‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 117 sur 163 · I.a sœur Mararuerite Trottier , avant gouverné i · texte numérisé non relu

I.a sœur Mararuerite Trottier , avant gouverné i

la Conffréeration pendant six ans, fut remplacée est nommé

^ coadjuteurdo

par la sœur Le Moine , qui avait occupé déjà trois ^""iÏt

fois la place de supérieure (1). Tant d'élections à ^^ ^l^l^l

société

la même charore sont une preuve des rares qua- saint suipice lités de la sœur Le Moine , et de l'estime singu- des Missions-

,.. , 11 • • • 1 n -1 1 Etrangères.

lière dont elle lomssait dans 1 esprit de toutes les

** ^ ; l ; Mémoi ff

sœurs. Nous devons même ajouter cni'après sa pre- pa>-ticuiieT

J 1 i i sur les supe-

mière élection on l'aurait laissée jusqu'à sa mort coUgrégathn. dans la place de supérieure, si cette continuité eût pu se concilier avec les règles de la Congrégation. Un événement qui augmenta encore la joie après cette cpiatrième élection , ce fut le retour de M. Bosquet en Canada, non plus comme confesseur de la communauté, mais en qualité d'administrateur du diocèse, en l'absence de M. de Mornay. Ce dernier, après sa prise de possession, s'étant excusé de passer en Canada à cause de son âge et de ses infirmités , le roi , pour ne pas laisser ce pays plus longtemps privé de la présence d'un évécpie , se détermina à donner à

(i) Archives ^j. ([q Momav uii coadjiiteur (1). Mais comme il

de la marine : '' j \ /

i%f'mé>nofre ^^^^ f^^^^e choix d'uii ecclésiastique qui pût rfe ^%e"i'j!or- foumii' lui-mème à son entretien, M. Le Peletier quart'! ih<% proposa M. Dosquet, alors membre du séminaire

avril. [o\. b\S. j .,. . r^ ^ /^\ • i •

(2)ibi(i.:^/e- ^^^ JViissions-Ltrangeres (2), qm depuis trois ans Tettre'du \),i- exerçait à Rome la charge de procureur général Peletier. du 'i des vicaircs apostoliques des Indes. Dans d'autres

mai. fol. 31. .

— Lettre de circonstances , la santé seule de M. Dosquet aurait

M. Dosquet nu

ministre. dù cmpôcher qu'ou songeât à lui , après l'expérience qu'il avait faite du climat du Canada, puisque, comme on Ta raconté, il avait été contraint de repasser en France, au bout de deux ans de séjour à Villemarie. Lui-mème se défendit d'abord d'accepter la coadjutorerie de Québec, alléguant à M. Le Peletier qu'il n'était pas en état de soutenir la dépense indispensable pour faire du fruit dans ce diocèse. Mais M. Le Peletier, craignant que le diocèse ne restât longtemps privé de la présence d'un évèque, lui représenta que, dans l'occasion qui lui était offerte, il de- [V, Archives ^^^ ^® Sacrifier pour la gloire de Dieu et pour le leitre'^de'%'. bien de la colonie , et qu'au reste la Providence 7?w/^flM ^t>ii- pourvoirait à ses besoins (3). Enfin M. Dosquet

nistre . du 1 • , > . , t , , , i m i

février 1733. conseiitit a être coadjuteur, et reçut de M. de mémoire ' du Momay tous les pouvoirs nécessaires à l'objet de

roi. rfw ir> . .

avril \l<i9. Sa miSSlOU (4).

Comme la dignité de doyen du chapitre était

restée vacante depuis la mort de M. Glandelet. M. Le Peletier proposa au ministre, pour la remplir (1), M. de La Tour, supérieur de la conmiu- {\) Archives

du séminaire

nauté des Philosophes du séminaire de Saint- ^''' '*>'"'■"'-s«^

'- pire de Pons ,

Sulpice, à Paris (2). et l'un des ecM'lési astiques de Tr/cmv'lne. cette société ciu'il céda à celle des Missions-Étran- . (-) ût"j<t/w

^ de M. I ahw

gères pour Tempècher de s'éteindre, comme on %^'l^g ^779' l'a déjà rapporté. Ce zèle de M. Le Peletier à J-J^Si maintenir le séminaire des Missions, en lui don- *'^''^*^ ' '"' '^^" nant ainsi de ses propres sujets, fait dire à M. de i^a Tour dans les Mémoires qu'il composa ensuite sur M. de Laval , que le séminaire de Saint- Sulpice entra, pendant quelcpes années, dans le gouvernement de celui des Missions-Étrangères (3). M. Dosquet ayant donc formé une i) Mémoires

fur M. de La-

nombreuse recrue d'ecclésiastiques, parmi les- vai.y.o\.

quels étaient M. de La Tour et cjuelques prêtres

pour Villemarie, entre autres M. de Clerimbert. [k) Archives

du séminaire

s'embarcrua durant Tété de cette année 1729. d" Saint-sui-

, pire de Vans,

sur le vaisseau appelé r Eléphant. C'est ce même '•e^'^'''^« ^u

^ ' ^ voyage en Ca-

navire qui, dans la nuit du 1" au 2 septembre, ?parun sous. fit naufrage dans le fleuve Saint -Laurent, près à^vîîLmmie).

