‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 154 sur 163 · IV. Le noviciat de la Congrégation, devenu plus · texte numérisé non relu

IV. Le noviciat de la Congrégation, devenu plus

des m^s^sJon" nombreux à mesure que la population du pays

de

Saint- augmentait, mit les sœurs en état d'établir pluet de sieurs nouvelles missions. En 1833, M. Paquin

Kingston.

obtint deux sœurs missionnaires pour la paroisse de Saint -Eustache, dont il était curé. Mais cet établissement , destiné sans doute à produire des fruits durables, devait être éprouvé par la tri-

FRANÇOISE IH-OT, 18' SfTÉRIEURE, IHil. -i8M

biilation. comme c'est le propre des œuvres de Dieu. A l'occasion des trouljles politiques de 1 837, la maison des sœurs de Saint -Eustaclie fut consumée dans la conflagration de ce village. Au moyen de quelcjnes réparations, elle fut transformée en chapelle l'année suivante, et servit d'église paroissiale jusqu'en 1841. Enfin on la remit en état quelques années après , et les sœurs en reprirent possession au mois d'octobre 1849 (1). Mg"" Bourget, qui occupe si dignement {i.Mémoirr

particulier

le siéee épiscopal de Yillemarie . ens-asrea eifica- surinCongré-

^ ^ r ne gation: mis-

cement les sœurs de la Conjuré «-at ion à former ^ionde Saïntplusieurs nouveaux établissements de missions, dans les endroits où ils paraissaient être plus nécessaires, soit dans son propre diocèse, soit dans plusieurs diocèses voisins. Kingston, dans le haut Canada, érigé en évêché depuis 1826, était encore dépourvu de tout établissement cathoHque. Une chapelle y servait de cathédrale ; et révéque, M. Alexandre M'. Donell, avec son secrétaire qui était aussi curé du lieu, composaient tout le clergé de Kingston. Ce prélat, craignant avec raison que les catholiques de son diocèse ne confiassent l'éducation de leurs filles à des maîtresses protestantes, avait désiré vivement d'y attirer les sœurs de la Congrégation ; et , pour préparer de loin les moyens de les y étabhr , il

leur avait laissé par testament sa maison épiscopale. Son successeur, M^i" Gaulin, s'adressa à l'évêque de Villemarie, qui entra avec zèle dans ses vues, et exposa lui-même aux sœurs, vers la fin de l'année 1841 , les grands avantages qu'un pareil établissement procurerait à la religion. Le principal obstacle à l'exécution de ce projet était le manque de presque toute espèce de ressource , et même d'une maison pour y loger les sœurs. Car celle de M. M". Donell, la seule que son successeur possédât encore à Kingston , ne devait leur être cédée que lorsqu'il aurait pu en faire bâtir une nouvelle pour lui. Néanmoins, après avoir consulté Dieu par de ferventes prières , les sœurs de la Congrégation entrèrent généreusement dans les vues de leur prélat , et deux mis- ^ar^cuiier sioimaires furent envoyées dans cette ville, oij lotion?' mit elles arrivèrent le 21 novembre, fête de la Préswn e inçf,- ^qj^[^\[q^ ^q Marie au Temple (1).

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