I. Dieu, qui voulait sanctifier par la croix les sœurs
Les sœurs ' i • i • i •
ne peuvent missionnaires de Lomsoourff , permit que leur vie
d'abord " ^ ^
reprendre yiq f^f plus dans ce lieu qu'une suite d'épreuves,
leurs fonctions ^ ^ '^
^ LeTsœurl^' ^^ privatious et de souffrances. En arrivant, elles
^^*"*^êt^^^^'^ trouvèrent leur maison si délabrée, qu'il leur fut
rempiaceii" impossible d'y prendre leur logement ; et elles
Igs SŒurs
Sainte- se virent dans la nécessité d'en louer une à leurs
Gertrude ft
Saint Louis, frais, clout le loyer leur coûtait chaque année de cinq à six cents livres. Cette maison était d'ailleurs si incommode et si peu appropriée aux besoins de leur établissement, qu'elles ne pouvaient y recevoir des pensionnaires , ni même y [i) Archives faire l'école aux jeunes filles du pays (1). M. Des ne, lettre des Hei'biers et M. Prévost en écrivirent incontinent nistre,du 10 au ministre, et lui représentèrent la nécessité
octobre 1753.
—Archivesdu urgente de reconstruire l'ancienne maison des
se'minaire de °
Sailli -Suipice gœurs. La commuuauté deVillemarie, ne doutant
de Pans; re-
grégation^^dë P'^^ ^^ ^^^^^ recommandation n'eût aussitôt son
ouib ouig. gifgi^ s'empressa de faire partir, cette même
année 1750, deux nouvelles sœurs pour l'île
Royale : les sœurs Sainte-Thècle et Saint- Vincent-
ANNE TIIIBIEKGE, 8' SUPÉRIEURE, 1750. 371
ile-Paiîl(l). Mais le ministre ayant ouï dire , quoi- W Mémoire
^ ' «J A particulier
que sans fondement, que la rente de M. de Forant '^^J/liJ,]^"'
n'avait point encore été payée aux sœurs depuis
sa création , et concluant de là qu elles avaient
droit à une somme de 12,000 livres, refusa de
faire rétablir leur maison (2): en sorte que les (2)^i'c/aw^
^ ' ' ^ (le la manne ;
sœurs, incapables de leur côté de la rebâtir, ne %^,^'^ ji^erS-s purent encore rouvnr leurs écoles. i9 ,„^„ 1750 ,
Sur ces entrefaites , l'une des trois sœurs revenues de France à Louisbourg, la sœur Sainte- Gertrude , atteinte de paralysie , se trouvait hors d'état de rendre aucun service à la mission. La sœur Saint -Arsène, sa supérieure, la renvoya à Villemarie , dans la compagnie d'une fdle séculière pour la soigner dans le voyage ; et enfin , lorsque les sœurs Sainte - Thècle et Saint-Vincent furent arrivées à Louisbourg , elle prit le parti de renvoyer encore à Villemarie la sœur Saint-Louis (3) , dont la présence ne pouvait (3) Mémoire
jjurtirulier
lui être nécessaire , la mission de Louisbourg de- ^«r /« Congrégation.
venant comme inutile , faute d'une maison pour y réunir les enfants.
11 est vrai que M. de l'Ile-Dieu venait d'ob- ^ ^}\.
^ Fondation
tenir une petite rente pour cette mission. Sachant d'o^^a^ns
l'état de déniiment des communautés de filles en l'espérance
Canada et particuHèrement de celle de Louis- "Jecoînî'^ bourg , il avait intéressé en leur faveur la charité les sœurs'
entreprennent du prince Louis duc d'Orléaiis, oncle du roi. Par
de rebâtir '■
leur maison, ^cte du 28 décembre 1749, le duc avait laissé une rente annuelle de 1,000 livres, pour leur être distribuée par Févèque de Québec; et sur cette somme, 100 livres de rente étaient assignées aux sœurs de la Congrégation qui seraient établies au Détroit, ou, au défaut de cet étabHssement, qui n'eut pas lieu (*), à celles de Louis- Ci )^/c/aï'eA- bourg (1). Mais im secours si léger ne pouvait
(lu séinùiuire
(le saini-sui- "uère améliorer l'état de cette dernière mission.
pice de Pans;
rerjistre. con- i\j, Lg Loutre , missiomiaire de l'Acadie, dont on
grégation do ' '
MhT^^jS- '^ parlé, eut occasion de visiter les sœurs de
•ijui" n'sV. " Louisbourg dans un voyage qu'il faisait en France .