1 ,^ ,1 , T 1 Aventures de

de Québec, sans qu aucun des nombreux passa- LeBeou.nas,

gers périt dans ce desastre (4). 50 et sniv.

Dès que M. Dosquet eut pris le gouvernement soii"i„de du diocèse, il s'empressa de doimer des marques ,1,. M^ïîosquet particulières de sa solhcitude pastorale envers les congrégation. II. 21

sœurs de la Congrégation. D'abord, il leur fit adresser par M. Normant , prêtre de Saint-Sulpice et son vicaire général à Villemarie, d'utiles et sages avis sur les moyens de conserver dans toutes leurs missions le bon ordre, la régularité, et ces habitudes édifiantes de retenue et de modestie, qui ont fait, dans tous les temps, le plus bel ornement de la Congrégation : leur marquant en particulier la manière dont elles devaient se conduire au dehors , quand elles étaient dans la né- (n Archives cessité de faire des visites ou des voyages (1). La

de 10 Congrégation : wa/i- sœur Le Moine , supérieure . communiqua ces

dernent de M.

lecoadjuteur. ^Y{i^ ^ toutes les maisous de finstitut, par sa

circidaire du 9 novembre de la même année (2) ibid. , 1729 (2). L'année suivante, M. Bosquet fit sa

mandement . . , . ^ ^ ^ • •

du 7 mars visite pastoralc a \ illemarie , et conuila de joie par sa présence toute la communauté des sœurs. Il les exhorta toutes en général , et chacune en particulier , à persévérer dans leur sainte vocation, et à conserver précieusement l'esprit qu'elles avaient reçu de leur vénérable fondatrice. Il les visita une seconde fois, l'année 1731; et , afin de leur laisser un témoignage perpétuel de son zèle pour leur avancement dans la perfection , il leur donna cette fois par écrit , et sous la forme d'un mandement, de salutaires avis sur la charité mutuelle, qui doit être l'âme de toutes

les ferventes communautés. Ce mandement est trop honorable à la Congrégaliitu . pour n'en pas donner ici un extrait.

« Quoique la divine Providence, dit -il, nous

« ait établi le père commun de tout ce diocèse,

« nous ne pouvons néanmoins, nos très-chères

« filles , ne pas ressentir pour vous une tendresse

« particuHère. Vous êtes les prémices que cette

« Providence a confiées à nos soins ; vous êtes la

« portion choisie, qui nous a été présentée à

<( cultiver dans la vigne du Seignelr . Vous vous

« êtes acquis un droit dès le commencement

« qu'il ne nous est plus permis de vous refuser.

« C'est avec justice, nos très-chères filles, que

« nous vous distinguerons toujours du reste du

« troupeau, et que nous travaillerons avec pré-

« férence à votre sanctification, sans craindre que

« le temps et les soins que nous emploierons

« pour vous, nous fassent soupçoimer de négliger

« nos autres ouailles, ni de faire acception des

« personnes. Le public connaît de quelle utilité

« vous lui êtes ; et il sait que les avantages qu'il

<( retire de vous dépendent de votre perfection ,

« et y sont proportionnés. C'est dans la vue devons

« faire avancer de plus en plus dans la vertu, et

« pour répondre au désir que vous en avez , que

« nous vous laissons par écrit ce que nous croyons

« pouvoir contribuer à entretenir le bon ordre

« dans votre communauté ; et comme la charité

m Archives " ^^* ^^ première et la reine de toutes les ver-

outi"on°"nan- " ^^^ i ^^us VOUS la recommaudous par-dessus

dément du 1 , , f,\

-marsini. « lOUt (1). »

Pour éloigner toute occasion d'altérer cette vertu, M. Dosquet leur recommande de ne jamais relever les fautes les unes des autres , ni de se faire entre elles la correction. Avis très-sage , cpie M. Tronson donnait autrefois lui-même aux ecclésiastiques du séminaire, dans une lettre remarquable sur les moyens de conserver l'union y^'^^^onsin ^^^^'^ ^^"^^ t^)' ^^' 'bosquet ajoute que, dans le "imce7^dTfe'- ^^^ ^^^ ^^^^^ remarqueraient quelques fautes dans '^vuTèmurie'! l^urs sŒurs , cllcs devraient se contenter d'en 1677. '' ' avertir la supérieure , comme ayant seule le droit de les reprendre , et la grâce de s'acquitter avec fruit de ce devoir. Enfin, pour rendre plus fermes et plus durables des avis si indispensables dans toutes les communautés bien réglées, il voulut mArchive<i qu'on les trauscrivît dans le livre des assemblées %tk>n.'^mmi- capitulaires , et qu'on en donnât connaissance à

dément du 1 , , -i /n\

mors 1731. tOUteS ICS SŒUrS (3).

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