UNITÉ DE DIRECTEUR DANS LES MAISONS DE CET INSTITUT
M. Dosquet
est nommé
supérieur
de la
communauté
de Lisieux.
Sa sollicitude
pour la Congrégation.
[%) Archives (lu séminaire (le Saint-Sulpice de Paris; assemblée du 1 2 novembre
(4)Ibid.,fl,çsemblée du 28 novemb. 1723.
M. Dosquet étant à Paris pour rétablir sa santé, on le nomma supérieur de la communauté de Lisieux (3), qui n'était point unie encore au séminaire de Saint -Sulpice. M. Le Peletier, qui craignait de voir les jansénistes introduire leurs erreurs dans cette maison , et qui savait qu'elle avait d'ailleurs besoin de réforme , avait promis à M. rarchevêc|ue de Paris de la pourvoir de bons directeurs (4) ; et ce fut pour ce double motif qu'il proposa à M. Dosquet d'en prendre la conduite. Tout en donnant ses soins à la communauté de
MARGUERITE TROTTIER , 5^ SUPÉRIEURE, 1724. 289
Lisieux et en la soutenant par ses lareesses (1), . W Archives
^ ^ ^ ' (le la marine ,
M. Dos(|uet n'oiil)liait pas les sœurs de la Congre- d!:%lrnt'pal
gation. Elles ne manquaient pas , de leur côté , de ministre^! ^ie
l'informer de tout ce qui intéressait leur œuvre ,
et même de lui envoyer en présent celles des
productions du pays cju' elles jugeaient plus
propres à aider au rétablissement de sa santé (*).
« L'on ne peut être plus sensible que je le suis 1724.
« aux obligeances que j'ai reçues de la plupart
« de vos fdles, écrivait-il à la sœur Marguerite
« Trottier. Vous avez fait une grande perte dans
« la personne de la sœur Saint -Augustin; elle
« vous a laissé de beaux exemples de vertu : je
« souhaite que l'on imite son exactitude à la
« règle. J'espère qu'elle vous obtiendra bien des
« grâces auprès du Seigneur , comme aussi la
« sœur Durand et M""" Baron, qui n'a pas été
« moins utile à votre maison par sa piété , que
c( par les biens cju^elle lui a donnés. Car sa vie
« ne pouvait qu'édifier beaucoup. Quant à vous,
( *) « Je vous suis bien obligé, écrivait-il à la sœur Trottier, « de la charité que vous avez eue de ra'en\oyer un baril de « capillaire, de ginseng, etc. En voilà pour longtemps; ainsi, « je vous prie, ne m'envoyez plus rien. Je désire ardemment « pouvoir reconnaître vos bontés ; mais le Seigneur m'en ^c la congH^- « ôte les moyens; qu'il en soit béni (1)! « M. Dosquet fait ^fg'^l]' oitqùet ici allusion a ses grandes dépenses pour soutenir la com- àiasœurTrot-
^ ' ' tier, du ÏOmai
munauté de Lisieux. i'72a.