périgueux, et Mgr Robert, alors évêque de Constanline, depuis évêque de Marseille.

« Périgueux, 7 avril 1818.

« Ma très honorée Sœwr,

« Je pars à l'instant pour une tournée pastorale et je reçois votre affligée lettre ! Quelle nouvelle elle m'apporte ! La mère Saint -Maurice enlevée à sa famille religieuse en trois jours! elle dont la santé m'avait toujours paru si forte !

« Dieu soit béni et adoré dans ses miséricordieux desseins. Voilà votre mère dans le ciel aux pieds de la vénérable fondatrice, et à côté de la bonne mère Arsène : plus heureuses les unes et les autres que celles qu'elles laissent dans cette vallée de larmes.

« J'unirai mes prières à celles de la Congrégation pour cette chère mère qui a bien voulu en tout temps témoigner quelque affection pour l'humble et pauvre évêque de Périgueux.

« Et vous, bonne sœur, restez encore sur cette terre pour la consolation de vos sœurs, et pour re-

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