11 fut touché de leur dénùment, et leur promit
de s'intéresser pour elles auprès du ministre.
C) M. de Ponlltriant, évêque de Québec , avait fait déjii quelques tentatives pour établir une mission au Détroit. Il écrivait au miaislre le -JO novembre 174G : « On propose un « élablissemenl au Détroit pour les sœurs de la Congréga- « lion; il serait utile à l'instruction de la jeunesse, et pour- « rait engager les habitants k s'y établir. Mais, outre que le « temps n'est pas favorable (car on était en guerre), je n'ai {i) Archives (le „ YÏen voulu arrêter sans savoir si vous l'approuveriez (l). »
la marine ; lef- ' "^ ^ ■'
tre de V. de l.e ministre n'ayant point donné suile a ce projet, pour ne Ponthriant. , , , ,, , , /«,,,,
iijid n,!. P^*' engager la cour dans de nouvelles dépenses (2) , M. de pêehes; lettres ponlbriant, en 1749, le proposa de nouveau à M. Rouillé,
« M. de Pont- ^ . ^
briant , du 31 alors chargé du mmistère des colonies. Pour lever les ob-
i^mars iiiis. stacles qui en avaient empêclié l'exécution, il lui écrivait:
a Plusieurs iiabilanis du Détroit me sollicitent de leur don-
MARO. DE LANT.LdlSEIUE, 9" SUPÉRIEURE, \li)^2. 373
Arrivé à Versailles, il s'empressa en effet de lui exposer les bes(»ins de l.ouisbourg, et lui remit un mémoire détaillé de tout ce qu'il y avait de plus urgent à faire dans cette colonie , spécifiant en particulier le rétablissement de la maison des sœurs de la Congrégation (1). Comme il avait (O-^rc/uï-ey
^ de la manne ;
trouvé le ministre assez disposé à entrer dans ses bordcreaudes
^ articles lais-
vues, M. Le Loutre, à son retour à Louisbourg, Louire-fettfe fit part aiLX sœurs des intentions favorables de \^iiLmeu. du
, ,1 1 , . , 10 avril 1763.
la cour, et les assura que des ordres seraient donnés , dès cette année . pour le rétablissement de leur maison. Sur cette assurance plusieurs fois réitérée , les sœurs , qui désiraient ardemment de reprendre l'exercice de leurs fonctions , emprimtèrent d'un négociant de Louisbourg les fonds nécessaires pour commencer aussitôt leur
« lier trois sœurs de la Congrégation pour rinstruclion de
'( leurs filles en offrant de leur fournir tout ce qui sera né-
« cessai re. Ainsi elles ne seraient point a charge à Sa Majesté.
'< Je l'avais proposé , il y a quatre ans , à M. de Maurepas ;
« mais il ne parut pas dans la disposition d'entrer dans ce
« projet. Je vous le propose avec un parfait désintéressement :
« je ne pouvais refuser k ces peuples de vous faire connaître
" leurs désirs {]). » Le ministre répondit que l'exécution de ce trc^\h^^^\i! Klê
projet n'avait rien de pressé, et que d'ailleurs on ne pourrait /'^"''"■'î"î:.f'"
y donner suite qu'après qu'il aurait été concerté avec M. de (2) uiid. ,f/t'-
Lajonquière et M. Bigot, alors chargés de l'administration ^f''//''Vi. Ponf.
du Canada (2). Enfin , les troubles politiques qui survinrent bnant , du lu
ensuite firent perdre de vue ce dessein. 62,
bâtiment, espérant d'acquitter cette dette avec le secours que le ministre devait assigner pour le même objet. Elles firent donc assembler et préparer le bois et les autres matériaux ; et le bâtiment fut poussé avec tant de diligence, par le (1) Archive,-! grand nombre d'ouvriers cpi' elles y employèrent, «e; lettre des qu'au Commencement du mois d'octobre de la bourg au mi- même auuée 1753, on avait déjà élevé la plus
nistre, du 10
octobre 1753. grande partie de la charpente (1).