‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 143 sur 163 · QUATORZIÈME, QUINZIÈME ET SEIZIÈME SUPÉRIEURES DE LA CONGRÉGATION · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME, QUINZIÈME ET SEIZIÈME SUPÉRIEURES DE LA CONGRÉGATION

La sœur Louise Gompain , quatorzième supérieure de la Congrégation , eut le bonheur de naître d'mie famille qui , par ses vertus et son amour pour la religion , se montra digne des premiers temps de la colonie de Villemarie. Son père , Pierre Compain , eut cinq enfants de son mariage avec Françoise Vacher, et tous se consacrèrent au service de Dieu. Leur fils , qui d'abord avait pris parti dans le monde , étant ensuite devenu veuf , embrassa? état ecclésiastique, et devint curé de Saint -Antoine de la rivière de Chambly; deux de leurs filles se vouèrent au service des malades dans l'institut de Saint- Joseph , et les deux autres à l'instruction de la

jeunesse , dans celui de la Congrégation. Louise Compain, l'une de ces deux dernières, fréquenta dès l'enfance les écoles des sœurs ; et par sa piété , son application et sa modestie , elle mérita le respect de ses petites compagnes et l'affection de ses maîtresses. En 1764, étant alors âgée de dix-sept ans, elle entra à la communauté , où elle reçut le nom de Saint -Augustin. Elle s'y fit bientôt remarquer par la douceur de ses paroles, toujours assaisonnées d'un certain sel de sagesse chrétienne , par ses manières affables et prévenantes, par la modestie de son maintien et l'énergie de son caractère. Les heureuses qualités de son esprit et de son cœur la firent élever aux premiers emplois de l'institut , et enfin à la charge de supérieure , en remplacement de la sœur Marie Raizenne (*). Elle l'occupa pendant dix-sept ans, et sut allier dans un {i)s\iémoire degré remarquable la fermeté avec la douceur. sSrlirlupé- Sa maxime favorite était, que , lorsqu'on est dans Congrégation. soH devoir, il faut faire et laisser dire(\).

(*) La sœur Marie Raizenne occupa douze ans la place de supérieure, et mourut au mois d'avril 1811, à l'âge de soixante-quinze ans et neuf mois, la soixantième année de- (1) Ibid. puis son entrée a la communauté de la Congrégation (1).

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