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CHAPITRE XXI

M. ROCX, SUPÉRIEUR ET DIRECTEUR DE LA CONGRÉGATION, SON ZÈLE POUR CET INSTITUT. — MISSIONS.

Deux ans avant que la sœur Compain fût élue ^''^''^ supérieure , il plut à la bonté divine d'exaucer dVreSr les vœux ardents que les sœurs de la Congréga- ^ ^Je la^"*^ tion formaient depuis bien des années. Elles m. Bomeuf.' eurent enfin la consolation de voir arriver douze ecclésiastiques de Saint - Sulpice , exilés de leur patrie pour leur attachement à la religion, et que la Providence sembla conduire à Villemnrie pour le bien général des communautés et des fidèles. L'un d'eux, M. Roux, chargé, le 5 octobre 1794, de la conduite spirituelle de la Congrégation, fit revivre les exemples de zèle , de piété et de sagesse, qu'avaient offerts les plus saints directeurs de cette communauté. « De dire le bien « que ce vénérable Père a fait à notre commu- « nauté, » lit -on dans une notice composée sur lui par les sœurs , « cela nous est impossible. Il « avait la confiance de toutes sans exception. « Ses décisions étaient si précises , si justes et si « claires , qu'elles portaient en même temps la « lumière dans les esprits et la paix dans les « cœurs. Pour tout dire en un mot : la divine

« Providence ne pouvait faire à notre commu- « nauté un plus riche don , dans la position où

(1) Archives « elle se trouvait , lorsqu'il arriva à Montre la Congrégation. « réal (1). »

1796. Au bout de deux ans, et après la mort de

M. Brassier, M. Roux ayant été nommé supérieur

du séminaire , et se voyant chargé en même

temps de la supériorité des trois communautés

de filles de Villemarie . cessa de diriger les sœurs

de la Congrégation , et nomma en sa place M. Bor-

neuf. Celui-ci, né à Québec, avait été agrégé au

(2) Registre séminaire de Saiut-Sulpice en 1788 (2); et depuis,

des délibéra- i p • i •

lions du sémi- il excrcait avec succès les fonctions du samt mi-

naire de Vil- "

lemarie. nistère. Comme il était également propre aux

affaires temporelles, on fut contraint en 1798

de l'appHcpier à celles du séminaire, et de le

{%)Nécroio e ^^^^^^^' ^^ l'office de coufesseur de la Congréga-

dë vwema- lïon . que M. Roux reprit alors, et qu'il exerça

''^particulier'' eucore l'espace de vingt -huit ans, à la grande

grégation. ' satisfactiou de toutc la communauté (3).

1798. Dans la notice crue nous venons de citer sur

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