‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 76 sur 188 · LIVRE IIe. — LA SŒUR MISSIONNAIRE · texte numérisé non relu

LIVRE IIe. — LA SŒUR MISSIONNAIRE

nie ; il céda son droit au digne M. Crevier, comme fondateur de la maison. Ce jour-là, la chapelle de la Communauté fut de beaucoup trop étroite. Le bon curé laissa déborder son cœur avec ses larmes. C'était pour lui, comme pour la Congrégation tout entière, un jour de triomphe.

Les fidèles de Sainte-Marie se promettaient sans doute de se retrouver souvent à pareille fête. Dieu en avait autrement décidé. Nous dirons plus loin comment et pourquoi la maison provinciale, avec son noviciat, dut s'établir ailleurs.

Cependant, a l'heure même où la Providence imposait un tel sacrifice a cette excellente paroisse, elle voulut une dernière fois l'édifier de ce spectacle de jeunes âmes se donnant à Dieu et acceptant les livrées de la vie religieuse.

C'était le 1er août 1855. Cette fois, Mgr l'Evoque de Saint-Hyacinthe présidait. Sa Grandeur voulut donner à cette auguste cérémonie toute la splendeur possible, pour en marquer l'importance et en même temps accéder aux vœux de son peuple. Celui-ci se porta en foule a l'église paroissiale, qui fut comble avant l'heure. Là, six novices s'inclinèrent sous la main du pontife, qui après une émouvante allocution, leur donna le saint habit des sœurs de la Présentation de Marie.

La famille canadienne de la vénérable mère Rivier était donc formée. Nous la verrons maintenant sortir de son berceau et se dilater çà et là dans cette Nouvelle France, dont le sol est si fécond et si généreux.

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