‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 36 sur 163 · XI · texte numérisé non relu

XI

M. de

Saint - Vallier

désire

cette union

et prépare

les moyens

de l'opérer

un jour.

(*} Dans ses voyages à Québec, la sœur Bourgeoys ne manquait pas de visiter les Ursulines , pour entrolenir avec ces religieuses des rapports mutuels de charité. Ce fut apparemment a l'occasion de ces visites qu'elles lui firent plusieurs fois la proposition dont nous parlons. Quoique celte digne fondatrice eût reçu de Dieu des lumières particulières sur les moyens qu'elle devait employer dans l'éducation et l'inslruclion des enfants, elle ne laissait pas d'adopter les pratiques qu'on lui suggérait , lorsqu'elle y voyait quelque avantage. Jusqu'à son troisième voyage en France, elle avait permis aux jeunes demoiselles de son pensionnat de visiter quelquefois leurs parents. Comme les sœurs de la Congrégation étaient dans l'usage de conduire leurs élèves a l'église paroissiale, pour les offices publics les dimanches et les fêtes, et même tous les jours pour la sainte messe , elle n'avait pas jugé que ses pensionnaires fussent exposées à une grande dissipation en visitant leurs familles à certaines époques de l'année, surtout dans les premiers temps de la colonie, où la piété était partout en si grand honneur.

Mais en 1679 s'élanl rendue à Québec pour se disposer à son dernier voyage d'Europe, les Ursulines de celte ville lui apprirent qu'elles avaient été contraintes de supprimer toutes

Page 1