SUR LA SŒUR MARIE RARBIER
Au milieu de ses peines, la sœur Barbier ne \[l\\''. laissait pas de s'acquitter, avec un zèle sage et jnt.^rîeires fervent , de toutes les fonctions de sa charge de sœur Barbier
r • . -i ' 11 X remplit tous
supérieure , et savait user a propos de douceur et les devoirs de fermeté pour maintenir les maximes et l'esprit pèlerinage '
1 1 p 1 • 1 r ■ qu'elle fait
de la fondatrice dans la Congrégation. On a ra- à
roccasion
conté les démarches que fit la sœur Bourgeoys des règles. auprès de M. Tronson, pour le supplier de détourner M. de Saint-Vallier du dessein de donner à la Congrégation des règles peu compatibles avec la vocation de cet institut. Cette circonstance , et la correspondance cp'elle occasionna entre la Congrégation et le séminaire de Saint- Sulpice de Paris , inspirèrent à M. Tronson une singulière estime pour la sœur Barbier , et l'affectionnèrent de plus en plus à cette communauté naissante. Il lui répondait, le 7 avril 1696: « Il ne tiendra pas à moi que W de Québec n'a- « doucisse vos constitutions. Je lui ai représenté w tout ce qu'on y trouvait de trop rude , et je « puis vous assurer que je ferai de ma part tout « ce qui dépendra de moi , afin que vous en M soyez satisfaite. Je sais combien votre institut « est utile à Montréal, les fruits que vous y M faites , et la bénédiction que Dieu y donne. c( Ainsi vous pouvez être persuadée cpie je ne « manquerai pas , dans toutes les occasions qui
« se présenteront, de donner des marques de
« l'estime que j'en fais, et de vous rendre tous
<( les bons offices que vous pouvez désirer de
{\)Leitreiie a moi (1), » Daus ces circonstances difficiles, la
M. Troiisoii à
? ^'^'*'dî"'î ^®^^ Barbier , sur le point de descendre à Québec avn/ 1696. p^^j. y yisifer la mission de son institut, au mois de mai 1 697 , fut chargée par toutes ses sœurs de faire un pèlerinage à la paroisse de Saint-Joseph de la Poinle-de-Lévy , pour mettre l'avenir de la Congrégation sous la protection de ce grand saint. Elle s'acquitta de la commission avec tout le zèle qu'on pouvait attendre de sa ferveur; et au moment de la communion qu'elle fit dans ce lieu de pèlerinage , elle crut recevoir une faveur extraordinaire, qu'elle regarda comme une marque que sa demande était exaucée. Il lui sembla qu'elle voyait intérieurement comme un rayon de lumière qui se dirigeait sur elle et la pénétrait dans le plus intime de son âme, et qu'en même temps elle recevait la ferme assurance que saint Joseph prenait pour toujours la communauté sous sœ^Mer. ^^ spéciale protection (2).